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cours:

D ARCHITECTURE

qui comprend LES ORDRES DE VIGNOLE,

Avec des Commentaires, les Figures Se Defcriptions de fes pîus^ beaux Bâtimens > & de ceux de M i c h. e l-A n g e.

PLUSIEURS NOUVEAUX DESSEI-NS,

Ornemens & Préceptes concernant la-DiftHbution , la Décoration , la Matière &la Conftrudion des Edifices , la Maçonnerie , la Charpenterie, la Couverture, h Serrurerie 9 la Menuiferie, le Jardinage, & tout ce qui regarde l'Art

D £ !B A T I R>*

AVEC UNE AMPLE EXPLICATION

par ordre Alphabétique de tous les Termes.

Far le. Sieur DAVILER- Architeâe dm Roy.. TOME PREMIER.

A PARIS.

Chez Ni COLAS Langlois rue Saint Jaques, M. D C. X C V I.

AVEC '¥r:ivtl eg e^ t> u ro t.

.ttlJBWa>'U UJUjaTJJ^llilllll^UlUJimilJXUIilJUJH^^

A MONSEIGNEUR

LE MARQUIS DE LOUVOîS

MINISTRE ET SECRETAIRE D'ESTAT,

COMMANDEUR ET CHANCELIER

DES ORDRES DU ROY.

SUR- INTENDANT ET ORDONNATEUR GENERAL DES BASTIMENS DE SA MAJESTE'; ARTS, ET MANUFACTURES DE FRANCE:

ONSEIGNEUR

Oii%}.

L Archttecie dont je 'vous prefente les'

ragi

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une

reput ati^ir

TIPISTRE.

^m dejfus de tons les autres par la facilité ■de Jes règles, Çf le bon goût de Jes profils, ; qu'il a tirez, des plus parfaits Modelles de r Antiquité. Il ejl regardé par cette raifon, comme un des meilleurs Auteurs qui ayent écrit de l' Architeclure. Cejl pour- .^uoy, MONS EIGNEU R, j'ay cru qu'il ferait avantageux pour les Ou- vriers Ç^ pour tous ceux qui les empierrent., non feulement de le remettre au jour .avec me nouvelle Tradudion , mais en- core d'y joindre , comme j'ay fait des Remarques , qui pufent confirmer fes préceptes , Ç5' en faciliter l'ufage .- Et farce quon ne pratiquait pas de Jon temps beaucoup de chofes qm fe font introduites dans le notre pour la commodité Çf pour la décoration de toutes fortes d'Edifices, principalement fous voftre Surintendan- ce , je les ay inférées dans ce Livre avec

quan-

E P I s T R E.

^quantité de figures Û^ une Explication en forme de Dictionnaire 5 qui comprend tous les Termes dont on fe fert dans les Jèatimens ÇS* dans les Ouvrages qui en dépendent : ^ qui fait ^oir par le grand nombre de mots quelle renferme'^ que fous le Règne de L O U I S L E GRAND, nofîre Langue ejl bien plus féconde pour s'exprimer dans les Sciences (S dans les Arts 5 que la Latine ne [ejloit du temps dAugufle > puifque Vttru^e a eflé obligé d'emprunter des Grecs ^ quantité de Termes qui manquoient aux Romains pour l'Art de hatir. Cef y MONS EIGNEUR, tout le fruit que jay recueilli de mes voyages €f des études que fay faites fur les lieux d après les plus beaux JHonumens antiques £5* les modernes les plus approwveZj i Js meflimeraj trop heureux fi mon travail

peut

E P rs TR E.

fCHt: mériter 'voflre protection , (5" -vôus^ faire conmitre que. je fuis avec un très- profond refpecl, .

MONSEIGNEim,

Yôtrc tres-humble & trcs-obeiïTant Sem'teur AVGU5TIN Charles d*Aviler.

PREFACE

TOUR SERVIR T>' INTRODUCTION AVARCEITECTU RE.

E -nombre des Editions que nous avons du Livre de Vignole , & l'e- ftime particulière qu'en font ceux qui s'exercent ou qui fe pîaifènt à rArchitedure , en eftablifTent afTez la réputation. Delà vient aufli qu'il a efté traduit prefqu'en toutes les langues de l'Eu- rope. Mais comme les planches de ceux qui ont paru en François , font ufées , ou fi mal exécu- tées , qu'ils font tort au nom de ce fameux Mai- ftre , je me fuis imaginé qu'il ne feroit pas inutile d'en faire paroiftre une nouvelle Tradudion avec des Notes, ce qui n'a point efté fait jufquesàpre- fenr. Je 1 ay renfermé en un volume aftez grand d'un cofté pour y diftinguer jufques aux moindres parties, & commode de l'autre pour eftre porté avec foy , comme eftant le Manuel d'Architedure dont les Ouvriers fe fervent à toute heure. Qi^ant aux figures, ieles ay prifes & réduites d'après l'O- riginal, par échelles de modules, afin qu'il ne man- quaft rien à la correftion. Or d'autant que cetOu-

PREFACE.

vrage contient les principes de TArt , & qu'on le donne aux moindres Elcvcs que Ton defire en in- ftruirejj'aycrù qu'il eftoit neceflairedelesinFormcr de Ton mente , celuy de fon Au:eur eilant facile à connoilire par l'abrégé de fa vis qu'on a mis cy-

aprés.

Les Ordres eftant le principal ornement de l'Ar- chitcclure, parce qu'ils diftinguent les Baftimens or- dinaires de ceux que la magnificence élevé > ils appor- tent pi ûcoll delà confufion à l'Edifice, que de la va- riété & de l'élégance, s'ils ne font bien proportionnez &: bien exécutez. Ceux que Vignole nous a donnez ont pafle jufqu'à prefent pour les meilleurs d'entre les Modernesj&ce qui les a fait le plus fuivre, c'eft la facilité avec laquelle il en donne les Règles. Il a aufll plus imité l'Antique dans fes Profils , n'y ayant mêlé que quelques mefures qui font peu éloignées de celles de fes Originaux; ce qu'il a fait afin de tirer des plus approuvez une règle certaine la beauté de la proportion & la facilité de l'exécution fe puflent rencontrer dans un pareil degré : Cela a efté jufques à prefent d'une fi grande utilité , que fans luy l'on verroit beaucoup d'ouvrages plus dé- fectueux qu'ils ne font, parce qu'ils eftoient tom- bez entre les mains d'Ouvriers qui n'ayant pas la commodité ny le temps d'étudier, fe font fiez àluy, comme au meilleur guide del'Architeaure pour la conduite de leur travail. La précifion avec laquelle Vio-nole détermine la hauteur des Piedeflaux, des Cobnnes&des Entablemens eft inviolable, lors

PREFACE.

que l'on veutfuivre Ces mefures : &ce n'eft pas une petite différence entre Palladio qui a aquis un rang confîderable parmi les Modernes , & noftre Arclu- tedte, que les hauteurs de leurs Piedeflaux ScEnta- blemens, puifque Palladio n'excède gueres le quart pour les Piedeflaux , Scie cinquième pour les Enta- blemcns , & que Vignole donne le tiers au Piede- (lail, & le quart à l'Entablement. Il faut icy remar- quer que Vignole ayant fait fon livre vers les der- nières années de vie, ks premiers Baftimens ne répondent pas au bon gouft de Tes Profils > qu'il avoit aquis par une expérience confommée : & que cet Ouvrage luyeft autant avantageux, que le Livre de Palladio , mal exécuté comme il eft , femble dimi- nuer ( lorfqu'on le compare aves ks Ouvrages ) la haute eftime qu'on doit avoir pour un Architecte de cette réputation. Dans la fuite de l'explication de ces Ordres, je montreray par les exemples antiques les plus univerfellcment receus, que Vignole appro- che plus de l'antique que tous les autres qui ont écrit fur cette matière , ce que je confîrmeray par les ouvrages Modernes qui font honneur à la mé- moire de leurs Architedles.

La Méthode que Vignole tient pour le rang de Ces cinq Ordres , eft celle que tous les autres ont fuivie , excepté Scamozzi qui met le Corinthien entre l'Io- nique & le Compofite, &Monfieur de Chambray dans fon Parallèle de l'Architedure Antique avec la Moderne qui les divife en deux claflês , les trois Grecs d'abord, ôcenfuiteles deux Italiens. Pour

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PREFACE.

les divifions particulières, il fe fertdu Module qui cft le demi-diametre inférieur de la Colonne parta- gé en douze parties égales pour le Tofcan & le Dorique, & en dix-huit pour Tlonique, le Corin- thien, &leCompofitc, parce que ces nombres s'ac- cordent avantageufement avec les proportions qu'il

leur donne.

J'avois encore deflein de réduire Ion Module en trente parties, comme l'ont fait la plufpart des Ar- chitedles , & comme il eftdans le Parallèle > mais les fradions qui viennent de cette redudtion font bien plus embaraflantes que l'utilité qu'on enpour- roit tirer ne feroit grande.

Il faut remarquer que la différence du dedans & du dehors des Edifices, donne quelque altération auxmefuresi qu'un Ordre élevé fur un autre femble devoir cftre autrement proportionné pour faire Ton effet, que s'il eftoit furleRez-de-ChaufTée j &que la o-rofTeur du diamètre , ainfi que la diflance dont il doit eftre veu, y fait penfer avec plus d'étude, parce qu'il faut que les objets paroifTcnt dans leur perfeaion autant qu'il fe peut, nonobdantla con- trainte qu'ils reçoiventd'unefituation extraordinai- re. C'efl: pourquoy dansles ouvrages pour peu confi- derables qu'ils (oient, on ne f çauroit apporter aflez de précaution , en fe fervant de defTeins & de modelles, du moinsenpetit pour juger de l'efîet de l'ouvrage^ & c'eft une vanité ridicule de fe piquer de faire les chofes du premier coup, lorsqu'on y peut faire re- flexion , principalement quand le fujet le mente ,

PREFACE.

wamnnMWTwriiy

parce que quand le Baftimenteft fait, on le regar- de feulement tel qu'il eft , lans avoir égard aux moyens difficiles dont on s'eft fervy pour le mettre en œuvre. Il eft conftant que les beaux Edifices n*ont point efté faits fans peine , ny par hazard , quelque génie & quelque expérience qu'ayent eu les Architectes qui les ont élevez-, & l'on a toujours veu que ceux qui fe font éloignez des règles, bien loin de réùiîir, ontperdulareputation qu'ils avoient aquife lorsqu'ils s'yeftoient fournis, l'invention ne confiftantpas dans le changement des Ordres qui font les carad'eres expreflifs de la bonne Archite- dure, mais dans la diftribution des Plans & dans la décoration des Façades, dont la variété donne allez de quoy exercer le génie, quelque fécond qu'il foit à produire des choies extraordinaires.

Or comme la plufpart de ceux qui commen- cent à apprendre l'Architeflure n'en ont encore au- cune teinture, j'ay crû qu'il eftoit à propos de les informer de l'excellence de cette Science, & de la conduite qu'ils doivent tenir pour ariiver à fa per- fection.

La Nature , l'Art 5c TExercice font les trois moyens , par lefquels l'efprit humain arrive à tout ce qu'il fe propofede poffible.

La Nature eft la difpofition qui nous eft donnée en naiftant pour un talent, qui fe découvre par les inclinations que nous faifons paroiftre au dehors : fi l'on remarque par exemple, qu'un enfant regarde baftir avec attention 3 qu'il fafte de petits eiiàis pour

e 11)

PREFACE,

fe divertir, & qu'il s'y adonne fans y eftre pouffé) c'efl une marque afTeurée que s'il efloit inflruitdes préceptes de l'Art, il y pourroit faire quelque pro- grez , c'efl pourquoy ceux qui n'embrafîènt VAr- chitedlurequepardesraifbns de famille ou d'inte- reft, fans inclination, deviennent rarement de grands hommes, &c*efl de ce nombre que fbntlaplufpart des ouvriers du commun. Il n'y a rien de fi beau que l'inflifution d'un Architecfbe félon Vitruve -, & fur tout quand il luy recommande de n'eflre point adonné à l'interefl, parce que les Arts font le plus fouvent mal exercez par ceux qui font contraints d'en fubfifter , puifque cette neceflité étouffe les plus belles conceptions de l'efprit à caufe de l'impofîî- bilité qu'il y a de les pratiquer fans s'incommoder : cependant quand on a une profefîîon , on y doit non feulement trouver fa fubfiflance , mais encore du gain , pourveu qu'il foit fans reproche de la con- fcience & de fa réputation.

La Nature ayant commencé , TArt doit diriger enfuite. Il confifte dans les Préceptes & dans le Deffein. Les Préceptes s'aquierent par la leélure des livres & par la converfation des fçavants & des gens d'expérience } &ledefîèin par une application alfiduë à mettre exadement fur le papier ce que l'on a imag/né tant pour fe le reprefenter à foy mcfme que pour le faire connoiflre aux autres. Ondefîine pour apprendre, lors qu'on copie les defîèins des

IxMaiftres, ou que l'on met au net lesmefures que l'on a prifesdes plus excellcns ouvrages > &Ie def-

PREFACE.

fein d'invention eft lors que l'on compofe de foy- mefme des baftimens, mais il ne fuffit pas de gar- der fon cabinet & de ne s'attacher au deilein que par patience & fans jugement, il faut encore que rinfpc^flion des Edifices bons & mauvais faïïe le goût , de forte que le comparant les uns aux au- tres, on fe forme une diflinction du beau, d'avec ce qui ne Feil pas , qu'on y remarque les manières différentes des Architectes, comme les Peintres & les Sculpteurs djffinguent les ouvrages de ceux de leur profeiîion; par exemple entre les Italiens Moder- nes, Bramante qui eft un des premiers a eu une manière féche, parce que l'Architecture de fon temps ne commençoit qu'à fe renouveller , & tenoit encore de l'ignorance des derniers fiecles^ au lieu que celle de Michel- Ange efl: ûçre & hardie par rapport à fondeffeinj comme auiîi entre nos François, celle dePhilbert deLormc, deJeanBulan&de du Cer- ceau, efl- plus mefquine que celle de Meilleurs le Mercier, Manfart&leMuetqui les ont fuivis, & ainli des autres.

Or comme il n'y a point de pais qui renferme entièrement un Art qui a tant d'étendue, &:que les nations différentes baftiffent à proportion des diverfes températures de l'air, le froid & le chaud obligeant à une grande diflinction tant pour la for- me des Edifices que pour les matières dont on les confiruit, il faut terminer fes études par les voyages & faire des recherches curieufes qui puiflent fcrvir pour toujours, afin de profiter de ces pénibles en-

P R E T A C E,

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treprifes & de ne pas revenir comme l'on ell party. L'Italie fournit aflez de fujets à la curiofité , & au deiîr d'apprendre , fiuis aller en d'autres pais TAr- chite£lure n'ed pas dans la mefrae perfection. C'eft en cette partie de l' Europe oii l'on voit les plus fu- perbes monuments delà magnilicence des Anciens, & particulièrement à Rome qui renferme encore ce qu'il y a de plus précieux , & d'où Ton a tiré les meil- leurj principes de cet Art, eliant difîîcile de croire que les Grecs qui ont inventé les Ordres les ayent portez à un pareil degré de perfedlion que les Ro- mains, tant pour la correction , que pour la grande manière qu'ils avoient dans leur Archite£lure com- me dans toutes les autres chofes. Il faut tenir dans l'examen des ouvrages Antiques Se des Modernes un ordre qui rende utile la peine qu'on prend à les regarder. Il les faut d'abord confiderer dans leur tout-enfembleéc remarquer files parties font conformes à l'ufage pour lequel on a fait le Balliment, fi elles ont relation à la Maffe de l'Edifi- ce , & enfin fi l'harmonie & la bienfèance s'y rencon- trent. Après il faut entrer dans le détail des parties &voir files ordres font réguliers, &que les moin- dres moulures Se les moindres ornements n'échap- pent pas (ans avoir receu quelque coup d'œil. Il efl bon d'en mefurer quelques-uns , & principalement les grandes proportions fans employer beaucoup de temps à les mettre au neti œ travail ayant efté fait avec exactitude fur les Edifices Antiques, plus que furies Modernes par d'autres Architectes à qui l'on

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a une

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P n E F A C E.

a une grande obligation de s'cflre donné cette peine; & enfuite lorique Timagination eft remplie de ces belles idées, on peut inventer quelque chofe pour éprouver fes forces &: pour voir fi Pon a fait quel- que progrez. Enfin après que la Nature a commencé & que TArt a conduit, TExercice achevé; & c'eft dans la pratique que les autres parties deviennent utiles , puifque ny l'érudition , ny les difcours , ny les voya- ges, ny mefhie enfin les deftèins quelques beaux qu'ils foient, ne fervent que de peu de chofe 5 fi on ne les fçait mettre en œuvre : c'efl: cette pratique qui fait le véritable Architecte , &qui luy fait remarquer la grande différence qu'il y a entre les deffeinsà l'ou- vrage : c'eft elle qui le rend maiftre de tous les au- tres ouvriers lorfqu'il a la connoifTance de leurs mef- tiers, eftant necefîàire qu'il fçache juger non feule- ment de la Sculpture , de la Charpenterie , de la Me- nuiferie , & de la Serrurerie , mais auiîi des prix de toutes CCS chofespour les proportionner à la dépenfè qu'il a deflein de faire. Elle fait que les Ouvriers ont une déférence aveugle pour fes fentimens, lorfqu'ils font perfuadez qu'il fçait joindre la pratique à la théo- rie , & enfin avec elle on baftit & on arrive à la fin que l'on s'efl: propofée. Il eft vray que les difîicultez qu'il faut furmonter pour fe rendre habile homme en cet Art rebutent ceux qui commencent , & leur fait fou- vent abandonner la théorie pour fe jetter dans la pra- tique, puifqu'il eft impoifible d'y exceller fans les Mathématiques & principalement fans la Géomé- trie 5 l'Arithmedque & la Perfpedtive , & fans le

.

PREFACE.

deflein qui eft le plus necelfaire de tous les talents que Vitruve demande pour faire un Architcae

accompli. ^ , t ,r

L* Architeaure à qui la neceilite a donne ion origi- ne, & la commodité Ton accroiflement eft donc une fciencequien embrafle beaucoup d'autres , àcaule du rapport qu'elle a neceflairement avec elles. Tout le monde fçait qu'elle a efté inventée par les Grecs, perfeaionnée par les Romains , & qu'étant devenue enfuitel'objct'dela magnificence des plus grands hommes elle a aufli efté fujette aux meftnes chan- semens que leur fortune. Sans m'arrêter à en faire icy un long détailjerapporteray feulement de quelle manière elle a efté tirée de l'oubly elle eftoit, & comment elle a efté reftablie dans fon ancienne

fplendeur. . ^ , j i j

Les Arts ayant efté accable z fous les ruines de la de- folationque les Barbares portèrent dans les païs ou les Peuples eftoient les plus éclairez , commencèrent à renaitre il y a environ deux fiecles, foit par la vicifli- tudc des chofes , ou par la paix qui donnoit le tems a de Grands Princes depenfer à d'autres foins qu'a la confervation des Eftats qu'ils s'eftoient afllirez par leurs viaoiresi les Artifans de ce tems-là autant pour leur réputation particulière, que pour plaire à ces puillances par quelque nouveauté , fortirent de la manière ordinaire de leurs ouvrages 5c fe révoltèrent, pour ainfi dire , contre les inftruaions de leurs Mai- ftres qu'ils n'eftimerent qu'une routine fans Art, & qui ne devoit pas contraindre leurs efprits capables

I

P R E F A C E.

de produire d'eux-mefmes des inventions fingulie- res. L*Archite£lure changea de face dans cette ré- volution & à la Gothique qui s'aneantiflbit infènfi- blement , on vit fucceder TAntique que nous avons aujourd'huy. Ce ne fut pas fans peine que ce chan- { gement arriva, car d'abord les yeux encore pleins J des méchants objets que Pufage avoit introduits, ne confidererent les fragmens antiques que comme des ruines inutiles, dont on pouvoit tirer feulement quelque matière pour baftirj & négligèrent de les e- xaminer , quoy qu'ils enfermafîent les principes de ce qu'ils cherchoient. On eut recours aux écrits de Vi- truve qui eft le feul des Anciens dont il nous refte des préceptes de cet Art j ceux qui fuivirent fa do£lri- ne imitèrent jufques à fts défauts , perfuadez que la lumière du fiecle il avoit vécu efloit le flam- beau le plus afîeurépour les conduire. L'Archite- cture alors fe trouva contrainte par fes règles d'où ils n'ofoient fortir , de forte que s'ils y méloient quel- ques petits ornements, ils tenoient encore dumau- vaisgouft&de la maniéré Gothique. Mais des ef- prits plus penetrans firent reflexion à la différence qu'il y avoit entre ces préceptes Sclesbaftimens an- ciens dont ils admiroient les moindres refl:esi le Def- fein dont les Arts ne font que la production, leur en fit connoifl:reles beautez, & enfin ils en mefurerent les parties, & furpris de l'harmonie quelles avoient .• entre elles, ils crûrent avec raifon qu'il fefalloit fer- : vir des préceptes de Vitruve , comme d'un grand Maiftrede l'Art en ce qui. regarde la conftriiClion

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PREFACE.

des anciens Edifices pour en fuivre les proportions &: pour donner à leurs Baftimens une forme aufïï agréa- ble que régulière. Ainfi avec beaucoup de travail l'Architecture fe perfectionna peu-à-peu jufquesau point nous la voyons à prefent & comme l'Italie l'a voit receuë la première de la Grece^ce fut aufli chez elle qu'elle reprit Ton ancienne vigueur, & peu après paflant les Monts i ellcftitreceuë avec tantd'accucil par la magnificence de nos Rois, que leurs Balliincns pourroient aifement difputer avec les Antiques, & l'on doit efperer que dans quelque tems ils les pour- ront mefme furpafTer de beaucoup.

Or pour conferver la bonne manière que nous a- vons receuë par les écrits des plus excellents Au- teurs , il les fiut renouveller de tems en tems afin de retenir les efprits changeants dans des règles gé- nérales, (du moins s'ils ne veulent pas s'afTujettiraux particulières) & tafcher qu'il n'arrive pas à la France aujourd'huy fi éclairée ce qui cft arrivé à l'Italie prcfentement la licence dans les Arts n'a plus de bornes: puifqu'on ne voit point à Rome que les Bafti- men ts, depuis ce fiecle feulement, ayent quelque rap- port ni aux préceptes ni aux exemples de la véritable Architecture j ce ne font que Cartouches, Frontons brifez , Colonnes nichées & autres extravagances que des Architectes tels que les Cavaliers Boromi- ni, Pierre de Cortone, Rainaldi&: plufieurs autres ont mis en ufage, au mefpris de ces monuments fi ma- gnifiques dont ils fontlesdepofitaires, & que le tems a laifTé devant leurs yeux pour les inftruire -, & ce qui

PREFACE.

eftdeplus remarquable, c'efl: que leur Peinture Se leur Sculpture font femblables à leur Architcdure : aufîi a-t'on toujours obfervé que ces trois Arts ont eu le meime fort dans les ditterens tems , parce qu'ils partent d'un mefmc principe, quieft leDefTein : & puifque ces Architedtes eiliment leurs caprices des inventions ingenieu (es , & difent que c'elt une erreur de fe contraindre par les règles, lorfqu'on a droit d'en faire de nouvelles , il eft évident qu'ils pren- nent le chemin de tomber dans une manière de baftir moins artifte que la Gothique , & tout-à-fait oppofée à l'Antique qui eft fans doute la meilleure & laplusaffurée.

Il eft à propos de faire remarquer les changemens 5c augmentations faites à ce Livre, dont le Volume eft plus commode que ceux qui ont paru en grand , & les Figures plus corredes que dans les autres Edi- tions qui ont efté données en petit: outre qu'y ayant obfervé la propreté dutrait&la jufteftè des ombres, qui ontefté négligées dans l'Original, j'ay réduit en grand ce qui n'a pas pu eftre aftez expliqué en pe- tit faifant tous les grands modules égaux , & mettant les profils à droite , & les échelles de modules aux endroits neceftàires. J'ay de plus ajouté les trois pre- mières Planches qui manquoient à l'Ordre Compo- rte , auifi bien que les plans & les titres qui font au bas de toutes les Figures que j'ay delîinées avec exactitude , & qui ont efté gravées par le Sieur le Pautre le plus habile Graveur pour l'Archite- dture i & employé à graver les Baftimens du Roy. Ce qui eft d'Italique au Texte, a efté ajouré pour

PREFACE.

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l'éclaircir & rendre le fens complet, ou pour faire connoiH^re les mots changez, parce qu'ils eftoient im- propres ou équivoques, comme. Corniche ouOrne- mens de dejjus^ pour fignifier Entablement : & T^ila- Jhe 5 pour dire ^P Hier ou Jambage. J'ay continué de mettre à tous les Ordres les noms des membres, mou- lures & ornemens, fui vant l'intention de Vignole,qui n'en avoitmis qu'au Tofcan.Mes Notesjqui font d'un plus petit caradere & beaucoup plus amples que le Texte, le rendent intelligible , & les exemples que je cite, font d'une grande autorité, pour faire valoir la doclrine de Vignole. J'ay aufîî inféré les Defleins de plufieursdefesBadimens, auxquels j'ay jugé à pro- pos d'en joindre quelques-uns de Michel-Ange le plus grand Architede des Modernes.

Quoyque ce ne fuft pas mon defTein de faire un Traité complet d'Architedlure , la diverfité de la matière & la connoifîance de l'Art , m'ont infènfi- blcment engagé à pafîer les limites que je m'eftois prcfcritcs, écàparlerdeprefque toutes les parties de J'Architedure, comme des Portes, Feneftres, Ni- ches, Cheminées, 6cc. de la Diftribution & de la Dé- coration des Baftimens & des Jardins : des nouveaux Ornemens de Sculpture, deMenuiferie, de Serru- rerie &c. des Compartimens de Lambris, Voûtes & Pavé : & de la Matière & de la Conftrudion des Edifices: &:mefme à expliquer dans une Table par ordre alphabétique prés de cinq mille Termes concer- nant l'Art de ballir, & contenus dans lesdifcours & les figures de ce Livre , dont plus de la moitié n'avoit pas encore efté definie,& ce qui en avoit mefme paru j

PREFACE.

n'avoit pas efté traité afîez à fonds , ni confirmé par des exemples, comme dans cette Table. Ainfitout ce qui avoit efté obmis par les autres Auteurs , qui la plus-part n'ont fait que des Commentaires fur Vi- truve, qui ne regardent plus nos ufages 5 ni l'Art de baftir d'aprefent , fe trouve renfermé dans ce Livre -, e'eftaulTicequienfait l'avantage, Se ce qui le rend non-feulement necelTàire aux Architeéles , aux Deiîinateurs & à tous les Ouvriers qui travaillent aux Baftimensi mais encore utile à toutes fortes de per- fonnes qui fouhaittent avoir une parfaite idée de l' Architedurcjpour en parler pertinemment, ou pour fe communiquer avec ces mêmes Ouvriers.

Enfin j'avoiie que je n'aurois pas ofé entreprendre un ouvrage de cette étendue fans la follicitation de plufieurs perfonnes fçavantes dans l'Architedure , qui m'ontperfuadé que pour rendre de quelque uti- lité le fruit de mes études , & de mes voyages , je de- vois traiter les matières de ce Livre auflî amplement que je l'ay fait. J'avoue encore que fans me prévaloir de mes propres forces, j'ay confulté fur les doutes que je pouvois avoir , les perfonnes les plus éclairées, pour éviter la prévention dans mes fentimens , qui eft le défaut ordinaire oij tombent ceux qui fe mêlent d'écrire, & que je n'ay eu d'autre intention , que d'ac- quérir par ce travail une véritable eftime qui efb la plus folide recompenfe de la vertu.

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L A VIE

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JACQUES BAROZZIO DE VIGNOLE

ARCHITECTE ET PEINTRE,

U 1 s Qjj E jufqu'à prefcnt aucun de ceux qui ont mis ce Livre en lumiè- re , n'a pris le foin de donner une idée du mérite de fon Auteur , j'ay crû qu'il eftoit à propos , ayant re- cueilli de divers endroits les allions de fa vie , de faire connoiftre que par Ces emplois & fcs ouvrages il a efté un des plus grands hommes defaprofelîîon.

Les guerres civiles de Milan ayant ruiné Clément Barozzio Citoyen de cette Ville & d'alTêz bonne famille, ilfc vit obligé à la quitter Se à préférer ainfi fon repos domeftiqueau fejour de fa patrie ; ilchoi- fitpour fa retraite Vignole petite Ville du Marqui- fat du mefme nom fituée dans le Territoire de Bou- logne , il eût de fa femme qui eftoit Allemande, un fils qui naquit le i . jour d'0£bobre Tan i foj. & fut nommé Jacques Barozzio. Clément ne fur-

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T> E V I G N O L E.

vefcucpas long-temps aux premières années de cer enfant ■■, ainfi Vignole (pour l'appeller du nom de fa patrie par lequel il eft le plus connu) eflantrefté fans père, & n'ayant d'autres moyens que ladifpo- lition naturelle qu'il avoit pour le DefTein , s'en al- la à Boulogne pour y apprendre la Peinture, dans laquelle il ne fit pas grand progrez, parce qu'il n'en receut pas d'aflez bons principes i mais comme il avoit une forte inclination pour î'Architedlure , dont il avoit fait quelques petits Defleins qui réùilifloient aflez bien , il refolut de l'embrafîer pour en faire fa profefïïon, 6c ayant aquis quelque réputation dans Boulogne il s'adonna à derfiner d^s Edifices pour plufieurs perfonnes, & principalement pour Fran- çois Guichardin , alors Gouverneur de cette vil- le qui envoyoit ces Defleins à Florence à un cer- tain Frère Damien de Bergame pour en exécuter les Modèles en bois colorez comme les matières dont on les vouloit baftir. Mais Vignole voyant quel'Architedure ne confiftoit pas feulement dans les Delîèins ni dans la lecture dts écrits de Vitru- ve, & que l'ouvrage par fa grandeur eftoit fort dif- férent de ce que l'imagination avoit conceu & de ce que les mains avoient exécuté par ces fortes de Defleins , prit refolution d'aller à Rome pour y ti- rer des incomparables Originaux de l'Antiquité les règles de cet Art qu'on y trouve dans toute leur pureté.

A fon arrivée en cette ville il fefervit de la Pein- ture pour fubfiiter : mais comme elle luy produifoit

o

L A V 1 E

peu de chofe ilfemit à delTiner pour Jacques Me- lighini Ferrarois Archirecle du Pape Faul 111. & après avoir demeure quelque temps dans cet exer- cice, comme il y avoit alors dans Rome une Aca- démie d'Archite6liire compofée de plufieurs per- fonnes de qualité , donc les principaux eftoient Mar- cel Cervm qui fut depuis le Pape Marcellî.^ les Sei- gneurs Maffei & Mazzuoli , Vignole le donna au fervice de cette compagnie à qui il le rendit fort utile pour mettre aunetlesrefolutions quiyavoient efté arrêtées fur les difficultez de l'Art, &àme- furcr & deliiner les anciens Edifices de Rome: cette pratique le fortifia dans le bon gouft & luy fit prendre la manière antique à laquelle il s'at- tacha de telle forte qu'il ne s'en elt jamais écar-

îc. . .

Il arriva enfuite que François Primatice Archi- tecle & Peintre Boulonois, qui efloit venu en Fran- ce au fervice de François Premier , fut renvoyé à Rome l'an 1^37. avec ordre d'acheter des Statues antiques, & de faire mouler les plus belles. Vigno- le s'y trouvant pour lors , Primatice fe fervit de luy dans fesentrepnfes, & l'ayant reconnu pour un homme intelligent & d'exécution , luy propofa de venir en Fiance , ce qu'il accepta volontiers. Pendant deux ans qu'il y refta, il le fecourut dans tous fes Ouvrages & luy aida à jetter en bronze ces Antiques qui font à Fontainebleau. Outre plu- fieurs Pc rfpedtives qu'il fit dans le mefme lieuoù le Primatice peignit des Hiftoires , il dellina des

T> E V I G N O L E.

baflimenspourleRoy, dont les Guerres empefche- rent Texecution. On tient qu'il adonné un Defîein de Chambor; mais il n'y a pas d'apparence que ce Ibic celuy-là qui ait efté exécuté, parce quel' Archi- te£ture de cette Maifon Royale n'a nul raport à l'An- tique que fuivoit noftre Architecte : aufll dans fon Livre de Perfpe(Sl:ive il parle du fameux Efcalier de ce Chafteau 5 il ne paroit point y avoir eu de part non pas mefme à l'exécution.

Il retourna enfuite à Boulogne pour s*acquiter de la parole qu'il avoit donnée au Comte Philippe Peppoli Prefident de la Fabrique de faint Pétrone pour travailler à l'Eglife : le Deflein qu'il en donna fut tellement approuvé de Jules Romain Peintre fameux, & de Chriftophe Lombard Archite£l:e du Dôme de Milan, qu'ils le confirmèrent parleurs fi- gnaturcs, & Vignole dans cette occafion triompha de l'envie de Tes compétiteurs qui tafchoient de le traverfèr. Pendant Ton fejour dans cette ville il fit le Portique de la Façade du Change , il baftit à Minerbio le Palais du Comte Alamano Ifolano 5c la maifon del Bocchio d'une invention particu- lière, &: acheva le Canal du Navilio jufques dans Boulogne qui en eftoit encore éloigné de plus d'une lieuë. Ayant elle mal fatisfait de ce tra- vail, quoy que fort utile , il s'en alla à Plaifance ou il donna le Deffein du Palais du Duc de Par- me , &: après avoir commencé l'ouvrage il en laif- fa la conduite & les Dcileins chifrez pour en pourfuivre la continuation à Hiacinthe Barozzio

O 11

L A V 1 E

fon fils qui eiloic déjà eneftat de le foulager dans fes travaux.

Après avoir fait une fort belle Chapelle dans l'EgHTe de laint PVançoisàPerouze, & après avoir baiH TEglife de Mazzano, celles de faintOrefte & de Noftre-Dame des Anges à Aillfe & plufieurs Maifons pour des particuliers, il revint à Rome le Vazari l'ayant produit au Pape Jules III. qui l'avoit connu pendant Hi légation à Boulogne , il fut fait Architecte du Saint Pcre Tan du Jubilé iffo. il baftit la Vigne [ules hors la porte delPo- polo , qu'il enrichit de Fontaines ingenieufes pour i'ufage & l'ornement de cette belle maifon, il fît le corps de logis fur l'entrée & le petit Temple dédié à faint André fur la voye Flamine au Faux-bourg dcl Popolo. Depuis la mort de Michel- Ange , il fut le reilc de fa vie Architecte de l'Eglife de faint Pierre y S>z les quatre petits Dômes qui accompagnent le grand, dont il y en a deux d'achevez, font faits fur fon Dcfîèin.

Enfin le Cardinal Alexandre Farnéfe connoif- fant fon mérite le préféra à tout autre pour l'exécu- tion de fes magnifiques entreprifes : il acheva la Face de fon Palais du collé du Tibre, & fit la Galerie qui a eflé peinte parlesCaraches, la fenê- tre du balcon de l'entrée fur la place , plufieurs portes , des manteaux de cheminées , & des orne- mens dans les appartemens -, & ce Cardinal ef- tant Chancelier luy fit faire la Porte de Saint Laurent in Damaffo , & un Defîein pour celle

M»^

"D E V I G N O L E,

de la Chancellerie qui n'ajamais efté exécuté.

La Compagnie de Jefus ayant efté favorable- ment receuëSc eftablie dans Rome par le Pape Paul m. le Cardmal Alexandre Farnefe fon neveu fît ba- ftir pour les Pères de cette focieté l'Eglife de leur maifon Profeflè dédiée au faint Nom dejefus. Vi- gnole fit voir la capacité dans cet ouvrage j le grand Ordre qui eft Compofite eft de mefine qu'il l'enfei- gne. Il fit aulîi le Deflein d'un Portail qui n'a point efté mis en œuvreàcaufe de fa mort, & n'éleva l'E- difice que jufques à la corniche. Jacques de la Porte fon élevé fit la Voûte, le Dôme, le Portail , la Chapelle de la Vierge & les Autels , & cette Eglife fut achevée l'an du Jubilé 1 5-7 f.

Entre quantité d'ouvrages tels que l'Oratoire de faint Marcel , la Chapelle de l'Abbé Riccio dans l'Eglife de fainte Catherine des Cordiers , celle de fainte Anne au Faux-bourg Pie , & plufieurs autres dans l'enceinte de la Ville de Rome & aux environs , le plus confiderable Edifice qu'il ait baftieftleChaf- teau de Caprarolle, à huit ou dix lieues de la Ville. Ce fut en cette occafion que le Cardinal Farnefe luy donna lieu d'exercer fon génie & fon expérience. Quoyque cette Maifon foit pentagone auififîngu- liere par fa figure que par fa fcituation fur une col- line entourée de vallons, elle ne laifte pas d'eftre commode & en belle expofition : la Cour en eft ronde , & communique à quatre appartemens à cha- que eftage , avec une grande Loge fur le devant , par deux Portiques circulaires l'un fur l'autre couverts

9 ly

L A V I E

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d'une plate-forme -, les Ecuries & les Cuilîncs font leparécs du corps du baftimentquiparoilluneFor- terefîe au premier afpecl- , & néanmoins c'ell un Pa- lais que des Ordres fort réguliers didinguent de la manière des vieux Châteaux qui relie aibloient plu- toft à des prifons qu'à ces Maifonsdeplaifance , & les Peintures de l'hiftoire allégorique de la Maifon Farnéle des fameux Thadée & Frédéric Zuccaro achèvent la magnificence de cet agréable féjour. Il y a plufieurs perfpeclives de Tinvention & du pin- ceau de Vignole , il eftoit fort entendu dans l'Op- tique qu'il avoit apprife dés fa jeunefle , & cette con- noifîance lu y a voit donné une grande ouverture pour l'art de baftir, il en a compofé un traité dont Hiacinthe Barrozio donna les mémoires au Père Ignace Panti Dominicain Profelîeur de Mathéma- tiques qui l'a mis au jour avec des Commentaires l'an 1583.

Le Baron Berardino Martirano eftant arrivé à la Cour d'Efpagne pour fes affaires particulières 3 le Roy Philippe Second qui le connoiflbit pour un homme éclairé dans les Arts plus qu'aucun autre de fa qualité luy donna ordre de faire tra- vailler par toute l'Italie des " Architcdles pour un Deflein de l'Eglife de faint Laurent de l'Efcurial , il y en eut à Gènes de Galeazzo Alefli , à Milan de Pellegrino Thibaldi , à Venize d'André Palladio, & un de l'Académie du Deflein de Florence , ou- I tre un autre que le grand Duc fit faire à Vincent Danti qu'il envoya en main propre au Roy : enfin

<D n V î G N 0 L E.

ce Seigneur ayant jufques à vingt deux DcfTcins de differens Archite£les , il les donna à Vignole qui en fie un fi beau , aidé des penfées des ancres, qu'il fut le plus agréable à Philippe IL & à tou- te la Cour , ce qui fut caufe que ce Seigneur luy propofa des conditions avanrageulcs & des ap- pointements confidcrables pour l'engager au 1er- bice du Roy Catholique : il fit ce qu'il peut pour le faire venir en Efpagne & lui faire exécuter l'ouvrage j mais V^ignole le remercia . autant à caufe qu'il eftoit trop âgé , que parce qu'il travail- loit avec afrea:ion à TEglife de faint Pierre , auiïï l'on ne fuivit pas fonDeiîein -, car on tient que c'eil Louis de Foix Parifien qui a bafti cette Maifon Royale.

Le Pape Grégoire XI IL & le Duc de Floren- ce , ayant quelques differens pour les limites de leurs Éllats dans le voifinage de Citta di Caliel- lo , Vignole fut député de la parc de fa Sainteté pour les régler ; il s'acquitta de cette commifTion avec la fatisfaclion du faint Père , & eflant de re- tour après s'eflre promené plus d'une heure avec ce Pape , en luy rendant compte de l'affaire , il prit congé de fa Sainteté pour aller le lendemain à Caprarolle i mais la nuit il fut furpris de la fièvre, & fa maladie dura depuis le premier jour de Juillet jufques au feptiéme qu'il mourut , l'an 15-73. ^§^ ^^ foixante & lix ans. Son corps fut ho- noré d'une Pompe funèbre par les Académiciens du Deflein qui raccompagnèrent à l'Eglife de

LA VIE T>E VIGNOLE.

■p

iainte Marie de la Rotonde ; eftant ordonné par une fecrette providence que le plus célèbre Ar- chitefl'c de Ton temps , fufl enterré dansleplus beau &le plus magnifique Edifice du monde.

■m

TABLE

TABLE

DES

TRAITEZ ET FIGURES

o u PLANCHES DE CE LIVRE.

PREMIERE PARTIE.

p

R E F ACE pour fêrvir dlntrodLi£l:ion à rArchite6lure.

LJ VIE de Vignole.

T RE F ACE de Vtg7iole.

FI G UR E S des Principes de la Géométrie. Flan- elle t page j.

T>ES MOULURES -i & de la manière de les bien profiler, p.j. PI. A. p. iij.

^es Ornemensdes Moulures, p. vj, PI. B. p. vij. T^u choix des Profils, p.x. PI. C. xj. DES CINQ^ORDRES EN GENERAL. pag. I . Planche i . -

"DE VORDRE TOSCAN. p.6.P1.2. Portique Tofcanfans^iedefial. p. lo. PI. 3. Portique Tofcan avec Tiedeftal. p. 1 2 . PI 4. Tiedeftal& Bafe Tofcane. p. 14. PI. f. Chapiteau & Entablement Tofcans. p. 1 6. PI . <>.

u

TABLE DES TRAITEZ

i

"DE VORTDRE 'DORI^E.p.i'è.^Vy.

ToniqîieT>oriquefa?is Tiedeftal. p. 24. PI. 8. Tortrqtie dorique a'vecTiedeftal. p. 26. PI. p. Tiedeftal& Bafe T>orique. pag. 2 8 . PI. 1 o. Entablements '^Doriques, p. 3 o. PI. 1 1 . p. 3 2 . & PI. 1 2 . 'Plafonds des Corniches^oriques.'^.l^. PI. 13. 6^14..

"DE L'ORT>RE IONIQUE. p.^ô.Flis.

Tortiqiie Ionique fans Tiedefial. p.40. PI. i(5.

T or tique Ionique avec Tiedeftal. p. 42 PI- 1 /•

Tiede(lal-i Baje & Impofte Ioniques, p. 44. PL 1 8 .

Entablement Ionique, p. 46, PI. 19.

Chapiteau Ionique, p. 48. PI. 20.

Manière de tracer la l^olute Ionique, p. 50. PI. 2

Autre manière de tracer la Volute Ionique, p. 5 2. PI.

22.

Defcription de la Volute de Goldman . p . 5-4 . PI . 2 3 . 'DE L'OR'DRE CORINT HIEN.ip. s<^.

PI. 24.

Tortiquc Corinthien f ans Tiedeftal. p. 60. PI. ^ f- Portique Corinthien avec Tiedeftal. p. 62. PL 26. Tiedeftal & Bafe Corinthienne, p. 64. Pi. 2 7. Tian & profil du Chapiteau Corinthien, p. 66. PI. 2 8 Chapiteau & Entablement Corinthiens, p. 7 o. PL 29.

T>E L'ORDRE COMTOSTTE.p.yz.Fl^o.

T or tique Compofitefans Tiedeftal. p. 76. PL 3 1. Portique Compofite avec Tiedeftal. p. 7 8. PL 32.

ET DES FIGURES.

Tiedeftal& Bafe Compofite. p. 80. PI. 3 3 .

Tlan & profil du Chapiteau Compofite. p. gi -PL 3+-

Chapiteau à' Entablement Compofites. p. 84.. Plane.

3 f- Tlcifonds des Corniches Corinthienne & Compofite.

p. 88. PI. 36.

Impofies Corinthienne, & Compofite. p. 92. 11. 37. Chapiteaux Antiques & Bafe Attique. p.p6 & 99.

PI. 38. „.

Manières de diminuer les Colonnes, p. 1 00. PI. 3 9. "DefcriptiondelapremiereConchoïdedes Anciens, p.

10+.PI.40. Manière de torfer les Colonnes, p. 106. PI. 41 . T>es Colonnes torf es orfiées. p- 1 10. PI-42. Entablement de Couronnement- p. 1 1 2 . PI. 43 .

©£5' TORTES EN GENERAL, p. 114- PI.44.A.P. 117.

Torte Ruflique d'Ordre Tofcan. p. 1 2 2 . PI. 44. B. "Forte pour le Talats de la Chanceler le. p. 124. PL

45". Torte du Château de Caprarole. p. 1 2 6. PI. 46. Torte de l'Eglife de ^'.Ltf//r^«r inDaniafo. p. 128.

1P1 4.7 Torte du Salon duTalaisFarnéfie. p. 130. PL 48.

^DEJJ' FENESTRES EN GENERAL. p. 132. PL 49.

Feneftredu Talats Sachetti. p. 142. PL 50. Fenefîrede Fignole, p. 144. PL fi.

\

^

^TABLE DES TRAITEZ

J

T>ES NI CHES EN GENERAL, p. 1^6.

PI. f2. & p. 14.9.

Niches en Retables d'Autels, p. 1 5-4. PI. 5-3. Niche du Salon de Clagni. p, i ^6. PI, 5-4.

T>ES CHEMINE'ES EN GENERAL p. 158. PI. ff.

Cheimnée du Talals Farnéfe. p. 16^. PI. '^6. Grandes Cheminées pour Salles & G aller les. p. i ^^.

PI. 57. Moyennes Cheminées pour les Chambres. ^0.16%, PI

58.

T élites Cheminées pour les Cabinets, p. 170. PI. 5-9.

L^ DISJRIBVriON DES PLANS ET DE LA DECORATION DES FAÇADES, p. 172.

Tla7î des Offices, p. 1 74. PI. 60.

'Plan du ReZ'de-Chauffée. p. \j6. PI. ^i .

Plan du premier Etage, p. 1 80. PI. 62 .

Elévation du grand Corps de Logis, p. 1 82. PL 61 .

A. Elévation d'une des Ailes & Coupe du grand Corps de

Logis, p. 184. PI. 63. B. Explication de la Charpeiiterie. p. 1 8 (5. PI. 64. A. &

64. B. T^elaT^ecoration des Jardins, p. 190. PI. d^'. A. &:

p. 200. PI. 65". B..

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ij

ET DES FIGURES.

"DE LA MATIERE ET T>E LA CONS- TRUCTIOR 'DES EDIFICES. ^.201.

Des Tierres propres à bâtir, p. 202 .

Des Marbres & de leurs différentes couleurs . p . 2 o 5? .

De la Liai f on des Tierres. p. 2 1 3 .

De VU (âge du Fer dans les Baftimens. p. 2 1 6. PI. 6 f .

C.&6f.D. Des Bops qu'on employé dans les Baftimens. p. 22 o.

DE LA COVrERTVRE DES COMBLES.^.iii.

Du Tlomb. p. 224.

Du Cîiivre. p. 225.

De l'Ardoife. p. Ibidem.

DelaTuile. p. 226.

Des J^ ITRES. p. 227.

De la Teinture oulmpreffiondans les Baftimens.^.

228. DE LA CONSTRUCTIONDES EDIFICES. p.231.

De la manière de planter les Bàtimens. p . Ibidem. Des Fondemensdes Edifices, p- 2 3 3 De la Coupe des î*/>rr<?j-.p.2 36.PL<5(j. A.&dd.B. p. 241.

REMARmjES SUR §UEL^ES B ASTI- MERS DE FIGNOLE, p. 245-.

De VEglife de Saint André à Ponte-Mok.p. 246. PI. 6j.

U JIJ

TABLE DES TRAITEZ

I iJedans de l'Eglife de S. André, p. 2 48 . PI . 6 8 . ^Dt' l'Egiife du Grand Jejî'i^ à Rome. p. 2 5'o. PI. 6p.

&70. . ^

De la Vigne du 7ape Jules a Rome. p. 2 5'4, PI. 71. ^Du Château de Capraroky ô-c. p. 2 56. PI. 72. Elévation du Château de Carparole* p. 2 fp . PL 73 .

SECONDE PARTIE.

np REFACE SUR LA VIE ET SUR LES ^ OUVRAGES DE MlCHEL'ANGE.^.î6i.

TorteduTeupleàRome. p. 2 68. PL 74.

TorteTie^ à Rome. p. 270. PL 7 f.

'Porte de la Vigne du Patriarche Grimani à Rome, p .

Profils de s Tort es ditTeuple i Pie^ & Grimani. p.

274. PL 77.

Porte de la Vigne du Cardinal Sermonette à Rome.

p. 276. PL 78. Porte de laVigneduT^uc Sforce^ a Rome. p. 278.

PI. 79.

Profils desPortes Sermonette& Sforce.^.2%Q>^V%o.

Le Capitole ?noderne de Rome^irc P.282.PL81.&82. porteprincipale duCapitole. p. 2 86. PL 83.

ET DES FIGURES.

Tortefous le Tortique du Capitale, p. 2 8 8 . PI. 84.

Feneftres à Balcon, duCapitole, p. 290. PI. 8f.

Chapiteau Ionique de Michel- Ange au Capitale, p. 292. Pi. 86.

BASES & Chapiteaux Corinthiens ^ de feiiilles dAchante & d'Olivier, p. 2^^. PL 87.

Ba[es & Chapiteaux Compofites-, de feuille s de Terfd érdeLaurier. p.icfô.FlSS.

Bafes Compofees & Chapiteaux Symboliques, p. 25)8. PI. 85?.

Cannelures rudentées & ornées, p. 300. PI. 90. COLONNE avec diver/es bandes, p. 302. PI. 91.

T)ifpo/itions de Colonnes & de Tilajlres.p.^ 04.PI.9 2 .

T>iverfes Efpeces de Colonnes extraordinaires &

fymholiques. p. 306. PI. 93- T>iverfes Efpeces de Tiedeftaux extraordinaires, p.

312.Pi.94- Divers Balujires d'Apui. p. 3.T 8 . PI. 9 f

"Divers Entrelas d'Apui. p. 324. PL 9^- Diverfes Efpeces de Boffages. 3 2 6. PI. ^f. Entablemenspour les Façades , & Corniches pour les Apartements.p. 3 2 8. Pi. 98»

TABLE DES TRAITEZ, S^c.

"^m

DES COMPARTIMLNS EN GENERAL, p. 3 3 5.

T)es Compartimens des Murs de face, p . 3 3 (>.

'Bes Compartimens des Lambns. p. 3 3 8. PI. 5?p.

T)es Compartimens^ Ajfemblages^ & profils de Me- nuiferie. p. 340. PI. 100.

^es Compartimens , des Voûtes & Tlafondsp. 3 42 . PI. lOI.

"Bes Compartimens du pavé. p. 348. PI. 102. & 103. P-3 5'3-

AVERTI SSEMENT.p.^S^.

EXPLICATION DES TERMES D'ARCHITECTVRJE, p. $5i.&c.

m

TABLE

TABLE

DES MATIERES contenues en ce Livre.

A

Ai^ANT HE : Tes Efpeccs & fon Ufage dans les Chapiteaux, Page 25?4- Acouplement des Cûlonnes : défaut dans le Dorique , avec exem- ple. ;?■ zo. comme fe doit faire celuy des Pilaltres avec les Co-

lonH€3-2I.

jicrsteres , leurs proportions./?. 2 7 2 ont donné origine aux Ba- luftrades. 518.

Aires y comment pavées chez les Anciens- p. 5 50. comment el- les le font aujourd'huy, 551. é-c celles de Plâtre & de gyp pour les Planchers. 552.

^//^'^j dans lesjardins: leurs efpeces, & moyens de les confer- ver-/?. 195- leurs largeurs & leurs iflfuës. 1 94-

Amphithéâtre ou Arènes de Ntfmes , autrefois Coloniedes Ro- mainsen Languedoc : fon Tofcan trop ruftique./?- 8.

Amphithéâtre de Pôle en Dalmatie- Ibidem.

Amphithéâtre de Vérone en Italie : confufion de fesBofTages.

Apareil, ce qui contribue à fa beauté-;?. 557. pratique pour fa

propreté- Ibidem- Apartement , fa diftribution- p. 178- quel eft le moindre.

ArbriJfeaHx, ceux qui conviennent aux Parterres- ;>• 1 9 1 - Arc de Conftantin à Rome : proportion de fon piedeftal- p. 64. difproportion de fon Impofte- 91. Ô^Bafe de fon Co- rinthien. 99-

aa

TABLE

fÊÊÊt

u4rc des Banquiers y vulgairement dit des Orphevres dans le Marché Romain : confufîon de Tes ornemens. p. 1X.&75.

j4rc de Gordien i aUtren:ient Vylrcdes Portugais dans le cours à Rome: quand & pourquoi démoli. /?. 124.

Arc de Jamsy à Rome: difproportion de fes Niches, p. 148.

Arc de Septime Severe , à Rome : proportion des Clefs de fes Arcades p. 6i. de Ton piedeftal. 64. de fon Ordre. 75. de Ton Chapiteau. %z. difproportion de fon Importe. 92.

Arc de Titm , dans le Marché Romain : proportions des Clefs de fes Arcades, p, 61. de fon Piedeft.1l. 64. 8c 8o.de fon Ordre. 75- beauté de fon Chapiteau. 82. relief de fa Frife. 84. fes Modillons extraordinaires. 88. fes Niches.

154. Arc deTrhfvpbe y^Vâvls : proportion de fon Piedeftal. p. 6\. Arcades , leurs proportions ordinaires, p. 10. & 40. abus

touchant les Arcades. 76. réfutation de ce que dit Sca-

mozzi touchant les piliers des Arcades de Vignole. 78.

usages contre la folidité fur ce fujet dans des Palais & Ba-

filiques. ibidem, yirchi[cB:e y les qilaîitez requifes pour le rendre accompli,

Fref.icey doit ((javoir l'Hiftoire. p. 58. $11.

ArchiteEles^ScîiîpUurs& Peintre s^ dont le s N^ms & quc'lquesOuvragesfont rapportez dans ce Livre.

Léon Baptiste Alburti Florentin, Architede qui a écrit de l'Architedtive : mutulcs de fon Dorique. />. 52. fon opinion fur la conftrudion des Voûtes dçs An- ciens, p 545.

Jacques Androuet dit nyj Cerceau, Architcfte : fon goût pour l'Architeftare dont il a écrit. Préface.

Michel Anguieru , Sculpteur François a travaillé au Val i de Grnce. p. i io.

J ô s t T' H d' A R p I N , Chcvalierde S. Michel , a peint dans le Cspitole p. 285.

DES MATIERES.

Daniel Barbaro , Vénitien Patriarche d'Aquilée , qui a ti aduit& commenté Vitruve : défaut de fa Frife Dorique.

HiAciNTE Barrozio, Filsdc Vignolc , Architedc. P'ie de f^ignole.

Pierre Beretini de Cortone, Peintre & Architecte : fon goût pour l'Archicedure. Préface.

Jean Laurent Bernin Napolitain, Chevalier de l'Ordre deChrift, Architecte, Sculpteur & Peintre Tous pluiîcurs Papes :fes Ouvrages raportez dans ce Livre.^. 25. iio. 13(5. 248. & 258.

François Blondel, Profefleur d'Architedure & Maifîre de Mathématique de Monfeigneur le Dauphin : fon opinion furl'Architeduredontilaécrit./?. 4. il a mis en ufageTIn- ftrumentdeNicomede. 104.

François Boromini, Romain, Chevalier del'Ordrede Chrift, Architecte & Sculpteur, fon goût pour T Architeftu- re.?rf/<«c^.fes Niches à S.Jean de Latran.;?. 154- a bafliSan- Carlino aux quatre Fontaines à Rome- 248.

Abraham Bosse, Graveur, quia écrit de l'Architedure,

a cherchéle trait de la Volute Ionique.^. 50.&amisaujourles Oeuvresdu Sieur Defargues. 242.

Bramante Lazeri d'Urbin,Architefle de la Fabrique de S- Pierre fous plufieurs Papes : fa manière de Profiler. Pré- face, a bafti laChancelerie deRome. /?. 23-& 124. Com- pétiteur de Michel- Ange- 265.

Jacques de Brosse, Architede du Roy : fon Tofcan à Luxembourg./?. S. Et fon Portail de S. Gervais. 20.

Jacques Bruand Architede du Roy : comme il a traite le Dorique./>-2i.

Libéral Bruand Architefle du Roy , adonné le deiTein

de l'Hôtel Royal des Invalides. />. 521. Jean Bulan Architede , fon goût pour l'Architeélure. Préface, fes Triglyphes./». 5 2 . Et ia Bafe. 44.

Pierre Bullet Architecte du Roy , a bafti la Porte

a a ij

TABLE

de faint Martin à Paris.;. 9- ,„r j /i

CALLiMACHus,Sculptear Athénien firmommel Induitrieux,

a inventé le Chapiteau Corinthien. ;?. 56. Les Carraches, fameux Peintres Bolonnois.r/<r^f^i;«o/f.

Hannibal a peint dans le Palais Farnéfe. Ibid. ^p. 1 64. Pierre Cataneo Siennois, Architeâe qui a écrit del'Ar-

chite(ftare;SeaateurdeVitruve.;. 44. , . , ,,^ ,. RoLAKDFREARTSr.DECHAMDRAY, quiaectit dc l Archi-

tedure : fa divifion des Ordres. Préface. Vincent Danti Architeae duGrandDuc deTofcane , a

faitunDelfein pourTEfcuriaL/'^'t^f ^/^«o/^. François Derrand JefuitequiaécritderArchiteaure;elti-

mépourlaCoupedespierres.;?. 242. ^ .

Girard Desargues Lyonnois, Géomètre, quia écrit du

Trait & de la Perfpedtive : pourquoy peu intelligible aux

Ouvriers./?. 241. / j

Antoine Desgodez Parifien , Architede, quiaecritde l'Archineaure, a mefuré les Edifices Antiques de Rome.

p. 46. 6^84. - ^ ,r J

Louis de Foix Parifien, Architede de l'Efcunal. K;f de

F'tonole, » r

Martin des Jardins de Breda Sculpteur du Roy, la

StatuePcd(.{lredeLouisleGrand.;)-5i6. Gabriel le Duc, Architede, (es Colonnes du Val de Gra-

DominIque Fontana deMilienLombardie, Architefte

fous Sixte V. à Rome.;. 124. Galeasso Alessi, Architede Génois, a fait im DefTein

pourrEfcuria!.Ke^fA"?^«o/<?- François Girardon deTroyes, Sculpteur du Roy , Ion

Chapiteau François. p. 298. Sa StaiiieEqueftre de Louis le

Grand. 31 5. ,,

Nicolas Goldman Holandois. Geometre,Inventeurd u-

neVoluteTonicjue./?. 50.& 54. Mathurin Jousse de la Flèche en Anjou Architecte : a

B

DES MATIERES.

Il

écrit de T Architedurc,/?. z 5 5. Jugement du Traité qu'il en a

fjit.r- 242. Jules Romain Peintre fameux , Difciple de Raphaël , &

Architede. y'ts de Vtgnole. Antoine Labaco, Architetflcquiaécritdel'Architedure.

Léonard de Vinci Florentin, Peintre fameux, Competî-

teur de Michel- Ange- /)• 262. Christophle Lombard, Architcde du Dôme de Milan.

Vte del'''tgKole. Philibert de Lorme , Abbé de S. Martin lez- Angers, &Architeâ:e: fon goût pour l'Archircôure dont il a écrit- Préface, a recouvré la Volute Antique, p. 50. S'eft trompé au quatrième Ordre duColi(ée.64. Et a le premier écrit du Trait. 242. Martin Lunghi le Vieux Milanois , Architede fous Clé- ment VIIL/>. 282. Charles Maderne de Cofme enLombardie, Architede de la Fabrique de S. Pierre, fous Paul V. en a augmenté laNef;». 265. . .

François Mansart , Architeéle, (on goût pour l'Archi-

tedure- /'rf)v?cc-;?. 50. 92. & 1x5. Jules Hardoûin Mansart, Chevalier, premier Archite- de & Intendant des Baftimens du Roy : fes Ouvragesrapor- tez dans ce Livre, jo. 8. 155- 25$. & 3 54. Martel Ange Frère Jefuite, Architede, fonDoriquedu

NoviciatdesJefuitesàParis./». 52. Jacques Melighini, Ferrarois, Architede du Pape Paul

III. VtedeVionoie. Jacques le Mercier, premier Architede du Roy ; fon goût pour l'Architedure. Préface, Son Tofcan au Luxera- bourg./?. 8. Et fon Chapiteau Ionique au Louvre- 292. Michel-Ange Bonaroti, Peintre, Sculpteur &" Archi- tede, quand , de quelle famille , & oii il eft né. />• 2 (Si. fon inclination pour le Deffein- Ibidem- ù retraite à Bou-

a a u]

TABLE

logne- i6i' fon Voyage à Rome- Ibidem- Il com- mence Je Tombeau de Jules Second- Ibid- IldonneleDef- feinderEglilede S. Pierre. 2(55. Il fe retire mécontent à Flo- rence. 11 revient à Boulogne & y travaille. /W. Il peint h Chapelle Sixte. /j. 2(54- 11 retourne à Florence, y travaille) &:yroûtiep.tle Siège. /^/^. H s'enfuit à Venife, y travaille & revient à Ferrare. Ibid. Il revient à Rome & y peint le Juge- ment Univerfel- 265. llachevelePalaisFarné(e&fa tleCa- pitole./^^/^.Ileftfait ArchiteétedeS.Pierre- Ibid. Son Mo-- dcllcpour le Domc préféré à tous les autres. 255- fa mort Ibid. fa Stature. 2^7. fes Obfeques & enterré. Ibid. Cha- pelle de fon Deflein- 3; 9.

Pierre Mignard Ecuyer & premier Peintre du Roy, a peint la Coupe du Val de Grâce. /^. 546.

Frax(^ois Mochi Sculpteur, a travaillé à la Porte duPeu- ple.;?. 268-

Pierre le Muet, Architefte & Ingénieur du Roy, fon goût pour l'Architedure dont il a écrit. /'r<ry^îi:^.

NicoMEDE, Géomètre fameux de l'Antiquité, Inventeur de laConchoide./>. 104.

Sebastien d'Oya Architecte de Philippes Second Roy d'Efpagne, a deflîné fort jufte les Thermes de Diocletien-

André'' Palladio Vicentin Archirede de la Republique deVenife, quiaécritdel'Architedure, proportions de fes Ordres.PrfJ^ff. fa manière de profiler./?. X II . fon Tofcan. 8. fon Chapiteau Corinthien- 68. & fes Niches. 148. il a bafli rEglifedeS.GeorgesàVenife. 559.

Claude Perraut de l'Académie des Sciences & Médecin de la Faculté de Paris , a traduit & comment é les dix Livres de Vitruve&a écrit de l'Architedure. />. 48. fon Chapiteau François. 298-

BalthazarPeruzzi dcSiennne, Peintre, Sculpteur &Ar- chitcde, a bafli le Palais MafTimi à Rome./), z 2

Germain Pilon Sculpteur François, a fait une Co-

DES MATIERES.

lonneTorfeauxCeleftim.;?. io8.

Jacques de la Porte Romain, Architede, a achevé TE- glifedugrandJefusàRome. /^^^^e^^«o/^, & />. 2 5ô.ab3fti le Dôme de S- Pierre. 2 5 5. & a fait le grand Perron & la Balu- ftradeduCapitole. 285.

François Pri:>iatice Bolonnois, Peintre?^ Architefte, a travaillé pour le Roy François Premier- f^iedef^i^nole.

Pyrro Ligorio, Peintre & Antiquaire, fon Profil du Tempkdela Fortune Vifile./?.46. Jaloux delagloirede Mi- chel-Ange. 2(56.

François du Quesnoy dit le Flamand, Sculpteur, a tra- vaille au Baldaquin de S. Pierre de Rome./?, i ro-

Charles Rainaldi Romain, Archit£c5te, fon goût pour l'Architecture. Pr^yiïce. a achevé une Aile du Capitole- /?.

285.

Jean Antoine Rusconi a commenté Vitruve- ;j. 53 (^.

Raphaël Sancti du Duché d'Urbin, Prince des Pemtres &: Architede fous Jule? Second & Léon X. Papes , quel Pa- lais il a bafti à Rome-;?. 23.

François Salviati Peintre, a recouvré la manierc de tracer

la Volute Ionique./?- 50. Antoine Sancallo Architcfte de la Fabrique de S. Pierre

fous plufieurs Papes-/'. 265. Julien Sangallo Architefte a commencé le Palais Farnéle

àRorae./j- 1 !4-2r 265. ^

Jacques Sansovîno Florentin, Sculpteur & Architette, a

bafti la Bibliothèque de Venifc. /j- 32 - & 54. Vincent Scamozzi Vicentin, Architeétc de laRepubîi que de Venifc: le rang qu'il donne à fes Ordres- Préface. t\ kurdcfinirion. f.z. ce qu'il a baftià Venife. 22. fon Cha- piteau Ionique. 39. fes Volutes- 50. il blâme les Picdeflaux deVignole. 64.' ion Chapiteau Corinthien. 68. commc il nomme l'Ordre Conipofite. 72. il reprend Vignole iur les Jambagesde fes Arcades. 78. Enroulemcns de fcs Mo- dillons. 90. f s Portes de Menuiferie. 121. le raport qu'il

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TABLE

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fait de l'Architecture au Corpshamain. i 52- l'es Niches-i48* & (es Cheminées. 158-

SiiBAiTiEN Serlio Bolonnois Architede , qui a écrit de l'Architeâiure ; fa manière de profiler- ^.x- proportions de fonTofcan.8. Sénateur de Vitruve- 44- fon Entablement compolite-255.

Perugrino Tibaldi Génois Architetfle, a fait un Deflein pourrEfcurial. f^tede f^i^nole-

Georges Vazari Aretin , Peintre S: Archite<5le, qui a écrit les Vies des Peintres : a travaillé à la Vigne du Pape Jules. />.2 54- & a fait la Defcription des Peintures deCa- prarole. 260. '

Jacqiies Barrozzio dit Vignole, Architede & Pein- tre-quand né. /^<r /:^f/^j^«o/f. fon inclination pour les Arts. Ihid. fon voyage à Rome. Il^td. Il s'adonne à une Académie d'Architedure- Ihid. fon voyage en France ; fon retour à Boulogne, &: fes ouvrages. /i'/W. Il travaille pour le Car- dinal Alexandre Farnéfe , & baftit l'Eglife du Jésus, /l^id. fes Ouvrages à Rome- lùid- Il fait le Châtea u de Caprarolc. Il;id- fon deflein pour l'Efcurial préféré aux autres. Ilfid. Il établit les limites des Etats du Pape &_du grand Duc //'W. fa mort, & enterré. lùid-

Jean' Baptiste Villalpande Jefuite, Auteur delaDe- fcription du Temple de Saloraon : fon opinion fur l'Ordre Corintliien.;;. 56. & lyS* Viola Zanini Padoiian, Architede, quia écrit de l'Ar- chitecture; fon Ionique imité de Palladio, p. 58. Seélateur de Vitruve.44adonné l'idée du Comble brifé. 187. ViTRUvE , Architede d'Augufte, le feul des Anciens dont il nous refte des Ecrits d'Architedure. Préface- fonopinion fur l'origine de l'Arcliitedure. p. 2. fa BafeTofcane. 8- manière d'efpacerlesColonnes. 9. en quel temps il vivoir. 50. fi Bafc Ionique. 44. fon Entablement. 46. fes Volutes Ioniques. 50. fon opinion fur l'origine de l'OrdreCorin- thien. ^6- fon fentiment touchant lesEntre-colonnes. 58.

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DES M A T I E R E S.

h hauteur qu'il donne aux Piededaux. 64. les feuilles de Ton Chapiteau Corinthien. 66. fa doctrine touchant les propor- tions des Ordres 98. defcription de fa Bafe Attiquc 99. fa manière derenflei les Colonnes. 105- les efpeces de Portes. 114. &: Tes Con foies. 128

Henri Wotton Anglois.quiaécritdel'Architedurejefti- mele renflement des Colonnes, un abus. /). 105.

Thade^e&Frederic Zuccaro, ont peint dans Caprarole- Fie de Vignole. &:p. 1 6o-

Archite^ure , fon origine & en quoi elle confifte- Préface- moyens pour bien juger de Tes ouvrages. il?iii. différente félon les tems./W- différence de la Gothique d'avec l'Anti- que./'. !•

Architrave i efîet de fa grande faillie- p- 16. pourquoy plus haut quelaFrife. 46- proportions des trois faces de l'Architrave Ionique. /'W.

^rc/jiW^^, pourquoy il fefait-^. 94. fa proportion, iùid. défaut du Théâtre de Marcellus fur ce fujet. 95. la Corniche fert quelquefois d'Archivolte. /W-

Ardoife y fes efpeces, d'oii elle vient, fes grandeurs, fes formes &fesufages.;>. 225.

ArithmsTi^ue^i fcience neceffairedans l'Architedure- Préface- Art ^ CQ(\UQCc{\.. Préface, en quoyconiiile la difpoiition natu- relle pour les Arts- ibid-

Afpe[i d'un Baftimenr,enquoy ilconfifle-/?- 184. & 190.

AjfemhLige , pourquoi le meilleur préférable àlagrolîeurdes Bois.^. 1 89- fes diverfes manières dans les Lambris. 34 1 .

Aflragale , quand il peut faire partie du chapiteau ou du fuft de la Colonne ionique -/?-48-& 292-

Aitic^ue^ fon ufjge & fon défaut-/?. 3 29.

Attrii'Hs , differens félon les fuiets./?- 1 ?-

>^///^f/ de S -Maurice dans S- Pierre à Rome, fes Colonnes-/'. 108-

Amel des Minimes de la Place Royale à Paris , défaut de fes Ni- ches.;». 194.

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TABLE

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y4i»sde Paul .Emile à Rome, défaut de leurs Niches.

^^ P.ige 154.

BalHJlrades, leurs proportions.;?. 518. ornement de leurs Pie-

deftaux&Acroteres. 320. longueur de leurs travées. /^/«.

difpofition des feintes. 3 ii. 1

Bahijtres, leurs proportions car rapport aux Ordres.;. 320 |

leur efpacement. 321. leur forme & difpofition dans les Ef-

caliers. ibid. mauvais effet des ronds qui rampent. 522.

leurs ornemens./i'/W. leur matière & façon. 325. manière de

les arrêter. /^/<:^. g^W^; de Colonne, leur proportion &leurdiverrité./>. 302. g.^/^, retranchée au Dorique chez les Anciens. ;;. 28. l'Ionique deVitruve fans exemple antique. 44. difproportion de fes membres, ibid. diverfité des opinions des Architedes & exemples raportez fur ce fujet.?^/W. les Bafes ainfi que les Cha- piteaux contribuent à la différence des Ordres. 80. pourquoy la Bafe Attique la plus belle & la plus ufitée de l' Architedu- re. 99. contour de fa fcotie. ibii. Bajili^ue d'Anton'm à Rome, fon Architrave.^ . 84. BaftU^Hc dnCâpizolQ, fes Figures de Papes. /?. 285. BjfîUcjue deFano, par qui bâtie, p. 5 o. ^.y/;7/<7^fdeVicence,rOrdrequiladecore./>.22. Bas-reltefs de l'Hiftoire de MarcAurele , leu« fujets. p.

«rffc de Fontaines, leurs bords & figure?.;?. 196.

Bàtimens, leur différence depuis deux fiecles. Preface.Vour(\Mo\ ceux qui font fans Ordres d'Architedure, retiennent le nom des Ordres.;?. 5. manière de bâtir à Rome différente decelle de Paris. 130. raport des Baftimens avec les Jar- dins. [90. en quoiconfifterArtdeplanterlesBallimens. 233 'corn mcihdoiventeftre fondez, thtd. pratiq^uedes An- ciensfurcefujet. 234.

DES MATIERES.

B^rcf^^x dans les Jardins, leurs efpeces, leur décoration, &de quels arbres on les couvre./?, ipy-

Bibliothèque de Saint Laurent à Florence, parquibaftie-/?. 264.

Bibliothèque de Saint Marc à Venife, par qui baftie./?. 51. :

Bois qui s'employe dans les Baftimens. p. 220. d'où pro- i cèdent {ts qualitez. ibid. fon mauvais employ fort dom- mageable- ibid. fes défauts, & le temps de fa coupe. 221. Bois de brin & de fciage , ce que c'eft, & comme il fe débite. ibid- grofïeurs des Bois proportionnées à leurs longueurs 2 2 2.commeilsfetoirent. 225.

5(>/j de haute futaye, fon avantage. />• 195.

5ç/^«f/j dans les Jardins, leurs figures & leur décoration./?-

195.

Bojfagesi pourquoy fifortenufage-/?- 254. abus de cet orne- ment- 255. cequec'eft- 326- doivent convenir aux Ordres. /W. quels font les plus ufitez-/^/^. leur proportion , &ladif- pofition de leurs joints . /W.

Boulingrin, ce que c'eft. /?- 1^5.

Brique, la meilleure matière pour voûter- /?. 251.

Bronzée, comme elle fepeut imiter en couleur./?- 230.

C^majieux, leur différence , & comme ils fe font, page 221?-

Campo Fiiccino Marché de beftail à Rome, autrefois Forum Boa- rium,p-6S. fes trois Colonnes. 90.

Cannelures, d'où imitées-/?. 68- leur nombre félon les Or- dres. 69. leurs proportions & leurs ornemensM ibid- & /. 300.

Capit 0 le deKome, par qui premièrement bafti, &pourquoy ainfi nommé, /?- 282- par qui augmenté , & par qui re- ftauré. tbid, fous quel Pape rebafti , & fa difpofition au rez de chauffée, ibid. fes peintures- 283. fa décoration exte.

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TABLE

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rieure. //'i^- ftatuès &ornemens du dedans. 284. & 185- &

parquiachevé.285. Carreau, fes cfpeces & chacune eft propre- />. 551. manière de

l'afleoir- /^/<â^- . ^ 1. '

Carfoftche, ornement de mauvais goût en Architedure- p-

286.

Cafcades,h\ir<i efpeces. ;• 198-

Chapelle de Noftre-Dame des Infenfez dans S aint Pierre de Ro- me, fa Colonne corfe./?. io8-

Chapelle de Sixte au Vatican, fcs Peintures./J. 2 6a.

Chapiteau, l'Ionique Antique en quoy fingulier & exemple. n.39. difficulté de fa veùe d'angle- tbid. origine du Co- rinthien. 56- le Chapiteau eft la marque la plus efTentielle pour la diftinftion des Ordres , 66- différence des propor- tions de Vitruve &: des Anciens fur le Corinthien, tbid. re<'les des Modernes fur ce fiijet. (58- Chapiteaux Pila- ftres, pourquoy quand ils font feuls, plus hauts que ceux des Colonnes, tbid. pourquoy la feuille d'Olivier, y eft pré- férable 2 celle d'Acanthe- -'btd. diverfité des Chapiteaux qui fe trouvent dans l'Antique. 96- les attribus du Chapiteau j ne peuvent faire changer le nom qu'il tire des proportions de fa Colonne. 98- différence de l'Ionique de Michel- Ans;e d'avec l'Antique & celuy de Sc.imozzi. 202. quelles feuilles conviennent mieux aux Corinthien & Compofî- te. 294. & 296. l'Art de le travailler. 296. enquoiconfiftc fa beauté. 310- Charpcntcrie, plus ancienne que la Maçonnerie, p. 20. com- | bien neccffaire dans l'Architedure- iS6. explication de les parties. 187- celle des Italiens diiftrente delà nôtre.

284- Chajfe de rainteCcneviéveà Paris par qui élevée./j. 292. Château d'x-Vnct, CompartimensduPavé&idela Voûte de fa

Chapelle- /3- 354- Chàtca'i de Caprarole, fa fituation , la nature de fon terrein ,

&: la figure de fon Plan. p. 256- la manière dont les pen-

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DES MATIERES.

—------—-————— —^ ^ .^1

tes y font traitées. 2 5 8- idée de fa décoration. 259. nom- bre de Tes chambres. i6o- &: richefïe de Tes Peintures

Châtem de Clagny prés Verfailles, l'Ordre de fesVcftibulcs. p.zi- les Pikftres defonSalon. 68- fes Niches. 155. fes Cabinets de treillage. 197. puifards de fes Combles & leur inconvénient. 551.

Chàteanâit S.Cloud,balufl:resdefon Efcalier. ;?. 323.

C/p^/frtAfde S. Germain en Layc, Ton Boulinj^rin.;?. 19(5.

Château du Louvre à Paris , Rufliique de fi Galerie./?. 9, Ordre dcfaSallcdesSuiiTes. 54. rang dès Ordres qui en décorent la Cour. 74. fon Ordre Compofite. 81. la fculpture de fa Frife. 84. l'enrahlementCorinrhienderaCoar. 8(5. la corniche dtfi Galerie. 88. fes Croilées. 158.& 140. fesfou- chcsdccheminées. i (j 5. les Colonnes de fon Vcftibule. 292. & celles du Paflage de fa Galerie. 302 .

Chàfea:4de Maifons à quatrelieùes de Paris, fon Dorique./?. 2 r .

Chài eau de ^arly à quatre lieues de Paris, dirpoiltiondefon Jardin,/?. 190. corniche de fon Salon. ;?. 335.

Château de Rincy à trois lieues de j Paris , fon Salon, p.

Château de Sceaux à deux heùes de Paris, fes Berceaux de treilla- ge./). 107, _

Château des Thuilenes bafti par Catherine de Medicis à Paris , fcsCoIonnesIoniques.;'. 9. & leurBafe.44.fesPorriqucs. 78.ornemens dufufl: de fesColonnes Ioniques. 82. & 302. fesNiches. 150. fon Jardin. 190. entrelas de fonEfcalierà deux rampes parallèles- 524.

C/;.Trf4//deTfianondans le Parc deVerfailîes, fa Pépinière de fleurs./?. 193.

Chàieau de Vaux le Vicomte à huit lieiies de Paris, fes Cafcadcs. p. 2c8. & fon Salon- 248-

ChÀieaM de Verfailles à quatre lieues de Paris , fon Atti- que-p. î 12. fes ouvrages de Serrurerie- 118. les Portes de Te^ Apartemens. 119. fes Croifées- 138. (on Jardin. 190.

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TABLE

couverture de fon Aile droite. 215. baluftres de fon grand Efcalier. 323. compartimens des Marbres de fesEfcaliers.

559. Chaux, quelle eft lameilleure./». 2 T4.

C/;<??»/»j,difFerens noms de ceux des Anciens.;?. 348.îeurs Aires comment pavées./?. $50. conflrudion des Grands pour les rendre plus commodes. /^/W. Cheminées , pourquoy plus ou moins en ufage. p. 158. leurs erpeces./^;'^. leurs tuyaux. 160. leur fituation dan^les Apar- temens. 161. leurs ornemens. 162. la hauteur de kurs Tou- ches. 165. proportions & ornemens des grandes Chemi- nées. 166. des moyennes & leurs fujetions. 168. des peti- tes. 170. quand leurs tuyaux pris dans l'épaifleur des murs. 179. G>»i?«r, quel eft le meilleur.;?. 2 14. Clefs d'Arcades, leur faillie & leur fculpture./?. 6i. Coliz,€e Amphithéâtre de Rome bâti par l'Empereur Vefpa^ fien, imperfection de fon Dorique, p. 2. n'eft pas un ouvra- ge correâ:.22. proportions de fes Arcades & Jambages. 42. fa Corniche de couronnement. 85. pourquoi en partie démo- li. 124. fes Corniches. 529. Collège Mazarin ou des Quatre Nations à Paris, vitraux de fon

Dôme.;?. 1 5 5. mezanines de fonPavillon. 5 30. Colonades Ioniques, facilité de les difpofer.;?. 40. Colonnes, leurorigine. p, 2. leurs efpeces- 5. P/.i. 5: p' ^06. manière de les efpacer félon Vitruve. 8. & 9* ïes Dori- ques antiques pourquoy fans bafe.28. deux manières de diminuer les Colonnes félon Vignole. 1 00. caufe de leur diminution. 102. pourquoy les Colonnes de granité moins belles en proportion que celles de marbre. ihÛ. les Gothi- ques n'ont point de diminution, ibid. le renflement des Colonnes n'a point efté pratiqué par les Anciens, & l'opi- nion de Wotton furcefujet. ihid. manière de les diminuer . félon Monfieur Blondel. 104. manière de tracer les Co-^ I lonnes torfe»; félon Vignole, jr^^- invention &r antiquité

DES MATIERES.

de cette efpece de Colonne. io8. elle a plus de richeffe qae de folidité. ibid- il s'en trouve de cannelées torfes. 109. exemples des plus riches entre les ornées, iio. &: 500- proportion de l'Entablement qui leur eft propre, ibid. dif- polition& varietéde celles qui ont des ceintures, & les en- droits où elles conviennent- 302. raifons de leurs différen- tes difpoluions. 304. défaut d^s groupées- ibid. leurs efpeces & leurs divers ufages. ^oô. ornemens desCoIoffa- les-, &: comment traitez, ibid. conftrudion d'une Roftrale- 307. utilité qu'on peut tirer des Milliaires. 30p. doiventcon- venir aux lieux qu'elles décorent. /^/df. &: 51 1- avantage de la Militaire. 3 1 1.

Colonne TrajaneàRorne, eft un Tofcan irregulier. jo. 6. &fa Bafe. 14-

Combles i difFerens fuivant les climats, p. i85- leurs efpeces. ibid. avantages & défauts du Brifé. tbid- leur alTemblage & leur couverture- 187-

Compartimeyjt, ce que c'eft- p. 335. raportdeceuxduPavé avec ceux des Voûtes. 355. &c- manière de tracer celuy à points perdus- 354- comment fe font les petits Comparti- mens. 355.

Ordre Compoji-te, fon origine- p- yi- fa différence d'avec celuy qu'on nomme Compofé. ibid- les premiers Baflimens il a paru- ibid- Tes proportions, tbid. & 75- fon mélange avec leCorinthien dans l'Eglife de S- Pierre. 74. en quoy con fifte fa richefle. 8 2 - fes plus beaux modelles & fes propor- tions femblables au Corinthien- ibid.

ConfirH^tont ce q ue c'eft/?- 2 3 i . & fes règles générales, ibid-

Contre-cœHrsàQkï^ovLïhs cheminées, leurutilité& leurs or- nemens./?. i6z-

Ordre Corinthien y fon origine, p. 56-* opinion de Villalpande fur ce fu jet- tbid- fentiment de Vitruve fur cet Ordre, con- traire aux Baftimens Antiques. 58. pourquoy tant répété par les Anciens & par Michel-Ange. 59. perfeélion.des proportions Corinthiennes, ibid- ell le comble de la per-

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TABLE

feiflion & de la richefle de l' Architefture- 74.

Corniches-, fervent quelquefois d'Archivoltes- p. 95. leur utili- té fleurs moulures- 5 2 8- leur différente conltrudiion par ra- portaux lieux elles font employées & aux Ordres. ////W- & 51p. oij elles peuvent fervir de plinthe- 319- leur racorde- ment contre les Pavillons. /^i<^- leurs proportions. 350. com- me elles fe font à Rome- 331.

Comc^fj de couronnement, fervent quelquefois d'égout. p, 330. leur conftruâ:ion pour les murs de Maçonnerie & les pans de bois. 3 51. abus de leur interruption. 331.

Corniches de dedans, 01^1 employées./?. 352. leurs ufagesdans leschambres, &leurconflrud;ion- /^/^. &334. leurspro- portions- 5 3 3. leurs ornemens. ibid^ & 354. leur faillie. 334. ne doivent pas eftre interrompues, ibid. faillie de celles des Coupes ou Culs de four. 345.

Coupes de Voûte , leur contour pour eftre parfaitement fpheri- ques.;?. 34<5.

Cour, fa pente.;;. 17(5. petite Cour pour éclairer les Gardero- bes. 179. pourquoy les Cours petites chez les. Italiens.

257- Cours de la Reine plantéau bord de la Rivière de Seine fous la

Régence de Marie de Medicis, fes Portes./». 117. Croifées , leurs efpeces./». 1 3 2. leurs proportions. 134. leur dé-

coration. 1 39. &leurfermeture. 141. Crojfeîtes, abus pîûtoft qu'ornement en Architedure./». 28^.

D

DEcoratiomi en quoi confiftent celles des Façades, page 182. les Ordres ne conviennent pas à toutes fortes de Décorations. /^/W. Denticttles afFedées à l'Ionique.;;- 3 8. & leurs proportions. 45. Dejfein, eft le principe des Arts. Préface. Dt.imetre de la Colonne au droit del'Aftragale, fouvent égal au •Diamètre naturel chez les Antiques./). 1 6-

JDiminnfion

DES MATIERES,

Diminution des Colonnes , de deux manières.^. loo. origine de la Diminutions: du Renflement. 102.

Diflribution , en quoi elle confifte, p, 172. fe traite différem- ment. 173.

Dômes i en quoi confifte la beauté de leurs proportions. ^. 251. qui eft le premier qui a fceu les décorer. 253.

Dômes dff Je/iadch Maifon Profeiïe des Jefuites à Rome, fa décoration , fa lumière & fa voûte, p. 251. figure ue Ton plan. 252.

Dôme des Invalides a'Pins, Ton diamètre, fa décoration & par qui bâti. z?. 255.

Dôme de Saint Marc à Venife , de Saint Antoine à Pado ûe , de A'ïihn, ôcdePife, leurs proportions & décoration. /?. 252.

Dôme de Saint Pierre à Rome , Tes lucarnes, p'i^^' fon diamè- tre. 2 5 2. par qui bâti. 253.

Dôme de Sainte Sophie à Conftantinople , fon diamètre, p*

Ordre Dorique , fon origine & les Bâtimens les Anciens l'ont employé, p. i^.oii il convient- tbid. première idée del'Ar- chitedure régulière. 20. le plus difficile à mettre en œuvre, &: fcs Colon nés accouplées, ibid.

Dorure, de différente manière dans les Bâtimens. p. 22p. com- me elle fetoife. 230.

EAuy fesqualitezpourfaire le Mortier. ^^^^214. Echafants, comme ils fe doivent faire. ^.244. Ecuries , leurs efpeces , leur grandeur , & leur lumière.

p.i-jC. EcariesdeP^erjaillesy leurs Croifées. ^.138. & leurs Combles.

18^. Edition de ce Livre , pourquoi préférable aux autres. Pré- face'

1 1

TABLE

m

Eglife de fainte Agnès hors de Rome , ornement de Tes Colon- nes, p' 300.

EgUfe de S, jindré à Ponte-Mole, en quel tems, fous quel Pape , & par quel Architede elle a été bâtie, p- 1/\6. Tes proportions par dehors, ibid- & fa décoration par dedans. 248.

EglifedeS' André de la VaïUdei Theatïm à Rome, dudeflein de Pierre Paul Olivieri Architede & Sculpteur, Ordre de fon Portail, p- 74. Vitraux de fes Chapelles, i $ 5. & beauté de fa Chapelle de Strozzi. 3 39.

Egltfe des Grands Angtijims à Paris , défaut de fon Jubé- p.

Egltfe de fainte Catherine de la Cotttare à Paris, défaut de fon Portail fur la rue. ^.115*

Eglife de Saint Charles alli Catinari des Barnabites à Rome, du deflfein de Rofato Rofati Architede, les Ordres de fon Por- tail- />. 74- & les Vitraux de fon Dôme. 135.

Egltfe des Pères Chartreux à Rome , quel lieu c'étoit autrefois. p, 74.

Egltfe de S.Eflienne du Mont à Paris , entrelasdesefcaliersde fon Jubé. />. 324.

Egltfe de Saint EÙfiache à Paris , ornement de fes Colonnes. ;;.3ro.

Eglife des Pères Fettîllans a Paris, entrelas de fes Tribunes, p.

Egltfe de Saint François Xavier du Noviciat des Jefuites à Pa- ris, régularité de fa Frife Dorique. ^.22. & par qui bâtie.

y-'

EgUfe de Saint Georges Major à Venife> beauté de faconftruc- tion, & par qui bâtie. pl^9-

Eglife de Saint Jean de Latran à Rome, matière de fes Portes. p. 110- par qui rcftaurée. i 54. corapofition de fes Niches. ibid, & beauté de leurs Colonnes- 211-

Egltfe de Saint Jean des Florentins , commencée par Michel- Ange à Rome, difpofition des piliers de fa Coupe, /•251.

DES MATIERES.

Eglifedugrandjefus à I^ome, quand & par qui bâtie, p. z 50. (ts proportions , fa difpofition & fa décoration- ihid, fon Dô- me. 2 5 2 . & fon Portail. 255.

EglifedeS- Ignace ^n Collège Romain à Rome, dudeflein du Dominiquin Peintre , & d'Alexandre Algardi Sculpteur, les Ordres de fon Portail, f. 74. & fon Vitrail à balcon.

2pO.

Egl'fe de l'uibba^e de Joyenval , Pavé de fes Chapelles. />.

354-

Egltfe de Saint Laurent in Dama/h dans la Chancellerie à Rome , fa Porte, & par qui bâtie. p.izS.

Eg lije de Saint Louis des Je fuit es à Paris , Ord res de fon Portail. />.74 fes Vitraux. 1 34. & décoration des piliers de fa Coupe. 251.

^glife de Saint Louis des Invalides à Paris , en trelas de fes Tribu- nes. /'•$24.

Eglife de Saint Marc Ducale cfr Patriarchale de Venife , fon Pa- vé.;;. 3 5 5.

Eglife des Filles de Sainte Marie de la Vijttation à Paris , d u de f- fein de François Manfart, défaut des Colonnes de fon Por- tail.^. 103.

Egltfe de Sainte Aiarie in via latà dans le Cours \ Rome, du dciïein de Pierre de Cortone, défaut de fon Portail. /?. -76.

Eglife de Sainte Marie Majeure à Rome , fa difpofition. p>

78-

Egltfe de Sainte Marie Egyptienne à Paris, défaut de fon Por- tail.;?. 75.

Eglife de Sainte Marie de la Vi^oire à Rome , défaut de fon Por- tai!./>• 321.

Eglfe des PP. Mathurins ou Trinttaires \ Paris , les Colon- nes de fa clôture du Chœur. p.^)5, & celles de fon Autel. 212.

Edfe des Prejlres de COratoire de Jefus rue Saint Honoré à Paris , du deffein de Jacques le Mercier, diftribution

U IJ

ï

TABLE

Des Modillons de fon Corinthien, j). 60. &ftuillcs de Tes Chapiteaux. 68.

Eglife de Saint, P ad à Rome , fa dirpofition. p. 7 g.

t'fitpdeSatnt P/frrt furie Mont- Vatican à Rome ' décoration de la Place qui eft devant. /?. 25. pourquoi le Corinthien y eftrepetc. 59. défaut deî'lmpoftedu dedans. 92. beauté defaliafe Corinthienne du dehors. 99. fes Colonnes torfes. io5. fon Baldaquin. 1 10. fes Vitraux. 1 54. &ri$6. fa Lo- ge delà BLnc-diftion. 140. proportions de fes Nichts. 148. beauté de celles de dehori . i 5 r . quand rebâtie. 263. fon dQ{- fein, par qui changée augmenté. 265.

EglifedeS.Purrem PtncoU à Rome, fes Colonnes Doriques.

Eg.tfe de S. Ouentin en Picardie , fon Pavé. />. 3 5 5. Eglife de fa:nte Sophie àConftantinople, fon Pavé.;?. 355. EgUfè de laSorbonne à Paris bâtie par le Cardinal de Richelieu furie dtfftindejacques le Mercier, diftribution de fçs Mo- dillons du dedans, p. 60. Ordre de fon Portail. 74. Archi- trave de fon Porche dansla Cour. 86. Vitraux de fa Nef. 1 34. ceux de fon Dôme. 135 défaut de fes Niches. 148. & déco- ration des piliers de fa Coupe. 251. EgHfe de fihue Suz^anne à Rome, abus de la Baluflrade defon

Portail. /?. 321. Egltfe des PP.Theatins à Paris , irrégularité de fes Vitraux, p.

141. &: de fes Niches. 149. Eglife du Monajiere Rojal du Fal de Grâce à Paris , du dcffein des fieurs François Manfart, le Muet, & le Duc, fcn Im- pofte Corinthien du dedans- ;>• 94- par qui fondée- 11 o. fon Baldaquin, ih.d- fes Vitraux- 134- plate bandes de fa Voûte. 544. fa Coupe peinte- 34(5- Pavé de fon Dôme & de fes Chapelles. 354- Entahlemi-ns-, doivent eflre proportionnez aux Colonnes, p- 70. d'où Vignole a imité fon Compoflte. 86. quand les Mutules les Denticules y doivent eflre employez.

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DES M A T î ERES.

rt[^Ber

ibid-^ les Mutules qui n'y font pas propres. S-'î- beauté de ce- lui de Vignole. 1 1 1- ieursproportions. 5 zS- & ^ ^o. convien- nent entiers aux édifices publics. 5 50. ce qu'on en peut retran- cher & quand on les doit enrichir- ibid. leurs défauts en France & en Italie. 531.

Er.tre- Colonnes y doâirine de Vitruve & des Anciens fur les Entre-Colonnes, p. 58- le meilleur exemplç, pour en don- ner la règle , & l'opinion des Modernes fur ce fujet. ibi- dem.

EntreUs d' Afui y ils réufliffent mieux- /?. 324. leur's pro- portions, leurs orncmens, & leur folidité./W. façon &ufa- ge des Gothiques, ibid-

Efcaltersy leur hauteur de marches ,; & leur giron- p. l'jj, nombre des degrtz de leurs Rampes. 178. leurs efpeces- ibid. & 241. beai^tédes Efealiers de Charpenterie- ibid. leur conftrudion. 187. défautsdesEfcaliers c.aufez.par leur fu- jedion. 241.

Etage , diftribution de ['Etage fouterrain ou des OflSces. p. ^74- pourquoi l'Etage au rez-de-chauflée plus élevé de terre quelepavé. I42.-&.I76. celui ci regleledefîus & le deflbus. /W. enquoiconlifteie belEtage. 1 80- drftribution de l'E- tage et' galetas- 181. ....

fm/fdansunParc, cequec'eft./?. 194.

Examen des Ouvrages d'Architedure, comme il fe doit fai- re. Préface.

^AT^rt/ftf dans la pratique des Arts, cequejc'eft- Pref^c^.

Façade , en quoi confifte leur décoration, page 182- ce qu'il faut obferver en les regratant- 3 1 1. moyen de rendre agréable l'afpe(â des fim pies Façades. 337. Fmjhes , leurs proportions 8i leurs efpeces- p. 152- pro- portions des grandes, & leurs exemples. 134- proportions des Feneftres d'un Dame. 135. Feneftre du milieu d'une

TABLE

Façade diftinguée par Tes ornemcns* i^â. proportions & fituations des moyennes Feneftres, 1 37. ufages & propor- tions des Mezanines. 139. décoration des Feneftres. ihid. exemple des plas belles. 140. leur fermeture de fer ou de bois. 141. Peinture & Sculpture de leur Menuiferi*. oh. celles à Balcon peuvent eftremifes à propos. 290. leur décoration doit porter de fond- il^id. Fer , peu en ufage chez les Anciens- p,ii6. utilité' du gros Fer dans les hâtimens. ihid. & ziy. moyen d'en empê- cher la rouille, ihid- fa quantité n'eft utile que dans les grands édifices, ihid. Tes grofleurs proportionnées aux lon- gueurs, iùid. le Fer qui eft au dehors doit être imprimé de couleurs. 218. en quoi confifte celui de menus ouvrages, i^/^^.qualitezduFer. 2 19.

FetiHUs , les plus propres pour les Chapiteaux , & comment difpofées&refenduës.y>. 294. 296. & 298.

Figures y proportions & folidité de leurs Piedeftaux. />. 515. & 5 16. proportions qu'elles doivent avoir pour les lieux qu'elles décorent, &leur difpofition dans les Places publi- ques, ibid.

Figures raportées dayts ce Livre. Celles de Moïfe. />. 1 5 4- ^^ Nô- tre-Dame de Pitié. 2^2. de deux Efclaves. 282. de deux Sphinx. 211. & 285. du Tigre & du Tybre Fleuves. M. & des Papes Paul III. Grégoire XIIL Léon X. Sixte V.& Urbain VIII. 285.

Fontaines jalltffantesj principal ornement des Jardins. ;>. 198. leurs efpeces & leurs décorations, ibid.

Fontaine des Saints Innocens à Paris, proportion du Piedeftal de Ton Ordre. />. 80- de fon Chapiteau. 82. de faCorniche. 87. &deron Importe. 94.

Fouille des ferres, comme elle fe doit faire. }>. 175. &350.

Frife, Origine de ce nom. ^. H^.reglcdefesomemens. ibid. beauté de celle du Louvre ibid- peut recevoir les infcriptions. 85.

Frontiffice de Néron rgrand Bâtiment Antique à Rome", dif-

DES MATIERES.

pofition extraordinaire des feuilles de Ton Chapiteau, p- 58. ion Architrave. 84. & Ton Entablement avec mutules. 8().

G

GEnie dans TArchitccflure, en quoi il confifle. Vrifacc* Giaife , fa qualité, pa^e 25$. Goût Si pourquoi difFerens en Architedure. Préface. Grais , fes avantages & Tes défauts, p. 208. utilité du Grais dur- ibid' la meilleure matière pour paver. 3 50. &

C7rortfj dans les Jardins, d'où imitées. />• 1 95>. leur décoration & leur matière, ibid*

Groupes , en q^uoi ils différent des Figures- ^.15$. proportions de leurs Piedeftaux. 5 1 4.

Groupes rapportez dans ce Livre, ceux d'Alexandre Faméfe. /?. 153. du Raviffement de Proferpine. ibid. & 514- d'Apol- lon & de Daphné par le Cavalier Bernin. ibid, de la Re- nommée du Roy Louis XIV. par Dominique Guidi. ibid. de Perfée& d'Andromède par Paul Puget deMarfeille.»^/^. de Laocoon antique de trois figures. 1 54. & 5 i4dela Paix des Grecs antique de deux figures dans les Jardins de Verfail- les. tbid» de Zethus , Amphion &c. antique. /?• 3 14- du Ra- viflement de Pandore. 514.

H

HOteUAumotttmç. dejoiiy , décoration de fa Porte, page 116. Hôtel de Condé rue du même nom, fermeture de fa Porte, p.

1 16. Se zjo. Hôtel de Conù à Verfailles , compofition de fa Porte, p.

117; Hêtel de Crf^«î, devant les ThuilleriesàParis, Donque de

fa Porte./. 21.

TABLE.

Hôtel d* Ejjat Tu'éda Temple à Paris, Pilaires de fa Porte, p- 288.

Hofel Ro^al des Invalides dude([çiadçM.Qn{le\irBm^nd , Ba-

ludndedefiCour. p-iiî- HoteldeLouvoh rue de Richelieu, Treillage de fon jardin- p. roo.

Hôtel de Pftifori rue Saint Honoré , décoration de fa Porte, p. \i6.

Hôtel Segttier , OU des Fermes du Roy , mauvais effet des baluftres de Ton efcalier. />• 522.

Hôtel de faille à Paris, du deffein de François de Cortone, dé- faut de Tes Niches- /?. 149.&155. compartimens de la voû- te de fon efcalier. 545.

HôteldeUyrilliere prés la Place des Viâoires , du deffein de François Manfart, Dorique de fa Porte, p.zi^ & entrelas de fon efcalier. 524.

I

Ardins , leur terrein de trois manières. />4^^ 190. leurs efpe- ces. 191. moïens de les varier, ip 3. & 199- de régler leurs pentes. 194. 195. & 196. de décorer ceux de Ville. 199. Le

Potager- ibid^

Impose trop faillant , pourquoi abus en Architeélure. p. 10.

utilité de l'Impofte aux arcades & fes proportions. 9 2. trois

manières de traiter rimpofte. 94. Irifcripttom , de quel ufage dans les Bâtimens./?.-28 5. & leur uti- lité dans les piedeftaux. 517. Injlrument pour décrire le contour de la Colonne, comment

compofé félon Monfieur Blondel. p* 1 04. '^otns des Pierres , leurs efpeces. />• 2 3 7. Ordre lonicfue , fon Origine- ;>. 36. les Bâtimens confidera-

bles il a été employé, tbid. l'ufage qu'on en doit faire.

jbtd. fes proportions. 38. s'il peut y avoir deux Ioniques

réguliers. 59.

JMfnhrii^

DES MATIERES.

L.

LAmhrh de Revêtement , leurs Compartimenschezies An- ciens./^^^^ 358. comme on les fait aujourd'hui. lùtd.Sc 359. leurselpeces, & leslieux chacune eft propre. il>id. Contrafte de leurs couleurs. /^/^. &3 59. manière de les faire de marbre. 33p. ufage & utilité de ceux de bois. 540. leurs proportions. 34 1 . leurs afTemblages de diverfes manières , & leurs Compartimens. iùtd. proportions de leurs panneaux. /Â/W.qualitezduboisdonton les conftruit. 341. ceux qu'on nomme Plafons ou Sofites. 347.

Liaifotjy ce qu'on entend par ce mot. />. 113.

Lîttarnesy kursproportions& leurs orncraens. /. 139.

M

Myiçonnerle, fes efpeccs. f'tge 336. avantages des unes & défauts des autres. 337.

Aîatfon Bl.r/jchede Gaillon, fes Colonnes ru ftiquées-,/?. 510.

Mafon des Marchands Drapiers à Paris , Dorique de fa Porte. />. 2 1. . *

Maifon quarrée de Nifmes i fes Modillonsàcontre-fens. />. 88.

A^aifon de F'dle de Lyon , défaut de fes Baluftrades, 0.321.

Manteaux de Cheminée y leurs difFerens Profils, p. 166, &: i<58. leur conftrudion de marbre comment variée. ^îô. &c.

Marbres^ ce qu'on entend par les antiques & les mo- dernes, p. 20p. pourquoi les Anciens les employoient plûtoft folides que par incruftation. 210. pourquoi quelques Carrières de Marbres antiques, perdues. 211. noms, qualitez & couleurs des Marbres, ibid. lieux d'où ils fe tirent, ibid» ce qui en augmente le prix 213.

o o

TABLE

défauts des Marbres, ibid^ leur imitation en Peinture- 250. commeils doivent être variez dans la Décoration. 339. leur employ dans les Lambris , & les lieux qui en peuvent erre entièrement décorez, éd.

Marché ou PUce de Ncrva Bâtiment antique à Home, fa Cor- niche./». 70. fa Sculpture & fa Frife. 84.

Mentitferte, Ton Aflemblage. /;• 121. & 541. Tes Lambris. 170. & Tes avantages. 185-

Aiez^anmes, commentpratiquéesdansIesFnfes. ;>. 350.

Maopes, pourquoi ils doivent être quarrez-/)- 12. leur Sculptu- re. 32.

Modelles, leur utilité- Préface- ^

WodUlons , leur Divifion négligée par les Anciens. />. (îo- étude des Modernes fur cefujet- ibtd. les pointus défedueux. tbtd. forme des Caiflesdeleursrofes.;^;.^. pourquoi celles des En- tremodillons de Vignole ne font pas quarrées. SSlcurs Feuil- les fembhbles à celles du Chapiteau, ibid- différence du Mo- dillon & du Mutule. ibJ. c^uxâ^cCampo racd?to e\\imez les plus beaux. 60. manière de les tracer félon Scamozzi.

MoL'le, redudionde celuy de Vignoleen3o.parties, pour- quoi inutile. Préface, pourquoi le Module préférable aux mefures particulières, comme Pieds, Brades, Cannes, &c. Préface de F'tgnole,

Mortier ycomme il doit être fait pour être bon./». 2 14. le meil- leur & fes militez, î^/^. fcsqualitez. 21 5.

MofzïqHt, fon emploi & fa durée. /?. 34<5-

Moulures, leur contour établi fur la Géométrie. ;. j- leurs or- nemens. v i . doivent être taillées & liffes alternativement.

vïii. &'333. Mun , fcrvitude des Mitoyens, />. 352. efpeces deCompar- timens de ceux de face. 33<5. leur ragrément^ & recouvre- ment de ceux de Moilon. 337.

DES MATIERES. N

Niches, leurs efpeces , leurs foi mes & leurs proportions page 14(5. doivent convenir aux Ordres , à leur (i- tuation, & aux Statues. 148- celles qui font e (limées les plus parfaites. 149. doivent porter de fond. tbid. pour- quoi elles font mal aux encognuies. ibid. ornemens & pro- portions des Niches ruftiques. tbid- Niches quarréesles moins en ufage, & exemple- 150. Niches des Groupes au rez-de-chauffée , & exemple, ibid, & 151. ornemens des Niches, & à quoi ils doivent avoir raport. 151. abus fur cefujet. tbid. Niches ou Kenfoncemeas pour les Buftes 151. manière de voûter ks Niches. i^.Y/. Niches appellées Tabernacles, ce que c'eft, & exemples. 154. Niches fervant à décorer les Autels, éid. NivelUmmti comme iife doit pratiquer. />. ipj. & 2 5 5.

o

ORayigerieSy leurexpofition, leurs Serres, &IeufsPartcr- ï^s- pa^el^J^^l';^%• Orangeriedef^ÉrfalLles , fon Ordre d'Architedure. p. 8. Cûde

four de fes Niches- 1 5 2. & fon Parterre. 198- Ordre, principal ornement de l'Architedure. Pref- Ordre & Ordonnance, ce que c'eft. />. i- mélange des Ordres pour- quoyabusen Architeâiure- 2. leur origine. /W. leursnoms félon Scamozzi- 4. ceux de Vignole pourquoy faciles à exe- cuter. 5. inconvénient des Ordres les uns fur les autres. 76. attributs & ornemens de l'Ordre François. 298. Ornemens, pourquoi indifferens ou fignificatifs. />.vi. doi- vent convenir aux Ordres, vu i. & aux lieux qu'ils dé- corent. IX. 198. & 302. opinion de Vitruve touchant les Ornemens. 98. leur difpoûtion fur les Colonnes. 500.

00 IJ

T A B L E'

& 5 o 2. ceux qui conviennent aux Entablemens & Corniches de dedans. 3 55'&'3 34-

ly^lats Borghêft à Rome , bâti par le Pape Paul V. furie deffein de Charries Maderne & autres , Tes Portiques, p.ige 78. & Ton grand Efcalier. 257.

Palais de la Chanceierie à Rome, fesPortiques avec des Colon- nes./). 78. Tes Portes de Vignole. 114. par qui bâti & d'où les pierres ont été tirées. 124. fonEghle. 128. goût defon Ar- chitedure. 255.

Palais Farnéfe IKomo, régularité du Dorique de fa Cour. p. 22. & 24. proportions de fes Arcades. 42. ordonnance du troinémeOrdredefa Cour. 78. Sculpture de fa Frife Ioni- que. 8($. défautsdes Portes de fes Apartemens. 1 1 9. fes orne- mens du dedans par qui "achevez. 138. & 164. fes Fenêtres au rcz-dc-chaufTée. 142. fes grandes Niches. 151. fon étendue. 265. & défaut des Fenêtres de fon fécond étage. 290.

Paitis Maffimi prés S. André U nUe à Rome, régularité de fon Dorique , & beauté de fes Colonnes. /?. 22. par qui

bâti. ibid. Palais de Monte- Cavallo à Rome , du defîein de Flamir.io Pon-

tio , fa Loge de la Benedidion . /?. 1 40. PaUh d'Orléans dit Luxembourg à Paris , fon Tofcan régulier.

n.8. fesColonnes à Boffages. n.leurPiedeftal femblable à

celui de Vignole. 12. diftribution de fa Frife Dorique. 20.

Terraflede fes Portiques. 78. & défaut de fon grand Efca-

lier. i''7» Palais de 'PaltjhiKex Rome , du deflein du Cavalier Bernin , fon

Salon./?. 136. i.'^ rr J rr

Palais du Dhc de Parme à Plaifance , par qui bati. r^ede Fi- çnole. , o 1 /r j r

PaUihRojall'^ànSy fon Tofcan régulier, p. 8. défaut de les

DES MATIERES.

grandes Portes. 6i. de fon grand Efcalier. lyy.&defesBa- iuftres. 522.

Pa!:iij Siichciti à Rome , par qui bâti & fes Croifées, p. 142.

PaLuj du f<it!can à Rome-, fes Loges. /?. yS- Voûte de Ton Ef- calierenperiftyle. 5 15. '

Pjusdcùos, leurutilicé&'leur aflemblage. />. i88.

Pafitheon, le plas fameux Temple des Anciens , aujourd'hui fainteM:riedclaR.otonde à Rome, beauté de fon Corin- thien./?. 58. fesMôdillons- 60. fa Bafe. 64. fes Cannelures. 6$). infcription de fa Frife. 86. ufige de fon Entablement Corinthien du dedans. 94. fes Portes de bronze, iio- fes Niches. 151. fes Tabernacles. 154- défaut de fon Pave- trient. 354.

PM.]:iety fesefpeces. ;>. 185. &oùpropre. 552.8: 555.

P.irtcrres, leurs efpeces. ;>. 192. &c.leur décoration- 195.

IPazé , ce que c'eft , & fes efpeces. p. 5 48. 5 50- & 3 5 1 . fon utilité fort eftimée des Anciens. 34S. le Grais pourquoi le meilleur. 3 50. & 5 5 1 . fes grandeurs , & 011 propre. 551. ma- nière de l'affeoir. :bid, efpeces SiTufagesdu Pavé poli. ;i;/W. di- verfes ngurcsde fcs Compartimens. ibid. 353. 5 54- &:c.choix des marbres pour fa conftrudion./Z'iJ. matière & figure de fes petits Compai timens- 3 54. 'S: 3 5 5.

PemtHre, owimprcjjîon, en quoi necelTiire dans lesBâtimens. p. 2 2 8.avantage5decellequiefl: blanche. //'/(^. Compofition des différentes couleurs, ibid. ce qui en détruit le bel eifer. 250. comme fetoifelaPeinture. ibid.

Perrons, quels font les plus beaux & le nombre de leurs mar- ches, p. 196. &: 197.

Perfpe^tve punte, fon effet. />. 199.

Pii.ijhçSy leurs difpoIîtiofiS, /?• 304. défaut du plié. /^;W. &:fu- jetiondeTebrafé. ibid.

Piede/laux de r>gnole , blâmez par Scamozzi. p. 64. règle des Anciens fur ce fujet. tbid. méchant profil de la Bafe j Corinthienne de Philibert de Lorme. tbi.i, diiTerentes pro-

00 11)

TABLE

«9

portions de ceux des Statues. 312- & 515. lears efpeces ibid. les triangulaires d'où imitez- 514. leurs ornemens& leur folidité par raport aux Figures. 5i5-& 516.

Pierres i leur Utilité, & leurs qualitez- /?. 202. leurs différentes efpeccs, & les lieux d'oii elles fe tirent, ibid. &cc. Avanta- ges des Pierres tendres. io6. d'où dépend leur bonté, ibtd. avantages des Pierres dures & ruftiques. 207. Pourquoi le ménage fur ce fujet, eft un abus dans la pratique de bâ- tir. zo8- deux manières de les tracer. 258-

Places publiques , riches d'Architeélure & magnifiques chez les Anciens./?. 507. &: 308. d'où procède leur beauté. 308. avantage deleur Situation &: difpofition. ibid,

Plafonsj leslambriffez déplâtre pourquoi moins durables que ceux de boisapparens. p. 188. comme ils fe font en France. 346. difpofition des Compartimens &: ornemens de ceux qui font cintrez &c. ibid- & 347. quels font \ts plus fu- perbcs. ibid. leurconftrudion./W.

Plan y fes différentes figures. ^.252. comme il doit être cotte. ibid, & comme il fe doit racorder fur l'ouvrage. 255.

Planchers , leur différente conftriidion par raport aux lieux- p. 5 3 2. & leurs Aires de plâtre. 552.

Plâtre, fon utilité, &:fes bonnes qualitez. ^. ir 5. d'où vient le meilleur. »^»W. , & comment il s'employe- ibid. fesdé- fauts, & comme il fe mefure. /^;(^.

Plor/jb , fes qualitez , fes efpeces , & fes ufages. p- z 24. fon poids fur fon épaiffeur. tbid. fon mélange pourlafoudure-/^;^. & fes défauts. 225.

Poêles y leur ufage & leur matière. p.i6l-

Ponts Aniiqtfes , leur durée & leur forme./»- 348.

Portail de S. Ej}:enne du Adontï Paris, fesColonnes Coxnpofî- tes./>. 302.

Portail des Ftuillatts rue S. Honoré à Paris , fon Ordre Ioni- que./?. 44- beauté de fon Entablement- 45- & fes Volutes.

50- Portail de l'Eglife de S. Gervais à Paris , difpofition de fes

DES MATIERES.

Colonnes Doriques, p. 20. leurs Bifes- 28. leur Bura- blement. 52. Tes Volutes Ioniques, ^o. choix de Tes Or ir. s 74. Ton Fronton fpherique. 76- & faillie de fonlmpoPtc Do- rique. 94,

PortaiLdeS. L^«rtf«/ à Florence, par qui bafti./'. 254.

Por:aiL du Louvre , proportions de Tes Chapiteaux- Pilaflrcs.^ 6%. fa Corniche. 70. fes Niches. 150. les Cimaifcs de for Fronton. 2C 5. &: Tes Entrclas. 524.

Portad dz C Eglife des Minimes de la. Place Royale à Paris , divifion de fa Frife Dorique.;?. 20.raCimaife. ^o. Ton Lai mier. 54. fes Gargouilles. 9 1 . & Maçonnerie de fes Pavillons

357- Portail dftFal de GraceàPâUS, Tes Ordres. /?. 74. fonFrontor

Coraporite.7<5.faCroirée du milieu. 140. & 290. & fes Ni

ches. 148.

Portes, leurs proportions, p. 114. de combien de fortes en établit Vitruve. ihid, doivent convenir aux Ordres, ihid. pourquoi retrecies par le haut, exemples antiques & mo dernes- thid. trois différences de Portes, ihid- exemples Se proportions des grandes. 1 15. défauts de celles qui font fer- mées a pans & exemple. //'/W.& 120. décorées félon la gran- deur des rues. 11(5. celles à balcon, ibtd. les Flamandes. 117. celles de fer- z/»^. leur iituation- 118- leur grandeur proportionnée sux Apartemens , & comment difpofées. 119. leurs ornemens. 120. & 121. ufage des Anciens fur les mobiles, ttid. pratique des Modernes fur leurs Com- partimens. 121. Porte Ruftique avec exemples. 122- quand elles reçoivent le nom des Ordres. 128. Porte de Clôture comment décorée. 274.

Portede la J^igKeGrtmamïKomQjpiî q\i\hi{ïiç,p.ljl» fespro portions. //'/W. Si fon profil- 274.

Porte Majeure 3i\itïçiois Poria.Nœviaà.Koinç , fes BofTages. p- 5>. & ij6-

Porte de S- Martin à Paris, par qui baftie, & fon Ruftique. P-9.

TABLE

Porte du Peuple à Rome, pir qui commencée , quand & par qui achevée, p. 268. fes Figures, thid, l'Ordonnance de fa dé- coration •/^/W.&:fon Profil. 274*

Porte Pie à Rome , par qui bâtie, p. 270. fa Compofition ex- traordinaire, ibid. &:fon Profil. 274.

Porte de U ^^tgue Sérmouctte , faCompofition. f. 2 76.fon dé- faut./^/^. & Ton Profil. 2 ^ o.

Porte de Lik^!gneSforce, pourquoi, & par qui bâtie./?. 278. fa décoration, & fes proportions. /^/'-s/. fonProfiUSo.

Portique di CEglife de S, Ptsrre à Rome , par qui bâti. p. 2 5 .

Poutres , pourquoi moins en ufage qu'autrefois.;;. 118. précau- tion pour les conferver. 189.

PraticjNCi necelTaireàl'Architede./». loi.enquoielleconfifte. ibid.

Procnrane de S. A^arcW^Qmk y par qui bâtie, & de quel Or- dre./>. 22.

ProjiUr , pourquoi! l'Art en eft necefTaire à l'Architefte. p. IV. l'Art de profiler participe autant du Deiïeinquede la Géométrie, v. pourquoy les Ouvrages préférables aux Def- feins pour l'Art de profiler. <W. en quoi confifte la différen- ce des manières de profiler, x.

Profils de rigmie, imitez d'après l'Antique. Pr^/^c^. Profils & Veues des cotez des Portes de Ville, p. 274. & 2 80. obferva- tionsfur ce fujet. ihid,

Proportiofjs , raifons de leur changement. Préface, celles des Ordres différentes à caufe de leur fituation félon Vitruve. Préface de î^tgnole. pourquoi différentes pour les Arcades, p. 40. opinion tle Vitruve touchant les Proportions. 58. les grandes fuivies par les meilleurs Maîtres, i 26.

PmtSi fafituation.p. i74.^^commeildoitétre fondé. 175.

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Vinconge^ fa difpofition , page 196.

^agrément:

DES MATIERES.

^

R

R

u^grèment , comment il fe fait, &: comme il femarchan- _, de. /.^^e- 3 57. Re^leSi lesgenerales préférables aux particulière?. Pr<'/. celles

de Vignole bonnes pour les Ordres au Rcz-de-chauflee.

/>. 42. pourquoi elles doivent changer dans une autre iîrua-

tion. ikd. celles des Colonnes les unes lur les autres, il^id.

pourquoi les Diamettres des Ordres du Colilée, égaux, ilptc^.

règle de Michel- Ange fur ce fujtt , & autorité du Théâtre de

Marcellus. lùtd» RemifesdeCarojfe-i leur grandeur. /?. ^J6. Rofci-i pourquoi celles entre les Modillc^ns différentes, p.^o.

exemple de faint Pierre de Rome fur ce fujet. ibid. Ritdemnresy leursefpeces, & comment traitées. /?. 500. Rues , ce qu'il faut faire pour les rendre commodes. j>.

308.

S^ble^ fesqualitcz, & le meilleur pour bâtir. /7^^r zi ^. oîi le blanc fert au lieu de plâtre. z\6.

Sacri/iie de S. Laurent 'âVlorçnce, parquibâtie. p. 16^.

SalledttPaUps2. Paris, Bafe de fon Dorique. f.i%. & défaut de fa Frifc. 34.

Salle Royale du l^aticAn à Rome , manière dont elle eft éclairée. />. 141.

Salan de Oagni^ difpofition de fes Pilaflres. />. 68. & fes Ni- ches. 156.

ScHÏftures , celle de trop de relief défaut en Architeélure.;». 6z . comment traittée par les Egyptiens. 06. fon utilité dan-sla décoration. p8. comment celle des dedans doit être traitée. 18 5. & celle desjardins. 199.

Septisjonede SeptimeSeverCy fes Ordres. /'. 329.

u u

TABLE

SeprdtftredeUmaiJôyt de /l'ed cis ïï^lorencCj parqui bâtie, p. 25.}. CompartimensdcTa Voûte. 345.

Socle, radifFcrcnced'avecleDé&rlePitdeflal./?, 14. fa place & [ fa proportion. 80.

Sofites, leurconHrudiion » & fort ufîtéî. p, 547.

Sainte Sophie Mofc^uée du Grand Seianeur à Conftantinople , fe": Colonnes de Porphyre. j?.209.& fon Pavé de Mofaïque. ■^ 5 •) .

Statues, leursdiflferensnoms.p. 515. proportions de leurs Pie- deftauxpourla(immetrie./W. & 5 14. doivent convenir aux lieux qu'elles décorent. 315.

Statues raportéesdansce Livre, Cellesd'Hercules antique dans le Palais Farnéfe.;?. 148. d'Apoilon antique eflimél' Apollon Pythien des Anciens, i 50. de Flore, ibid. de S. André. r/\6. deJulesSccond. î^^.deS.Pierre&'deS.Paul. 268. deRo- me Triomphante. 281. delà Mufe Uranie. iSj.deMarc- Aur^le. 284. & 515. de Cefar&d' A ugufte.;/';W. des Géné- raux delà fainteEglifc Marc-Antoine Colonise, Alexandre Farnéfe , Jean François Aldobrandin & Charles Barberin. 28 ) . de Caftor & de Pollux. ibid, de Louis le Grand , Equef- tre&Pedcftre. 51 (5.

Stuc , à quoi propre, p-ii^. comme il fe travaille & fa durée , ihidt

T.

Tables dans les Piedeftaux, Comme elles fe doivent faire. pageSo. Taille de Pierre , comme elle fe doit faire , & comme eîlefe

marchande./». 255. Tewple d'ylutoyiin or de Vauflme à Rome, pourquoi fon Por-

cheeftimé Corinthien.;?. 66. fimplicité de fa Corniche, ibid.

SculpturedefaFrire.86. &faBafe. 95). Temple de Bacchusa.Komc , fon Ordre. p.J^. Temple de la Concorde à Rome, IVl odillons de fa Corniche, p. xn. Ion Chapiteau Angulaire. 50. & matière de fes Colonnes. 210. Temple de U Fortune Firile à Rome , mauvais go ût de fon Enta-

DES MATIERES.

*<MBasaa»ii«<mij>ii.«i in an iiiiiii imii

blement, ^.x. & xii. Ton Chapiteau angulaire. 55). ^ Ton Embarement.44.

Temple de Jnpittr Stator 2iJ\on\e /es Entrecolonnes.jp. 58. &: fa Corniche. 70.

Temple de ^npuerTonnam à Rome, fa Corniche./?. 70.

Temple de Neptune à Rome , Piafund de fa Corniche./?. 88.

Temple de la Paix à Rome , défaut de faCorniche./-'. iv.fon Plafond. 8 8. fa Bafe Corinthienne. 99. & fes Niches. 150.

Temple de Salomoyi-, fes Chapiteaux.;?. 56. & 29S.&: fes Colon- nesTorfes. 108.

Temple de Fefia ou de Lt Sibjlle à Tivoli , Cannelures de fes Co- lornes./?, 48. fa Porte 114. & les Croifctesdc fon Chambran- le. iZ<S-

Temple de ^tjla àRomc, l'Abaque extraordinaire defonCha- ' pitcau.^. 66. & fa Bafe. 99.

Tenni'Uy autrefois les Thermes ou Bains de DiocletienW^oxYïÇ ^ Profil Ionique qui s'y voioir./'. 46. le mélange des Ordres de fa grandcSaile.7z. fes Chapiteaux Compofites. 82. fon£n- tahlement. 86. lesDenticules. 90. & fa Bafe. 99.

Term/fes, leur utiiitédanslesjardins./?. i9(5.&:furlesmairons. 351. leurs Aires comment pavées. :ùtd.

Terre'm, fes différentes efpeces.;?. 2 3 5. fcsdéfauts. 348.&com- mentsiFermi. 550.

Théâtre de MarcelhislKomt i beauté de fon Dorique, p. lo- grolfeur de fes Colonnes. 24. fon Profil Dorique. 5oPlafond de fon Larmier. 34. Modules de fes Colonnes Ioniques. vS- largeur de fes Arcades^o. & de fes Piliers 42 fon Profil Ioni- que-46- & fes Volutes- 50-8^ 292-

Théâtre de ricenceiiius l'Etat de Venife, fon Dorique fans Ba- fe./;. 2 8.

Tombeaux, ornemens de ceux des Anciens. /?. jjB.IesMar- bres qui leur conviennent. 339.

TumbeaHxraportez. dans ce Livre, Ceux de Paul III. p.\x. Si 1 5 2 . d' Urbain VIII. 1 5 2. de Bacchus. 2 09- de Patriciuf Se

TABLE

de fa femme. /^/4'.de Jules Second 255. &c. de Michel-An- ge. 16-^. &deh Mufon deStrozzi. 559.

Ordre fofca», le régulier ne fe trouve point dans l'Antique. p. (5. employé à des Bàtimensconliderab'es. 8. Tes Architra- ves de bois ne font plus en ufage. iùtd. plûtôcrul^ique qu'a- vec desornemens. 9,

Treillage, fon ufage dans les Jardins./). 197. & 200.

ThiU, fesefpeccs, Tes qu3htez& grandeurs. /?. 2 Z(5. fe fait la meilleure, ibid. fesCompartimens. 535.

Tuyaux de defceme t leuravantage. p. 351.

V Erre plat, de deux fortes, page 227. n:>n ufagé inconnu aux Anciens, ihid. en quoi confiite fa beauté, & com- me il s'employe, fe vend & le toife. thid.

F'^.gmd'-iPapeynles, par qui bâtie, f^ie de Vignole-, 8ip. 254. par qui la décoration de fon Entrée, ibid,

Fby.jges, neccd.uresàrArchitede. Préface»

Volute y manière de contourner l'Ionique félon les Auteurs & félon les Oavriers. p. 50. Volures ovales de Scamozzi&de Boffe.//'/V. Volute de Vignoledécritededeux manières. 52. pourquoi celle de Goldman plus parfiite. 54. comment trai- tée dans le Chapiteau Com po(îte. 295.

Fotitcs^ leurs noms & leurs efpeces. />. 238. &c. en quoi elles différent des Plafonds. 2^9. quelle eft la plus parfai- te. 241. Artifice & Compartimens des Gothiques. 342. & 343. & pourquoi plus harmonieufes que les autres. 343. Compartimens des plus belles d'où imités, ibid.

les meilleures & les plus légères. tb:d. pratique pourleurcon-

ftrudion, & leurs ornemens. 544. leurs Compartimens par ; raportauxOrdres./W. Proportions, Figures &rOrnemens de

ces Compartimens. 544. & 345. l'avantage qu'elles tirent du

mélange de la Sculpture & de la Peinture. 345. & 345. Saillie

de leurs Corniches. 345. « Ftn de la Table des Matières,

r***

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PREFACE DE FIGNOLE,

.^ E prétends donner icy une intelli- ^m gence parfaite de ce petit Ouvra- ge , Sz rendre compte des raifons !|' qui m'ont engagé à le faire , &: à j le donner au Public. Ayant exercé j pendant plufîcurs années en divers pais l'Art d'Architedlure , j'ay pris plaifir en prati- quant fçs Ornemens d'apprendre les fentimens de ceux qui en ont écrit, & les comparant les uns aux autres, & aux Edifices antiques qui fubliftent en- core i j'ay taché d'en tirer une règle à laquelle je mepûflearrefler , &qui puftfatiafaire entièrement, ou du moins en partie, le jugementdes perfonnes intelligentes fans y avoir d'autre veuë que de m'en fervir dans mes befoins.

Pour en venir à bout je n'ay point eu d'égard aux opinions qui partagent les Auteurs entr'eux, & pour appuyer mon defTein avec plus de fonde- ment, je me fuis propofé pour modèle les cinq Or- dres qui fe voyent dans les Ant iquitez de Rome -, & les confiderant tous enfemble , & les exami- nant avec des mefures exades, j'ay remarqué que ceux qui au jugement de tous paroiflent les plus beaux &: qui fe prefentent à nos yeux avec plus de grâce ont une certaine harmonie & une corref- pondance peu embaraflee de nombres , que par les moindres Moulures on peut exa6lement mefu- rerles plus grandes : c'efi: pourquoy faifant une plus ferieufe reflexion furie plaifir que nos fens re-

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PREFACE.

çoivent de cette proportion , & combien au con- traire les chofes qui en font éloignées leur font defacreables, comme lesMuficicns le connoiflent à tout moment dans leur fcience. J'ay travaillé de- puis plufieurs années à réduire fous une règle cour- te & facile la pratique de ces cinq Ordres d'Archi- tedure , & le moyen dont je me fuis fervi pour y parvenir a efté tel. r j

Lorfque j'ay voulu par exemple me lervir de l'Ordre Dorique par ma Règle, j'ay remarqué que celuy du Théâtre de Marcellus eftoit le plus uni- verfellement approuvé, c'eft pourquoy je l'ay pris pour fondement de la règle de cet ordre , fur lequel ayant déterminé les parties principales, lors que quelque Moulure ne s'eft pas trouvée conforme à la proportion des nombres, comme il arrive le plus fouvent par la faute des Ouvriers, ou par d'autres accidens qui ne laiflentpas d'eftre confiderables fur de petites parties , alors je n*ay point fait difficulté de les accommoder à ma règle, fans m'éloigner beaucoup de leurs mefures , faifant valoir cette li- cence par l'autorité des autres Doriques qui ont le plus de réputation, dont j'ay pris quelque petite partie pour fuppléer à celuy du Théâtre de Mar- cellus : fi bien que de cette façon je n'ay pas fait com- me Zeuxis des filles de Crotone , mais félon que mon raifonnement m*a pu conduire , faifant choix fimplement des Ordres antiques tout enfemble, je n'ay apporté de ma part que la diftribution des pro- portions fondées fur des nombres fimples fans me

1

DE ri G KT 0 L K

fervir deBrafles, de Pieds, & de Palmes d'aucuns pais 5 mais feulement d'une mefure arbitraire , appcl- lée Module, diviféeen un certain nombre départies égales , comme il fe verra dans chaque Ordre en par- ticulier. Cela apporte une fi grande facilité à cette partie de TArchitedurc , qui eftde (by afîezemba- raffée , que quelque médiocre efprit que ce foit , pour peu qu'il ait d'inclination pourcet Art, pourra tout d'une veuë, & fans prendre la peine de beau- coup lire, comprendre le tout, & s'en fervir inge- nieufemcnt.

Quoy que je n*euiîè aucun deffein de rendre cet Ouvrage public , je me fuis néanmoins laifle vain- cre comme tous les Auteurs aux prières de mes amis qui le fouhaitoient, & encore plus à la genereufe li- béralité de Monfeigneur le Cardinal Farnéfc , qui outre les obligations extraordinaires que j'ay à fon illuftre Maifon, m'a facilité le moyen de faire ces diligences , & a voulu qu'il ne manquaft rien pour donner cette fatisfadtion à mes amis, ôcellre en état de vous prefenter encore dans peu de temps quelque autre chofe de confidcrable fur ce fujet, fi vous recevez celuy-cy, comme je Tefpere : Cen'efi: pas véritablement mon intention de répondre aux objeftions que quelques perfonnes m'ont préparées^ car je laifle à l'Ouvrage mefme le foin d'y fatisfai- re, appuyé du jugement des perfonnes intelligen- tes qui repondront à ma place , s'il ell afl!ez heu- reux pour leur plaire. Cependant fi l'on croit que la peine que j'ay prife foit inutile , parce qu'on ne

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P R E F u4 C E DE V I G N 0 L E,

peut donner de règle certaine fur cette matière, puis qu'au fentiment de tous, & de Vitruve mcl^ me , il faut fouvcnt augmenter ou diminuer les pro- portions des membres & dcsOrnemcns, pour fup- pléer aux endroits la veuë fe trouve trompée par quelque accident -, je répondray qu'il eften ce cas abfolument necelîkire de déterminer au jufte ce qui doit paroiftre à noflre œii , afin que cela puifîe fcrvir enfuke de règle confiante, & qui foit exactement fuivie> ce qui fe peut faire par de bel- les règles de Perfpe»5live qui font certaines, &dont j'efpcre vous donner dans peu de temps une 'prati- que fi necefîaire à T Architecture & à la Peinture, que je fuis perfuadé que vous la recevrez agréable- ment.

Mon defîein, comme j'ay déjà dit, n'ayant efté que de me faire entendre à ceux qui ont déjà quel- que connoillance de cet Art, je n'avoispasmis de nom aux Moulures particulières des cinq Ordres, que je fuppofois que l'on connoiflbit. Mais comme j'ay veu par expérience que cet ouvrage plaid: en- core beaucoup à plufieurs perfonnes de qualité qui font bien-aifes de pouvoir entendre ians peine le détail des Ornemens de T Architecture, dont ils fouhaiteroient fçavoir les noms en particulier 5 je les ay mis en la manière qu'on s'en fert ordinaire- ment à Rome, & dans l'ordre qu'on pourra re- marquer , avertiflant que l'on ne parlera que dans l'explication du premier Ordre des Moulures qui fe trouvent communes à tous les autres.

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Des Moulures, & de la manière de les bien profiler.

COmme ce Livre contient les principes de VAr- chîteBiirey fay juge à propos déparier d'abord des Moîduresqîiienfo/iîlesekmens^ & delamamere de les profiler.

L Es Moulures fontàî'Architeaure ce que les Lettres font à 1 écriture. Or comme par la combinaifon des caraâ:e- res il fe fait une infinité de mots en diverfes langues; aufli par le mélange des Moulures on peut inventer quantité de profils difFercns pour toutes fortes d'Ordres, & decompofi- tions régulières & irreguliercs : Mais comme en Architedu- re il ne fe doit rien faire qui ne foit fondé fur la Nature & fur la Géométrie , & que fes règles ne font pas fi arbitraires que quelques-uns fe l'imaginent ; on doit fçavoir que le contour de chaque Moulure eft établi fur la Géométrie, & que de mefme qu'il n'y a que trois natures de lignes en Géo- métrie qui font la droite, la courbe & la mixte ; auffi n'y a- t-il que trois efpeces de Moulures, fçavoir des Moulures quarrées , des rondes , & de celles qui font compofées de ces deux natures de lignes. C'eft pourquoy l'on peut remar- quer dansl'ArchitcâureGothique, queceuxquil'ontinven- tée s'efiant voulu éloigner de ces figures parfaites, ne les pou- vant, ou ne les voulant pas imiter, & ayant aifedé de fe fer- vir des plus imparfaites pour diftinguer leur Architedure de la Grecque & de la Romaine, ils ont inventé une manière de Moulures & d'Ornemens ridicules -, ce qui a rendu leurs Ouvrages defagreables à voir, fur tout quand l'on a veu les Ouvrages antiques. Des Moulures les unes font erandes comme les Doucines,Oves, Gorges, TalonsTores& Scories, & les autres font petites comme les Rlets, A ftr égales & Con- gez. Ces petites Moulures fervent à couronner & à feparer

u ii;

DES MOVLVRES.

les grandes, & pour leur donner aufli plusde relief & dedi- ftindion. Le Cavet, le Qaart-de-rond & le Tal ;n, fe font auffi quelquefois fort petits, comme entre les faces des Ar- chitraves & des Archivoltes, & aux Chambranles. ÎVlais pour la Doucine, le Larmier, le Denticule, & la Platte- bande de modillons , ces Moulures font toujours gran- des , & couronnées de plus petites. L'Ove ou Quart- de-rond & le Talon dans les Corniches font auflî des gran- des Moulures & couronnées de plus petites. Le Tore petit &c grand, ainfi que la Sentie, qui fait prefque le contraire effet du Tore, ne fervent gueres qu'aux Bafes, & font di- ftinguées par des Liflels & Aftragales. Toutes ces Moulures fe tracent différemment , félon la diftance d'oii elles doi- vent eftre veuës ; ce qui doit régler la faillie ou retraite qu'on leur veut donner. Les plus belles Moulures font celles dont le contour efl- parfait, comme le Quart- de-rond, & le Cavet ayant le quart de Cercle, & le Talon & la Doucine tracée de deux portions de Cercle égales par un triangle équilateral, les Moulures quarrées doivent eftre d'équerre & à plomb. Les Aftragales dont le contour eft ordinairement des trois quarts , ou des deux tiers de leur circonférence , doivent eftre dégagez des plus grandes Moulures par un petit filet enfoncé qui eft prefque imperceptible, que les MalTbns nom- ment le coup de crochet, & les Menuifiers le grain d'Orge. Rarement les Moulures excédent en faillie leur hauteur , fi ce n'eft le Larmier ; mais alors il eft bon de refouiller fon plafond en canal, & faire la Mouchette pendante. Or pour tracer toutes ces Moulures, il eft neceffaire de quelques prm- cipes de Géométrie pour en connoiftre les figures ; comme de fçavoir que le Triangle équilateral a trois coftez &: trois angles égaux , que le quart de Cercle eft la quatrième partie de la circonférence d'un Cercle, & que la ligne à plomb fur celle de niveau forme deux angles égaux , & sinfi des autres; ce qu'il eft facile de comprendre parla planche des Moulures tracées géométriquement, ou les lignes ponduées fervent

/»/. ^. DESMOVLVKhS.

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Termes de* Ouvriers Termes des Auteurs

Qu^Z7~t dit Txrrui

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iv DESMOVLVRES.

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à faire l'opération , comme les lignes pleines pour mar- quer le contour des Moulures & les petites croix les centres pofe la pointe fixe du Compas. Il y a encore d'autres Moulures , qui n'eftant pas tracées avec le compas font un bon effet comme celles qui reffemblent à la moitié d'un cœur, les Doucinesfort baffes, les Scotiesen demy ovale & traits corrompus, & plufïeurs autres qui reçoivent leur con- tour de l'endroit oii elles doivent eflre mifes ; Ces fortes de Moulures fervent aux Profils des Chambranles, aux Qua- dres de Compartiments , & de Tableaux & aux Bafïinsde Fontaines les Moulures doivent avoir peu de relief.

L'Art de bien profiler eft une partie très - necelfaire pour exceller dans l'Architedure , puisque tel rtùffit dans la dif- tribution d'un Plan , & dans la belle çompofition d'une Faça- de, qui diminue fouvent h beauté de fon ouvrage par le mau- vais effet de fes Profils. La manière antique efi plus hardie que correfte ainfl que celle de Michel Ange. Les plus beaux Profils font les moins chargez de Moulures, elles font le moins répétées & méfiées alternativement de quarrées& de rondes j mais fur tout qu'il y en ait toujours de petites entre les grandes pour les faire valoir par leur comparaifon : il faut que la faillie du Profil foit proportionnée à fa hauteur par raport au corps qu'il doit couronner: &r tâcher qu'il yaittoii- jours quelque grande Moulure qui maiftrife dans le Profil, comme le Larmier dans la Corniche qui efl la Moulure la plus eflenticUe & qui fe trouve obmife dans quelques ouvra- ges de grande réputation , comme au Temple delà Paix à Rome. Il efl bon d'éviter l'égalité des Moulures dans un Profil, en forte qu'elles doivent eflre de différentes hauteurs, & lors qu'une Moulure en couronne une autre elle ne peut eflre plus haute que de la moitié de celle qu'elle couronne, ny moins du tiers, comme le filet fur le talon, &raflragale fous l'Ove ne doit eflre moindre du quart, ny plus fort que le tiers del'Ove, ledcnticuledoit eflre la plus haute des Mou- lures fous le Larmier , & le Larmier peu moins fort que la

Cyraaife;

DES MOVLVRES.

Cvinaife ; aulli eit-il trop bas aux Ordres Corinthiens du Panthéon tant au dehors qu'au dedans : le Talon ne doi: point eftre arrondi par le haut conîme celuy de TArchitrave de l'Arc de Conftantin ^ le Contour de la Doucine doii eftre coulant, dont la partie concave doit eftre égale à la convexe. Phiîbert de Lorme & plufieurs autres Architedes ont incliné en dedans le haut du Larmier des Corniches , &: les faces des Architraves, pour éviter à ce qu'ils prétendent, la faillie ; cette pratique eft défedueufe , ( quoy qu'il s'en trouve quelques exemples Antiques ) parce qu'il faut que les Moulures quarrées foient à plomb & d'équerre. Jamais une Corniche ne doit eftre couronnée par un membre rond ; & fans arrefte comme une Aftragale (quoy qu'il y en ait des exemples;) mais parunLiftel & Plattebande. La proportion des Modillons cft telle que leur efpace qui doit eftre quarré dans le Plafonds du Larmier foit le double de la largeur de leurnud, ainii leur faillie fera le double de cette largeur. Les trois parties de l'Hntablement tiennent la proportion que leur donne chaque Ordre.

Or pour bien juger du choix que Ton doit faire des Profils, il ne faut pas feulement s'arrefter aux Deffeins &: aux Livres, mais s'inftrUire par les ouvrages mefmes, parce que la fitua- tion des Profils eftant de grande confequence pour les ren- dre propres à la place on les veut employer, il faut par h comparaifon des ouvrages fe faire une bonne manière de profiler comme l'ont eue Vignole & Palladio.

Quoy que l'Art de profiler foit ainfique j'ay ditcy-deffus, fondé fur la Géométrie , comme le deiïein y doit avoir pour le moins autant de part que cette fcience, il faut accommoder fes Profils à l'œil & n'eftre pas obligé de fe fervir du Com- pas & delà Règle pour les moindres Moulures, afin de prati- quer cette partie d'Architedure fi necelîaire, avec une gran- de facilité ; ainfi pour s'inftruire il fe faut exercer à profiler plûtoft en grand qu'en petit , parce que l'effet en eft plus le;ifible.

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DES ORNEMENS,

Des Ornemens des Moulures. T E nombre des Ornemens eftant prefqueinfini^jay Lj feulement donne les plus ujîtez & les plus conve^ nables à chaque Moulure , &fay préféré ceux de Fi- gnole à ceux des autres Architehes i parce qu'il a le plus fuivi l'Antique dans f es Ornemens , & qu'il le s a dejjînez, d'une grande manière.

COMME il efî neceflaire que l' Architedure foit propor- tionnée à la dignité du lieu qu'elle décore , fes Or- nemens doivent eftre mis fi à propos qu'il n'y en ait aucun qui ne ferve à faire connoître le jugement de l'Architeâie & l'ufage de l'Edifice; auffi voit-on que les Anciens ne les ont point employez par hazard, puifque parles moindres fi-agmcns on a connoifTance de leurs Temples, Bafiliques, Arcs de Triomphes, & autres Edifices qui fervoientplûtoftà la décoration qu'à l'utilité publique. Mais fans parler de tous les Ornemens qui entrent dans la compofition des Ordon- nances, je diray feulement que pour ceux qui enrichiffentles Moulures; ils font ainfi que les autres ouindifFerensoufignifi- catifs; ceux qui font indifFerens fe mettent fur les Moulures fans aucune confequence ; mais les fignificatifs doivent eftre propres & fervir de fymboles pour faire connoiftre l'Edifice par quelques-unes de fes parties.

Les uns & les autres fe travaillent ou de relief fur les Mou- lures, ou fouillez dan^ icelles , comme le Quart-de -rond qui peut eftre orné de petites feuilles ou coquilles taillées fur le nud de Ton contour , ou bien d'Oves foiiillez au dedans com- me on les fait ordinairement, parce que cette Moulure eftant circuliire & de grand relief, elle deviendroit trop pefante fi elle eftoit ornée par le deffus: ainfi que les Baguettes, l'on taille des perles,Patenoftes,Olives & Cordelières. On fait tout le contraire pour les Moulures creufes comme le Cavet & la Scotie dont les Ornemens font plûtoft taillez en dehors de

n B, DBSMOVLVRES.

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MOILXJRBS COI RONNEKSKT OR^EKS

ORT^EMENS

ieur Contour. Les plus communs Ornemcns & d^ nt on (e •ert indifféremment pour toute forte de fujtts font les Oves, qui font de plufieursmanieres.lesRays de Cœur, ks Fleurs & R ailles tant naturelles que grotefques, les Fruits de diverfes espèces desCanaux qu'onnornme Portiques, & une infinité d'autres qu'on peut voir aux Edifices Antiques. Toutefos f i ces Ornemens ne font ménagez avec beaucoup d'Art , les Pro- hls en reçoivent plûtoll: de la confufion & de la pefanteur que de la richcirc&: de la légèreté. La re^le la plus générale efl que les Moulures foient taillées & lifles alternativement, afiV que cette fimplicité entre celles qui font ornéesdonncun repos & une harmonie dont l'œil refte extrêmement fatisf^it. Par exemple , il ne faut prefque jamais orner la face du Lar- mier d'une Corniche nycelled'un Architrave ou d un A rchi- volte, finon aux endroits il faut une grande richelfed Ar- . hitedurccommeauxRetables d'Autels toutes les moulu- res peuvent eflre taillées, excepté celles qui les feparent& cou- ronnent comme les Filets. Tous les Ornemens comme les Oves, Ray s de Cœur, Denticules, Perles , Olives & aiitres qui en- richiffent les Moulures, doivent répondreap omb lesunsfur les autres ;& les plus grands comme les Modillons&lesDen» ticules règlent les plus petits. Il faut auffi remarquer que es Ornemens doivent convenir aux Ordres ; de forte que les plus riches foient employez aux plus délicats, comme au Co- rinthien & au Compofite : & qu'au contraire il eft prefque mutile d'en mettre au Tofcan & au Dorique. Il faut auffi dans la décoration des Façades que toutes les parties en foient ornées par proportion des unes aux autres ; de forte qu il a'yenaitpas de fimples & deflituées d'Omemens lorlque quelques-unes font enrichies avec profufion ; parce quel Ar- chitedure tirant fes proportions du corps humain, fes Orne- mens lui doivent eftre auffi convenables que la parure dans les habillemens; auffi comme les Anciens ne les ontpointinven tcz fans raifon : on peut à leur imitation en inventer qui ayent rapport au fujet qu'on traite. Outre les Orncmensdes

DES MOVLVRES.

\x

Moulures jI y en a d'autres, comme ceux de<: Frifes, les Anciensontreprefentéen bas relief diverfes Hiftoires , Myf- teres& Inftramens de leur Religion : on peut faire des IVlaf- ques & des Teftes d'une variété prefque infinie ; maib il eft extrêmement contraire à la bien-léance d'en mettre de opo- tefques & de profanes dans des lieux Saints, comme a fait Michel- Ange au Tombeau du Pape Paul Troifiéme, dansl'H- glife defaint Pierre de Rome; & comme on voit quel' Archi- tedure Gothique ef> remplie de Chimères, Harpies & Ani- maux difformes qui ne fîgnifient rien : puifque dans les Egli- fes il ne doit y avoir que des Images de Chérubins, de Ver- tus & autres Attributs de la Religion. Les Confoles font auf- employées avec beaucoup de grâce pour porter les Corni- ches, ou fcrvir de Clefs aux Arcades: & leurs feuilles doivent eftre de la mefme efpeceque celle du Chapiteau, s'il y a un Ordre à la Façade. 11 fefautauffi garder de mettre des Anges & autres figures de Saints pour porter des Entablemens à la place des Thermes, Perfans & Cariatides. Les Trophées, Feftons, Buftes, Vafes & plufieurs autres Ornemenscontri- buent beaucoup à la décoration des Façades, comme on le fera voir dans la fuite de ce Livre. Il it trouve des Fragmens antiques qui marquent que les Edifices en ont efté d'une ri- chefle tropconfufe, comme on voit par un Profil Corinthien des Thermes de Diodetien rapporté dans le Parallèle & à l'Arc des Orphévres à Rome.

II faut remarquer dans la manière de tailler les Ornemens, que ceux des Profils du dedans doivent a voir moins de relief que ceux du dehors : à quoy la grandeur de l'ouvrage contri- bue encore, par ce que fi l'Edifice eft Colofîal, il n'a pas be- foin de quantité d'Ornemens,mais beaucoap fouillez , fur tout au dehors, pour leur donner un grand relief. Toutes ces ob- fervations font générales, laifïant les particulières à la corre- dion & au bon gouftde l'Architede.

DV CHOIX,

DU CHOIX DES PROFILS.

C±*Ay crû ajCil eftoiî ne cejf aire pour faire voir le J différent goût qui fe trouve dans les Trofils^d'en donner deux exemples Antiques & deux Modernes^ par lef quels on pût juger de leur dijiin^ion.

A Prés avoir parlé des Moulures en gênerai & des Orne- mens qui leur conviennent, pour faire connoître que la différence des Profils confilte dans le différent aflembl âge de ces mefmes Moulures, j'ay choifi quatre Profils de l'Ordre Ionique , quieft celuy qui tient la moyenne proportionelle entre le folide & le délicat, le fimple & le riche. J'en ay mis deux antiques dont le plus beau efttiié des Thermes de Dio- cletien, Sd par confequent bâti dans un temps l'Architec- ture eftoit encore dans fa pureté: & l'autre du Temple de la Fortune Virile qui a efté fait à ce qu'on tient bien auparavant & fous les Rois de Rome, la connoiilance que les Ro- mains pouvoient avoir des Arts efloit proportionnée à la puiffancede leur République nailfante. J'en ayauffi rapporté deux Modernes dont le moindre eft celuy de Serho, qui n'a pas acquis ce goût excellent qui fe trouve dans les Ouvrages de Palladio.; ainfi on peut dire que ces Profils font de quatre différentes manières, dont celuy des Thermes de Diocletien fera nommé de manière proportionnée, comme celuy de la Fortune Virile eft au contraire fort difproportionné: & le Profil de Serlio fe trouvera d'une manière (eche & mefquine en comparaifon de celuy de Palladio, qui eft d'une manière gratieufe & d'une élégante proportion.

Pour faire une jufte Critique de ces quatre Profils, il les faut obferver l'un après l'autre ; & commençant par celuy du Temple de la Fortune Virile fans avoir égard à l'Ordre qu'il couronne dont il ne s'agit pas à prefent, mais le regardant par luy-mefme, on trouvera que les trois parties qui lecompofent

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V E S PROFILS.

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Du T^etnple de la Forhuie Vtri/e a Jtcrme ..

Profil Ionique de Ser-lio .

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Dtocletien a. Rome

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j^, B V C H O r X DES PROFILS.

n'ont point de rjpnort entre elk-s : que h Frifeeft extrême ment petite n'ayant" que les deux cinquièmes de h hauteur de h Corniche, & environ les deux tiers de celles de l'Architra- ve: & que cette Corniche eft plus de la moitié de l'Entable- ment; que le Larmier n'a pas la moitié delaCymaife :que le Talon qui le couronne eft prefque auflî puiOTant que le Lar- mier : que les Denticules font quafi quarrées & plus hautes que le Larmier: que les trois fafces de l'Architravefontà peu prés égales & auffimal feparées par des Chamfrains, que mal couronnées par un Talon dont le Filet eft auflî haut que ce Talon; & qu'enfin cet Aftragale taillé d'Olives & de Perles à la deuxième fafce eft mis fort mal- à- propos.

Quant à l'Entablement des Thermes de Diocletien l'Archi- trave eft plus haut que la Frife qui eft liffe & bombée , & la Corniche plus haute que l'Architrave , comme elle le doit eftre : la faillie de cette Corniche eft égale à fa hauteur, auflî Vi^nole a-t-il imité ce Profil pour fa beauté. J'aytiré ce mor- ceau d'après une Eftampe très-rare gravée à Anvers en l'année 1 558. fur les defleins de Sebaftien d'Oya Architede de Phi- lippe IL Roy d'Efpagne.

Pour ce qui eft du Profil de Serlio, on remarque que bien qu'il ait fuivy la doctrine de Vitruve , il eft pourtant fort éloigné de Palladio qui s'eft toujours conformé aux plus par- faits Antiques ayant imité les Modillons du Temple de la Concorde, & d'une Antiquité prés faint Adrien rapportée par Serlio; mais que fon Profil furpaffe en beauté ces Anti- ques, au lieu qu'à ceîuy de Serlio la Corniche eft tropfoible dans le tout ( n'étant gueres plus haute que l'Architrave) & dans les parties par de petits Filets qui la rendent chetive & le Profil affamé. Le Filet far laCymaift eft trop petit de la moitié ainfi que les autres: la Plate- bande des Denticules rrop faillante de la largeur d'une Denticule : ce Membre tail- lé eft mal couronné & malfoûtenu par depetits Talons j &: le bec de la Mouchette pendante eft trop foible.

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DES

D ^ s CINQ ORDRES,

DES C I N Q^ ORDRES

en gênerai

AY A N T à traiter des cinq Ordres de Colon- nes, qui font LE Toscan , le DoRiqLTE, l'Ionique, le Corinthien & le Composite, j'ay crû qu'il eftoit à propos pouren donner d'abord une idée générale d'en delîiner les Figures, fans pour- tant y marquer leurs mefures particulières , parce qu'en cecy mon defTein n'eft autre que de rcprefen- tertout d'un coup l'effet d'une règle générale dont je feray dans la fuite l'application à chaque Ordre en particulier.

COmme il faut que la connoifTance générale de chaque chofe précède la particulière , & qu'il s'agit icy des Or- dres dont Vitruve , Daniel Barbaro, Scamozzi & plufieurs autres ont donné des définitions encore plus obfcures que s'ils n'enavoient point parlé, on doit fça voir que le mot d'Ordre, qui eft oppofé à celuy deconfufion , ne fignifie autre chofe qu'un arrangement régulier départies pour compoferun beau tout-enfemble ; cette définition eft fi étendue, quedanstou- tes chofes , s'il n'y a de l'ordre , de l'arrangement & de la régularité , le cahos qui s'en forme les rend impénétrables à l'intelligence. Le mot d'Ordonnance dont fe fert Vitruve a tant de fignifications en François Coii il eft un terme de Pa- lais, de Médecine & de Finance) qu'on ne peut pas dire qu'il foit propre à TArchiteâure, fi l'on ne s'enfert au mefme fcns que ks^ Peintres s'en fervent lors qu'ils veulent parler de la compofition d'un Tableau; caries Architedes peuvent par-

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DES C J N O ORDRES

Lrde lamcrme manière de h compofition d'un Bafliment, mais en ce fens-là ce terme ne fera en uL.ge qu'en parlant de tout l'Edifice & non pas d'une Colonne feparce avec Ton En- tablement; c'eftpourquoyfanss'arrefter à unmotquerufage aconfirmé, ilfuffitde connoiftrequ'ily acinq Ordres dont il y en a trois Grecs qui font le Dorique , l'Ioniqe , & le Co- rinthien ;& deux Italiens LE Toscan & le Composite: que les troii Grecs repreCentent les trois manières de baftir, hfolide , la délicate & la moyenne ; & que les deux Italiens font des produdions imparfaites de ces Ordres. Ce qui fait connoiftre le peu d'eOime qu'en ont fait les Romains, c'eft qu'il ne fe trouve point d'exemple Antique ils foient méf- iez enfemble, & quoyque le Dorique du Colizée à Rome n'ait point de Triglyphesny de Métopes, fanslefquelsilfem- ble que le Dorique ne peut pas eftre appelle de ce nom, ce- pendant le Profil en eft Dorique plûtoft que Tofcan. L'abus que les Modernes ont introduit dans le mcfiange des Ordres Grecs & Latins, vient de leur peu de reflexion fur l'ufage qu'en

ont fait les Anciens.

L'origine des Ordres eft prefque auffi ancienne que la io- cieté des hommes. La rigueur des faifons leur fit d'abord in- venter de petites cabanes pour fe retirer & avoir du jour à la diifcrence des cavernes des bcftes féroces qui font obfcures. Ils les firent au commencement moitié dans la terre, & moi- tié dehors &: les couvrirent de perches avec du chaume ou de la terre comme font couvertes les glacières , enfuite devenant plus induftrieux ils plantèrent des troncs d'arbres debout & en mirent d'autres en travers pour porter la couverture , ce qui donna l'idée d'en redifier la conftrudion ; caries troncs d'arbres debout reprefentent les Colonnes ; les liens ou hares de bois verd qui fervoient pour empefcher les troncs de s'é- clater , expriment les Bafes & les Chapiteaux ; & les Som- miers de travers ont donné lieu aux Entablements, ainfique les couvertures en pointe aux Fronton s, ce que l'on peut voir dans Vitruve oii la conjeaure qu'il tire pour donner l'ongme I

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^ D E s C I N O O^R D R E S

ic l'Architedure eft fort Yrsy-fcmblable, Ce que Monlkin lilondd Diredeur de l' Acidcmie Royale d' Architedure a fort clairement expliqué dans le Cours qu'il en a compoîe. Il y en a d'autres qui ont crû que les colonnes venoicnt des Pyramides que les Anciens clevoient fur les Tombeaux , & que les Urnes oii eftoient renfermées leurs cendres rcprefen- roient le Chapiteau dont le Tailloir étoit une brique qu'ils met- toient pour couvrir ces Urnes: mais l'opinion de Vitruve ef> plus recevabic que celle-cy , qui eft plus éloignée de la natu- re & de Tordre de la conftruftion ; enfuire les Grecs plu? éclairez que les autres peuples, ont réduit la h;mteur des Co- lonnes fur les proportions du corps humain. Le Dorique re- prefente la taille d'un homme d'une nature forte, l'Ionique celle d'une femme , & le Corinthien celle d'une fille. Les Bafcs & les Chapiteaux font comme leur chauflure & leur coéffare; & ces Ordres ont tiré leurs noms des peuples qui les ont inventez. Scamozzi fe fert de termes fignificatifs pour exprimer leur caraftcre , lors qu'il nomme le Tofcan le Gigantefque, le Dorique l'Herculéen, l'Ionique le Ma- tronal, le Compofite l'Héroïque , & le Corinthien le Vir- ginal.

Et afin de donner une idée générale des Ordres pour m- flruire les perfonnes qui n'eftans pas de la profefTion fe con- tentent d'en avoir une légère connoifTance pour en parler ju- fte, il en faut faire connoiftre la diPcincftion , qui eft que tout Ordre eft compofé de deux parties au moins, qui font la Colonne & l'Entablement^ & de quatre parties au plus, lors qu'il y a un Piedeftal fous la Colonne & un Acrotere ou petit Piedeftal au delTus de l'Entablement; que la Colonne a trois parties, fçavoir la bafe , le Fuft ou la tige, & le chapiteau i l'Entablement en a trois auffi , l'Architrave , la Frife & la Corniche, &ces parties font différentes dans tous les Ordres. Le Tofcan quieftleplusfimple, n'a de hauteur que fept de fes propres grofteurs. Le Dorique qui en.a huit a fon Cha. pitcau, plus riche de Moulures avec des Métopes & dej

EN GENERAL. ^

Triglyphes dans la Frife & des Goûtes dans l'Architrave; l'Ionique qui a neuf diamètres fe diftingue par (a Bafe , qui eft différente des précédentes, par fon Chapiteau, qui a des Volutes , & par les Denticules de fa Corniche & le Corin- thien qui en a dix, par fa Bafe & fon Chapiteau avec deux rangs de feuilles , des Volutes , & des Modillons dans fa Corniche; enfin le Compofice qui a aulTî dix diamètres eft différent des autres par fa Bafe & fon Chapiteau qui partici- pe des beautez de l'ionique dont il a les Volutes , & de la ri- cheffe du Corinthien dont il retient le nombre des feiiillcs, ayant des Denticules ou des Modillons dans fa Corni- che.

Il y a auffi des Baftimens fans ordre de Colonnes & qui ne laiffent pas d'en recevoir les noms parce qu'ils ont quelques parties qui en font les caradieres , comme les Enta- biemens , Couronemens de Façade, Chambranles, &c. par exemple le palais Farnefe eft Corinthien par dehors parce qu'il retient la Corniche de cet Ordre, & ainfi des au- très.

Ce qu'il y a de remarquable dans les Ordres de Vignole , eft qu'ils montent avec proportion de la fimplicité à la ri- cheffe; & li noftre Auteur n'a pas fuivi la dodrine de Vi- truve fur la diftance des Colonnes (qui veut que les grcfles foient plus ferrées que les groffes) c'eft qu'il a imité les An- ciens qui ont fait leurs Entre-colonnes prefque égaux dans tous les Ordres, lorfque les Colonnes ont été fans arcades entr'elles, parce qu'alors c'eft la largeur des arcades qui en dé- termine les diftances. La facilité d'exécuter ces Ordres con- fifte en ce que quelque hauteur déterminée que l'on ait lors qu'on veut un Piedeftal à quelque Ordre que ce foit il ne faut que divifer cette hauteur en 19. parties dont le Piedeftal en aura 4. qui eft le tiers, TEntablement en aura 3. qui eft le quart de iz. qu'on donne à la Colonne; & n'y voulant de Piedeftal il faut partager cette hauteur en 5. parties, dont une àr£ntablemcnt&:les4.autresà la Colonne.

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DE VORDRE TOSCAN.

JE n'ay trouvé parmyles Antiquitez de Rome aucuns reftes d'Ornemens de l'Ordre Tofcan fur qui je pufîe me faire une règle comme je l'ay pratiqué à l'égard des Ordres Dorique , Ionique, Corinthien & Compofite, c'efl ce qui m'a obligé d'avoir recours à l'autorité deVitruve & demefer- vir de la règle qu'il donne dans lefeptiéme Chapi- tre du Livre 4. il dit que la hauteur de la Co- lonne Tofcanedoit eftre haute de/, fois fa Grolîèur y compris la Bafe & le Chapiteau j pour ce qui regar- de le refte des parties de cet Ordre , qui font l'Ar- chitrave, la Frife & la Corniche, je crois qu'il eft à propos d'y obferver la mefme règle que j'ay trou- vée pour les autres Ordres, fçavoir que toia l' En- tablement ^ c'eft à dire^ l'Architrave , la Frife & la Corniche foit du quart de la hauteur de la Colon- ne qui eft de 14. Modules y compris la Bafe & le Chapiteau. Ainfi l'Entablement doit en avoir trois & demi qui font le quart de 14. à l'égard des me- fures particulières de {ç.s membres elles feront mar- quées dans la fuite.

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'Ordre Tofcan efl: ainfi appelle, parce que des Anciens

Peuples de Lydie eftant venus d'Afie pour peupler la

Tofcane, qui eft une partie d'Italie, ils baftirent les premiers des Temples de cet Ordre. Il n'y a point de Monumens Antiques oii l'on puilTe trouver un Ordre Tofcan régulier. La Colonne Trajanc qui a huit diamètres fans Entablement

TL 2.

TO S C A K

DE V O R D R E

M dfjnt l< Picûeltal elt Cormthi.n ne pCut lervir de Modeli. pour cet Ordre ; celuy-cy eft compofé de plufieurs parties d'au- tres Ordres qu'on pourroit plûtoft appeller des Doriques doni les proportions font altérées, quedesTofcans; & les Amphi théâtres de Vérone , de Pôle & de Nifmes font trop rufti- ques pour fervir de règle à la compofitionTofcane, & pour avoir rang entre les autres Ordres: il eft bien proportionné fé- lon Vitruve quidonneàlaBafeunePlinthe ronde, cependant Scrlio l'un de Tes Sectateurs ne Fait la Colonne haute que de (îx diamètres, Palladio en donne un Profil à peu prés comme celuy de Vitruve & un autre trop riche, au(ïi-bien queceluy deScamozzi; c'cTtpourquoy celuy de Vignole qui a rendu cet Ordre régulier a efté le plus fuivy des Modernes , & quoy que d'ordmaire on ne s'en ferve point dans les Villes mais feulement aux Maifons de Campagne & aux Grottes , tou- tefois Meffieurs de Brofîe &le Mercier, deux des plusconfi- derables ArchitecS-es de noftre fiede , l'ont employé le pre mier au Palais de Luxembourg & l'autre au Palais Royal : & depuis peu Monfieur Manfardl'a mis en oeuvre à l'Orangerie de Verfaiiles,oijron peut juger qu'il n'eft pas indigne des Bafti- mens les plus magnifiques.

De tous les Ordres, leTofcan eft le plus facile à exécuter, parce qu'il n'anyTriglyphesnvDenticulesnyModillons qui puiffent contraindre fes Entre-colonnes. Ce qui fait qu'on peut fcfpacer les Colonnes félon les cinq manières de Vitruve, qui font le Picnoftyie de 5. Modules, le Siftyle de 4. Mo- dules, î'£uftyle de 4. Modules i, le Diaftyle de 6. Modu- les ; & l'Areoftyle de 8. Modules: ainfi dans les Ordres fai- vans lors que je me fervirai de ces termes , il faudra enten- dre que ce font les efpaces des Entre-colonnes de Vitruve. Dans cet Ordre il eft de quatre Modules l & approche le plus de l'Euftyle qui eft la meilleure manière. Vitruve dit que l'Areoftyle luy convient plus particulièrement qu'à tout au- tre Ordre , parce que les Architraves fe font de bois; mais cela fe pratique rarement , comme cet Ordre doit eftre

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T O s C A 7^.

pluftoll ruftique que rcinpli d'Orncmcns , on peur quelque- fois reveftir fes Colonnes de Boffages (comme elles font à Luxembourg ) ou de Ceintures & Bandes , comme les Colon- nes Ioniques des ThuUIeries , pourveu qu'elles foicnt rufti- quées & fans Sculpture, & ce Kuftique fe fait ou pointillé e- ealcment comme il eft au Louvre en plufieurs endroits , ou pointillé en Tortillis comme les pierres mangées & mou- linées par la Lune ou les vermoulures du bois ; ce qu) peut eftre appelle Ruftique vermiculé, amfi qu il paroi-t à h Porte Saint Martin de Monfieur Bullet. Il fe voit encore en plufieurs Edifices des Figures, Armes & Chiffres pointu- Icz, mais ils ne fe doivent faire qu'à propos & pour les per- fonnes qui les font baftir. Ces Colonnes à Boflages font em- ployées particulièrement aux Portes de Villes dont h conf- truâion doit paroiftre forte , & Tafped terrible & avec peu d'Ornemens. Cependant comme ces Boflages augmentent le Module de la Colonne, & la rendent plus courte , il luy faut donner un peu plus de 7. Diamètres, quoy quelevray Diamettre foit déterminé par l'endroit la Colonne fort de h Ceinture. Toutefois il y a peu d'Edifices An- tiques où l'on voye des BoîTages fur les Pilaftres ou furies Colonnes; la Porte Majeure à Rome autrefois Porta Na- via en cd un des plus confiderables ; & fes Boflages reffem- blent à des paniers mis l'un dans l'autre : L'Amphithéâtre de Vérone en eft tout couvert , ce qui met delaconfulion dans PArchitedure , qui en perd fa forme & devient îout- à-fait ruftique , mais cela rei^ffiroit beaucoup mieux s'il n'y avoit deBoffages qu'au corps du Baftiment , fans qu'il y en eût fur les Pilaftres, ce qui les feroit détacher.

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portique Tofcan fans Tiedejîal.

QU A N D on voudra fe fervir de TOrdre Tof- can fans Piedeftal , on divifera toute la hau- teur qu'on aura à luy donner en 17. parties & de- mie , que nous appellerons Modules , & chaque Module en 12. parties égales qui ferviront à for- mer tout cet Ordre , & à déterminer lagrandeur de chacun dejes membre s -^coxùm.ç, on le voit marqué dans le dclfein en nombres entiers & rompus.

r A Règle la plus générale des Portiques efl: que leurs Arcades ayent de '- hauceui deiij: fois leur largeur , & quecefoit pour les Ordres les plus maffif'; comme cciuy-cy cette proportion fe rencontre à 6. Modules & demy lur 1 5. dehauteuridefortequ'il en refte encore un jufques fous l'En- tablement. Les Arcades de T Amphithéâtre de Veronne qui ont 11. pieds de large fur 1 5 . pieds & demy de haut approchent le plus de cette proportion , & celles dedellus s'en éloignent davantage , quoy que vrayfemblablement elles devroient cftre plus hautes pour conferver leur belle proportion ,• dans la plufpart des Edifices Modernes l'Arcade excède plutoft en hauteur deux fois fa largeur que moins. L'Impofte qui n'eft qu'une Platebande à un quart de Module de faillie , Se la Colonne fort de ce quart de plus de fon demy -diamètre ; c'eft une règle de Vignole qu'il obfervc dans tous les Or- dres fuivans, ne voulant pas que l'Importe palfe le demy-diametre , quoy que la plufpart des Anciens n'ayent pas obfervé cette règle, & qu'il y ait au contraire des Importes qui couvrent la Colonne à un quart pre's, ce qui ne re'iiiîir nullement , parce que cette interruption dans le con- tour de la Colonne luy ofte toute la grâce qu'elle pourroit avoir , lorf- qu'ellene faille quelquefois que de la moitié de fon diamètre hors du mur. Pourles Alertes ou Pieds-droits, ils ont un Module , cufbrte que le Tremcau a 5. Mod. de face fut 1. Mod. de flanc : pour ce qui ert de la largeur du flanc elle n'eft pas d'une précilion li jufte qu'on ne puiflè donner un peu plus, mais jamais moins , ce qui dépend de la charge du delTus ; ainfi aux Ordres de delFus , ilfaudroit faire le tremcau au moins quatre' fans un petit Pilartre qui peutertre oppofc à la Colonne pour porteries Bandeaux des Arcs de la Voûte: Mais files Portiques crtoient fermez, il faudroit au moins un mod. & demy ou au plus z. mod. du Tableau juf- ques à la feiiillure.

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PORTiqxJE TOSCAT^^ SAINTS PIEDESTAL ||

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Tortique Tofcan avec Tiedeftal.

Aïs quand on voudra conftruire Icmefme ^ ^ ^ Ordre avec fon Piedeflal , il faudra divifer toute hauteur en 22. parties & un fixiéme, par- ce que la hauteur du Piedeftal doit eftre le tiers de celle de la Colonne avec fa Bafe & fon Chapiteau , ainfi comme cette hauteur eft dansTOrdrc Tofcan de i+.Modulesjlc tiers de cette hauteur fera 4. Mod. 2. tiers qui eftant adjouftez à 17. Mod. & demy que nous avons donné a cet Ordre fans Tiedefial^ don- nent les 2 2 . Mod. & un fixéme.

Comme la grofTeur du xModuIe de la Colonne diminue lorfqu' on y mec un Picdeftal afin que le jambage de l'Arcade aitfuffilammenc de folidite pour porter la charge qu'il peut avoir ; au deOus il a 4- Modu- les de largeur , enforce que le Bandeau de l'Arc a un Module, & l'Arcade coiifcrveîa même proportion que laprecedente,ayanc 8. Modules j . quarts de larcreur fur i y.mod. & demy de hauteur.L'ImpoIte eft un peu plus orne, de forle que la Platebande du bandeau de l'Arc pourroit encore avoir un Fi- icc. Gril arrive rarement que les Ordonnances foicnt potées a cru fur le Rez-dc-chaurtee fans quelque élévation de dcgrez, Soclc,ou Piedeftal i& on les mec moins fur un Piedeftal que fur un Socle, principalement en de- hors , parce que les Corniches & Bafes des Piedeftaux font plus facilement juïnces fi elles ont beaucoup de faillie, mais dans cet Ordre il fufic d y mettre une Platebande en bas fcrvanc de Plinthe, &: une autre en haut 5 n'eftant jamais plus eleve que le Rez-de-chaufle'e ; cependant au Palais de Luxembourg il y a un Piedeftal à l'Ordre Tofcan avec les melmcs mou- dures que celuy-cv donc le a une table foiiiHée qui feroit mieux en BolVac^e , à la différence des autres Ordres. Les Arcades ont plus de hau- teur i^ue le double de leur largeur , parce qu'elles fcroient devenues ttop balles fur le Jardin il n'y a point de Piedeftal , quoy qu'elles foient l'une & l'autre d'une mcfme largeur , le Picdeftal citant tait pour gagner la hauteur du Peron du grand Palier pavé de marbre.

J'ay adjoùcé les Plans aux Portiques avec des Piedeftaux quoy qu'il n'y en ait p-is dans l'Original, parceque je les ay pu mettre à la place des dil- cours qui ne font pas fur les planches.

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^^iedejlal & Bafe Tofcans.

f^JJoY q ril foir r.ire de donner un Piede- ^^J ftal à rO-vire Tofcan , je n'aypas laifle tou- cefois de le dcillner icy en fa place , afin de fuivre la méthode que je me fuis prefcrite : à l'occafion de- quoy l'on peut remarquer que la Règle générale que j'ay obfervée dans tous les Ordres, eft de don- ner au Piedeftal & à fes Orne mens le tiers delà hau- teur de fa Colonne prife avec la Bafe & le Chapi- teau; de mefme que toute la hauteur de TEntable- ment (c'eft à dire l'Architrave , la FrifeSc la Corni- che) doit en eftre le quart; &fupporé cette Règle renerale , il eft facile de diftribuer lequel on voudra des cinq Ordres dans une hauteur donnée -, pour cela il faut divifer la hauteur donnée en 15?. parties, & après cela divifer ce Module en fes parties , &: prendre la mefure de tous ks membres , ainiî qu'il eft marqué chacun en fon lieu.

LOtfque Vignole die qu'il faut divifer la hauteur donnce en 19. .parties, i! ne s'explique pas afTez, & il faut adjoûter , dont les 4. de dcfTous feront la hauteur du Piedcllal , les 5, dedelfus celle de l'Entable- ment, & les II. autres celle de la Colonne. Les Socles fontplusbas que leur largeur, & lors qu'ils font quarrez ils font appel lez Dez, & Piede- ftaux quand ils ont Bafe & Corniche , ou l'un ou l'autre. Celuy-cy eft plus haut qu'aucun Exemple qu'il y ait des autres Archiredes, parce que Vi- gnole fe contraint dans fa reî;le générale du tiers de la Colonne pour la hauteur du Picdeftal qui n'efl tire d'aucun Antique. L'Architede du Palais de Luxembourg l'a imité, l'on peut voir comme ilréiiiHt. Pour la Bafe c'eft la mcfme que celle de la Colonne Trajane. Elle a un Module de hau- teur , & la Ceinture eft comprife dans la douzième partie de ce Module , le Tore a un dixième de faillie plus que le centre de fon contour pour le df'rrager de dcflbus la ceinture ; & fur le Plinthe il doit terminer aplomb de fon centre : quoy que la ceinture falTc partie du Fuft de la Colonne, toutefois dans cet Or ire & au Dorique elle appartient à la Bnfe.

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Chapiteau & Entablement Tofcans,

APre's avoir donné en gênerai les principa- les mefures de l'Ordre Tolcan , j*enaydelllné les parties en grand dans cette figure & dans la précédente,, afin qu'on puiflè voir plus diftin^e- mentla divifion de fes moindres parties avec leur faillie. La netteté du Defîein & des Nombres qui y font marquez en donneront aflez Tintelligence pour peu qu'on veuille s'y appliquer , fans qu'il foit befoin pour cela de s'eftendre dans un plus Ions; difcours.

T A diminution de la Colonne de cet Ordre eft de i. parties & demie de L Module de chaque côté, de forte que de 14. parties qui compolent les 1. Modules il n'en rcfte que 19- TArtragale qui fait partie du Fuft n'a qu u- ue partie & demie de faillie , & ii. parties de Diamètre, ce qui cltluigulier à cet Ordre , parce que dans les autres la faillie de TAftragale prilc du cen- tre de la Colonne eft égale au demy- diamètre inférieur fur lequel on tormc le Module. Cette mefure eft prefque dans toutes les Colonnes Antiques dont on a juoe de la grofleur, 3c mefure les autres parties par l'Aftraga- le lorfque leljas du tronc a elle perdu ou trop enterre dans les ruines. Ladivifion du Chapiteau eft fi facile, qu'il n'y aautrc chofeacblerver lorfquon fait les Chapiteaux Tofcans ou Doriques que l'Ab.que ou Tailloir faille plus que l'Ove d'environ un quart départie, parce que s'il cftoit a fleur du poiut la circonférence de l'ove le touche, dans les Pli ftres de ces Ordres il n'y auroit pas de diftinflion. Pour l'Entablement n n'cft pas alfez fimple pour eftre cftimé Ruitique , ny trop riche pour ref- Icmbler au Dorique. La Cimaife eftant un ovc eft particulière a cet Or- dre , & quoy qu'il n'y ait pas de Filet , cette moulure eftant forte peut fubfifter. Pour ce qui eft du Larmier il eft bon de le refouiUer de quelque canal , & comme dilent les Ouvriers , faire la mouchette pendante , parce au'il deviendtoit trop pefant , eftant laiflé maffif. La faillie de la Corniche ai. parties plus que fa hauteur.

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TOSCAN,

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Pour faire le partage de la hauteur de l'Or- dre Dorique fans Piedeftal , il faut en divifer toute la hauteur en 20. parties -, une defquelles fera le Module quel'ondiviferaen 12. parties éga- les comme celuy de l'Ordre Tofcan. Ondomiera .jn Module à la Bafe & à l'Orle inférieur de la Co- lonne La hauteur du Fuft delà Colonne fans y com- prendre cet Orle fera de 14. Modules , & le^Ch^pi- ceau d'un Module. Les 4. Modules qui reftent (& qui font le quart de la hauteur de la Colonne avec îk Bafe & fon Chapiteau comme nous 1 avons dit cv-deffus) feront pour l'Entablement , c'eft a dire pourl' Architrave, la Frife & la Corniche; enforte que l'on donneun Module à l'Architrave , un Mo- dule &demy à la FrifeSc autant à la Corniche llejt nfe de voir me ces hauteurs particulmes delà Lor- niche, delaVrife&del' Architrave font les4. Mo- dules de l'Entablement , &que ceux-cy jomts avec ceux de la Colonne , delà Bafe & du Chapiteau font les20. danslefquels nous avons dît qu il faut divijer toute la hauteur.

^-X O R u s Roy d' Achaïe partie de h Grèce , ayant bafti le DpremierdansArgosunTemplcdecer Ordre , qu^dedia ^ Trnion , donna occafion de l'appeller Dorique ; les Olym- iiins en baftirent à Olympia un à Jupiter ; & les hab.tans ïe Delos un à Apollon , à la place des Tngly phes il y ;vo t des Lyres. Virnive dans h Préface de fon leptieme L i- .re rapporte plufieurs Temples de cet O rdre. Ce quujnd le Dorique^ confiderable eft qu'U a donné h première idée de

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l'Architedure régulière j & que toutes Tes parties font fon- dées fur h pofition naturelle des corps folides. Les maifons n'ayant d'abord cfté faites que de bois , l'Architedure s'eft réglée pour la pierre fur cette première matière, de forte que l'art de Charpenterie efl: plus ancien queceluy de Maçonne- rie. Les Exemples confîderables qui nous reftent des iCo- mains qui l'ont mis régulièrement en œuvre, fontaffez connoi- tre quel eftat ils faifoient de cet Ordre quoy qu'il fuft originaire de h Grèce. Le Théâtre de Marcellus eft le plus antique & le plus régulier, parce que la diftribution des Métopes &des Triglyphes y eft jufte, ce qui eftoit bien facile à faire dans la partie qui refte en pied , parce qu'on ne voit pas les Re- tours par les Portiques fe joignoient au Théâtre. Cet Ordre eft le plus difficile de tous à mettre en œuvre , par- ce que la diftance de {es Colonnes eft déterminée par les ef- paces des Triglyphes & des Métopes ; de forte qu'elles ne peuvent eftre efpacées félon les cinq manières de Vitruve : auffi excepte-t'il cet Ordre de la règle générale qu'il pref- crit pour tous les autres. L'Entablement a le quart de tou- te la Colonne , qui ne peut eftre augmentée ny diminuée pour quelque raifon quecefoit ; & cette précifion eftli avan- tageufe, que dés que l'on en fort il y a autant de différence que de la perfedio.n à fon contraire. Ses Entrecolonnes ne fe règlent pas tant parles Modules que par les Triglyphes; de forte qu'entre deux Colonnes il ne peut y avoir que depuis un Triglyphe jufques à cinq, parce qu'on ne compte quejes Triglyphes qui portent fur le vuide , & non pas ceux qui font à plomb fur les Colonnes. L'accouplement des Co- lonnes dans cet Ordre eft plus contraire à la régularité que dans aucun autre , & il ne fe peut faire fins tomber dans l'un des deux défauts, ou du Portail del'Eglife defaintGer- vais , ou de celuy des Minimes , quoy que ce foicnt les Ouvrages de Meffieurs la Brolîe&Manfard deux des plus grands Architecfces de ce fiede; au Portail-de faint Gervais, l'Architede n'ayant pas fait le Métope quarré, ne s'eft pas

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voulu afTujettir à cette p' écillon qui en lait la principale beauté, & fans laquelle cet Ordre ne feroit pas plus difficile que les autres. Ce mefme Architefte , quoy que fort éclairé dans fa profeffion , n'ayant apparemment pomt fait de difficulté défaire la mefme chofe au Dorique duPalaisde Luxem- bourg, a eftimé cette règle d'Architedure n'eftre pas capa- ble de contraindre les Ordonnances. Quant au Portail des Minimes pour affiijettir la Frife dans fes règles nonobftant les Retours ; les Bafes Arles Chapiteaux ont efté confondus, &c'eft le premier exemple oîi cette licence ait efté pratiquée avec une eftude& une exécution particulière, & par le foin que l'Architedey apportoit, eftimantcet Ouvrage le meil- leur de ceux qu'il eût fait auparavant ; on voit auffi à l'Hoilel de l3Vrilliere&: au Chafteau de Maifons , du fieur François Manfard comme les diliributions de fes Métopes & de fes Triglyphes font juftes dans le mefrHC Ordre. A la Porte de la Maifon des Marchands Drapiers rue des Lavan- dières à Paris faite par M. Bruant l'aifné , les Métopes font quarrez, &IesBafes ny les Chapiteaux ne fe confondent pas, parce que les partiesde l'Ordre font diminuées à proportion. Cependant il cft évident qu'aucune de ces manières n'eft recevable , &: que l'accouplement des Colonnes ne fe peut faire dans cet Ordre ; mais s'il y avoit un Pilaftre accouplé avec la Colonne , il faudroit un Retour dans l'Architrave & la Frife, au moins afin de former un avant-corps furlenuddu Pilaftre ; & de l'angle rentrant faire un Métope quatre juf- qu'au Triglyphe à plomb fur la colonne ; alors il n'y a plus d'erreur contre la règle , & les Chapiteaux & les Ba- fes reftent dans leur entier. Une fepulture Antique prés d'Albane raportée dans le Livre du Parallèle de l'Archi- tcdure , la Porte de l'Hoftel de la Vrilliere & les Vefti- bules ou Portiques du Chafteau de Clagny , font des exemples Antiques & Modernes qui ont aftez d'autho- rite pour en confirmer l'ufage. Une autre difficulté qui fe rencontre dans cet Ordre, eftlorfque l'Entablemept fe tour-

îi DE V ORDRE

ne en Angle obtus par une ligne faifant le cofté de quel- que Polygone , comme d'un Odogone ou autre , par- ce qu'alors il faut qu'il y ait dans l'Angle un Piiaftre brifé comme au Portail de l'Eglife des Minimes, ce qui donne auffi un Triglyphe plié au deflus , contre les règles naturelles de la folidite' (fur lefquelles cet Ordre cft efta- bly) qui ne peut fouffrir d'autres Angles que le droit hors de la figure circulaire. Cependant lorfque l'occafion fe ren- contre de s'en /ervir comme aux quatre Piliers d'un Dôme ou Vouce en cul de four , ainfi que l'exemple en paroifi: à l'Eglife du Noviciat des PP. Jefuires ; il eft abfolument ne- ceifaire que les Triglyphes & Métopes plies foient félon leur proportion dans tous leurs retours, afin de faire fubfifter cette règle inviolable qui en cft la beauté la plus elTentielle, & fans laquelle cet Ordre feroit aufli facile que le Tofcan. Il fiut auffi en ce cas éviter les Modillons dans la Corniche qui feroient un fort mauvais effet, outre que les gouttes fous les Modillons s'il y en avoit, & les Ornemens fous le Plafond du Larmiern'auroient aucune grâce. Le Dorique de la Cour du Palais Farnefc à Rome qui eftdeMichel-Angeeftfort ré- gulier, auffi- bien que celuy de la Procuratie neuve de la pla- ce de Saint Marc à Venife qui eft de Scamozzi, & un autre de la Bafilique de Vicence qui eft un ouvrage de Palladio. Bjltazar de Sienne dans la Cour du Palais de Maffimi prés de Saint André de la Valle à Rome a efté fi exad , que n'ayant fait qu'une Corniche architravée, il a efpacé les Gouttes dans l'Architrave avec autant de juftelTe que fi la Frife y eut efté ; Les quatre Colonnes qui font dans cette Cour font d'une admirable proportion. La précifion que cet Ordre demande ayant rebuté plufieurs Architectes, a fait qu'il fe trouve quantité d'Ordres Doriques Antiques & Modernes fans Triglyphes ni Métopes, ainfi qu'il fe voit au Colifée, qui ne doit pas eftre cité comme un chef-d'csuvre d' Archite- cture , mais qui doit eftre plùîoftr^ardé comme un Coloffe de Maçonnerie. Plufieurs Architedes Modernes fondez fur

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DORT OJU E.

cet exemple, ont négligé de diiinbuer leur Frife, & il s'en voit plus de cette manière que de l'autre i comme Bramante a fait âu Palais de la Chancellerie à Rome , & Raphaël au Palais Cliigi dans la Longare ; &lepIuscon{iderablede tous eft le Poiiique de la grande Place de l'Eglife de S. Pierre du Vatican, le Cavalier Bernin euft euafTczdepeine s'ileuft voulu faire la diftribution de fa Friie jufte, parce que les Colonnes eftant fur une ligne circulaire, celles de dedans font plus ferrées & d'un plus petit diamètre que celles de dehorsqui font plusgrofles, t^lesunes & les autres font fur m mefme Plan ù. ibus un mefme Entablement, & toute la difficulté confifte en ce que les deux portions du cercle qui ferment ces Portiques ne rentrent pas dans elles-mefmes, mais le terminent par les Façades font les Entrées , outre qu'il y a encore des Colonnes accouplées dans les avant- corps. Pour leColifée il euft efté très-facile d'en faire un Dorique régulier , parce que c'eft un ovale parfait. Je ne rapporteray pomt icy quantité d'Edifices cet Ordreaefté mal exécuté , parce queplufîeurs Architedesfe font relâchez des bonnes règles, leurs Ouvrages n'ont point eu de fuc- cés ; ce qui arrive lorfqu'on fe veut rendre fîngulier contre leschofes fondtesfurlaraifon, & confirmées par l'ufage.

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J4 DE V ORDRE

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Tortique 'Dorique fans TiedeliaL

QU A N 15 on voudra faire des Ornemens de Galeries ou Portiques d'Ordonnance Dorique, il faudra (com- me l'on a dit cy-defTus) divifer toute la hauteur en 20. par- ties , l'une defquelles fera le Module , &: diftribuer enfuite les largeurs de telle forte qu'il y ait 7. Modules entre deux Pilaftres, & que chaque Pilaftre en ait trois de largeur j ainfi il arrivera que les hauteurs & les largeurs feront bien pro- portionnées , que la hauteur des jours ou des vuides fera double de leur largeur, & que les Métopes & Triglyphes fe trouveront exaftement diftribuez , comme il eft aifé de le voir dans le deiïein ; après quoy il faut feulement obferver que h faillie de la colonne hors du Pilaftre foit d'un tiers de Module plus grande que le demy-diametre de la mefme co- lonne, afin que la faillie des Importes n'en paiïe point le mi- lieu ; & cecy eft une rcgle qu'il faut univerfellement obferver en pareil cas dans tous les Ordres.

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Ette Arcade conferve encore la mefme proportion que laTofcane _ qui a le double de fa largeur, mais il refte deux Modules jufques fous rEntablemeiu -, ainli lorfqiîe l'occalîon demanderoit de la faire plus haute, cela fc pourrou fans faire une faute , parce qu'il vaut mieux qu'une arcade ait en hauteur plus du double de fa largeur que moins ^ & fi on faifoit l'Entrecolonne de quatre Triglyphes comme au Palais Farnefe , il fau- droit alors mettre un focle fous la bafe de la Colonne , afin de rendre l'arcade d'une plus belle proportion, & elleferoit à un Module prés de délions l'Architrave. La grande hauteur qui refte à celle-cy donne lieu de faire régner i'Aftragalc j cependant comme cet Ordre eft de foy allez folide, lUautporterl'Arc le plus haut qu'il fc peut, afin de rendre l'ou- vrage plus léger toutefois au Colifée l'Arcade Dorique a encore plus de diftancejufqu'à l'Entablement, puifque laColonnca 16. pieds, & l'Ar- cade n'en a que 1 1. & 5 . pouces. Au Théâtre de Marcellus les Colonnes ont 1 }. pieds & 7. pouces, & les Arcs zo. pieds II. pouces, & ces Colon- nes ne faillcnt que de la moitié , de forte que l'Impofte excède le demy- diametre , ainfi qu'à Farnefe l'Impofte qui eft une Corniche Dorique archirravée d'un petit Ordre du veftibule coupe prefque la Colonne en deux ; les Colonnes du Colifée faillent d'un fixiéme de Module qui eft la moitié moins que celle de cette Ordonnance.

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PQRTiqiTE DORIQlJi: SAXS PIEDKSTAL

Portique Dorique auec Piedejlal,

SI l'on veut baftir des Portiques ou Galeries d'Ordonnance Dorique avec Piedeftal , il faut diviter toute la hauteur en vingt-cinq parties & un tiers , & de l'une de ces parties en faire le Module. La didance d'un Pilaftre à l'autre fera de dix Modu- les , ^ la largeur ôqs Pilaftres de cinq, par ce moyen l'on trouvera la jufte dilbibution des Métopes & des Trigly plies, & levuide des Arcades fera d'une bonne proportion. La hauteur fera double de la largeur , & aura par confequent vingt Modules, comme on le peut voir en cette figure.

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O M M E j'ay dit cy- deiïus que les Entrecolonncs de plus de cinq Triglyphcs ne font gueres recevables, on peut juger parce Purnquc Cl on en 'mcctoii jufques à fir combien l'Ordonnance paroiftroic foible, quelque folidité qu'elle put avoir , à caufe de la grande porte'e des Architraves -, puifque celle-cy fans Arcades ne feroit pas fupportable, & mrfme Ci les Colonnes ciloient ifolées il faudroit que les Clavcaui des Architraves euflent une grande portée dans le mur pour fubfifter. Cette grande faillie des Architraves a obligé des Architedes à faire un retour en avant-corps fur la Colonne : cette manière elt plus folide ; mais l'Ordonnance devient mclquine par ces Entablemens recoupez , & particulièrement lorfqu'il n'y a qu'une Colonne montée fur un Piedcltal, elle forme un avant-corps étroit, comme onlcpcut remarquer aux Arcs de Triomphe à Rome : Or le plus que l'on peut faire dans les Por- tiques quel' Entrecolonnc ait le double de fa largeur , c'eft le plus approu- vé , comme celuy du Portique cy- devant fans Piedeftal , qui devient juftcment Arcoftyle avec cetce proportion, parce qu'il y a huit Modules d'une colonne à l'autre qui en a feize de haut, les jambages paroilTent trop forts , parce que la Colonne n'en clique le tiers : félon la charge qui fcroitau deilus, l'on pourroit donner plusde largcurà l'Arcade. Il eft bon de mettre ce petit focle au pied de l'Arcade pour luy fervir de retraite afin qu'elle ne femble pas pofci à cru.

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PORTiqtJE DOlilQIJE AVEC PTEDXSTAL

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Piedefial ^ Bafe Dorique.

LE Piedefial Dorique doit avoir cinq Modules & un tiers de hauteur, Plmpofte de TArc. qui e(l ici defliné fera d'un Module , & Tes moulures le diviferont de la manière qu*on les voit marquées par les Nombres t^u dejfein.

BI E N loin de trouver des Piedeftaux à l'Ordre Dorique dans les Baftimens anciens, il ne rencontre pas mefme de Bafe j celle du Dorique du Colife'e eftant capricieufe iàns pouvoir faire règle de Bafe; Vitruve ne donne point de bafe particulière à cet Ordre , & il n'y en a ni au Théâtre de Marcellus , ni à celuy de Yicence , m à ce morceau Antique pre's de Taracine , rapporte' dans le Parallèle , ni au Temple de la Pieté dont Palladio fait mention. Il eft difficile de juger de la raifon de retrancher cette partie de la Colonne qui luy eft necelTaire ; car fi c'eftoit à caufe qu'ordinairement cet Ordre eftant fur le rez de chauflee, la Bafe feroit facile à fe ruiner, il n'en eut point efté befoin non plus en d'autres Ordres plus délicats & fur le mefme Plan : C'eft pourquoy les Modernes qui ont eftime cetufage un abus de l'Antiquité', fefontfervis de la B*.fe Attique , oudecellede Vignole, quicft le premier qui l'ait mis en œuvre à cet Ordre, elle reiiflir fort bien , & fe diftingue afiez de la bafe Tofcanc ; elle eit au Portail de S. Gervais , dans la grande Salle du Palais à Paris , & à Rome au Portique de l'Eglife de faint Pierre du Vati- can , fans tant d'autres Ordonnances elle fe rencontre ; il faut obser- ver que l'Anneau du bas du Fuft de la Colonne y fait partie du Module qui donne la mefure de la bafe j ce que quelques Architedcs n'approuvent pas. Pour les Cannelures , elles font particulières à cet Ordre , & ce font celles de Vitruve, pareilles à celles de certains troncs de Colonnes , qui fervent dans l'Eglife de faint Pierre aux Liens à Rome il y en a de creu- fées félon le Triangle équilateral , & d'autres félon la fedion des Diagonales du carre' , qui eft la manière de Vitruve , & la plus profonde: peu de Modernes s'en fontfervis, parce que fi elles ne font point taille'es dans du marbre ou de la pierre dure , les arreftes fe pouvent e'mouller d'autant qu'elles font vives ,• & aux Pilaftres il faut neccirairement une cofte fur l'Angle. L'Orlc inférieur eft encore la douzième partie de la Colonne , coinmcileft dit cy-dcllus au Tolian,.

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D 0 R 1 QJU E,

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7»/:^^ PIEBESTAI. XT BASK DORIQIJX ^^^^

30 DE V O R D R E

Entablement Dorique,

CE Morceau d'Ordre Dorique a efté tiré du Théâtre de Marcellus à Rome que j'ay cité pour exemple dans ma préface. Il retient dans le defïèin la mefme proportion que Je Itiy donne,

LA Diminution de cette Colonne eftdc deux parties de chaque cofté, de forte que le Diamètre fuperieur relte de vingt parties ; le Chapi- teau eft divisé en trois parties égales, ainfi que l'ordonne Vitruve, dans le chap. j.du quatrième Livre. Ce profil qui eft tiré du Théâtre de Marcellus & dont la Corniche a des Denticules fait voir que Vitruve n'a point efté l'Architedlede cet Ouvrage, comme quelques-uns l'ont crû, parce qu'il eftoit contemporain & Ingénieur d' Augufte , puifque dans fon Livre il ne met point de Denticules à cet Ordre. De plus citant allez avancé en âge quand il offrit à Augufte fcs dix Livres d'Architedure, il n'eut pas manqué de faire mention d'un baftimentficonriderable, n'ayant pas oublié de parler de fa Bafilique de Favo , qui eft le feul Ouvrage que nous fçachions avoir efté fait par luy , & dont il ne refte aucun vellige dans cette Ville. Dans le choix que Vignole a fait des Profils antiques , il s'cft peu éloigné des mefures générales, il a feulement rendu les mem- bres de chaque partie proportionnez entr'eux , comme dans ce Dorique il a donné plus de hauteur au Larmier qui eftoit trop mince pour fa faillie. Ce qu'il a augmenté fur quelques Moulures rend la Corniche égaleàlaFrifc, comnicelle doireftre: il faut remarquer que la Placte- bandc ou Chapiteau des Triglyphes fait icy partie de la Corniche , & non pas delà Frile , comme au Théâtre de Marcellus : que les Triglyphes de Vignolc n'ont pas unt de faillie, & que les deux canaux des collez n'ont pas la mefme profondeur des deux anciens , qui font ou qui doivent eftre en Angle droic ,• ne donnant que deux dem y-parties à toute fon épailleur : ainfi ils font enfoncez danslaFrife, ce qui eftdefedueux, outre qu'ils font ceintrez par le haut & non pas à ligne droite: pour les Gouttes elles font rondes , ainfi que Michel- Ange les a faites au Palais Farnefe^ la Cimaifc de cette Corniche luy eft propre. Au Portail des Mmimcs Mon- ficur Manfard y a mis une doucine à la place de cette Cnr.aife, avec trois faillies différentes, une pour la Corniche du niveau, une autre pour le Fronton, & celle des coltezdu Froncon qui eft prelque à plomb pour éviter de faire une crocetce , ou d'avoir la Cimaife du fronton plus haute, ( comme au Portique de Septime Severe à Rome , ) & il aaufTi mis Jes Gargoiiilles ou Muffles de Lion à cette Cimaife rampante , comme il yen avoir au Frontiipicc de Néron.

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T> 0 R I QJU E,

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delà Colonne ou C^m^c .

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IMouLures de ^ *, ,^ l.'Aa'cliiti-ave . '>» J";^

O iS-ûuit&f ou C/oc/ii^t£s

C^ s aftt/^A'ff^, o!J dniatsa . AÎoului'esdelaTrise <.

S .17^- te Je ùœuf SccAe , T.2Jenii^4(etojje . "V". L^utsses ou Cojfcej, cf X. i^rayeuTVj' ou Canaux . Y, Jes Tl't.y/ji'p/ies . iTi- Z . .ierni i^anau^'c .

Moulures delà Comiclie

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i ' Taloit . J . ItefUzou Iat .

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/'. Cour-onn-e . IZi/on. h Fclct- ùiyetr. L^eolei- .

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H'A^^iJ^^-^^ ^^ x:NT^3ii.i::MEi^T dork^ji^s

5B BEV ORDRE

Entablement Dorique,

"' A Y compofé cet autre morceau d'Ordre Do- rique de plufieurs fragmens d'Antiquitez de Rome j j'ay reconnu par expérience qu'il réùflit parfaitement eilant mis en œuvre.

TL femble que Vignole ait tiré les Mutules ou Modillonsdcce Profil i d'une Aiitiquiré qui eft aupre's d'Albane rapporte'e dans le Parallèle, & qui a efte' ponduel iement exécutée à la porte de l'Hofte! de Crequy devant le Chafteau des Thuilleries ; & quoy que ce Profil ne fe foit pas rencontré juftement copié d'après aucun autre , la compofition en eft fi belle qu'elle pourroit laifTer douter lequel des deux Entablemens qu'il propofe eft le plus beau, slî n'eftoit vray-femblable quele précèdent peut plùtoft fervir pour un Ordre de dedans, &:qui apeudediftance pour eftre veu, & celuy-cy pour un Ordre de dehors qui n'a pas de point d'éloigncment fixe, il a efté mis en œuvre avec fuccés au Portail de faint Gervais , exce- pté que les Mutules font malîlfs&fans Gouttes, ainfi que Léon Baptifte Alberti les a faits. Le Chapiteau n'a de différence que l'Aftragale avec le Filet , au lieu des trois ainielets de l'autre. LaFrifeadeux faces, & les Gouttes font encore rondes , comme les ont fait Palladio &Scamozzi, cftant plus raifonnable de les faire rondes que carrées , puifqu'elles reprefentent l'eau qui tombe des Canaux des Triglyphes. Les deux demi canaux font aulîl ceintrez par le haut ; Jean Buland les a fait ceintrez par leur Plan & par le haut. Le Triglyphe icy n'a pas plus de faillie que le précèdent. Qiiant aux Métopes lorfque les ornemens ont trop de faillie pour faire leur effet , on les peut refoiiiller dans un carré fait dans le Métope fi l'Ordre ett grand, comme on le peut voira TEo-life du Noviciat des Jefuites du Frère de Marcel Ange; cet Entablement cit réduit fous les mefmes proportions que celuy du Thea're de Marcel lus, ne pouvant eftre ni plus ni moins , & non pas comme l'a fait Sanfovino à la Bibliothèque publique de faint Marc à Venife il a le tiers de la Colonne , ce qui eft fans exemple Antique ni Moderne pour peu qu'il foit approuvé. Il y a des occafions oii l'on retranche la faiJlicdc cette Corniche, & il ne rcfte qu'une face depuis l'Ove jufqu'en haut pour éviter la communication du dehors dans les Appartemens , ainfi qu'il eftdanslaCouf du Chafteau de Vincennes , dans celles des Cuifines du Louvre , & à l'Fioftel de Lionne , & pour lors on appelle cette Corniche mutilée.

//. Il,

//. 12.

D 0 R I Q^V B,

^Mouli4.i-es d Chapiteau

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Mouliu'es Au. 1l£ delà Colonne

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O . û-û%ittej Ou Cùyc/i£ltej' . "F . Tû/ci- d&f û-ûzUtes . .

IMoului-es delaTrxse

S . 77s te ^^ èauif Se^A^

V. i^uisses ^ru C^stej, ef X. G-ray^ur-ej' eu Canaux, . Y, desTri^i^y>A£s. ef Z . dcnn L4Xn4ZU,;v- .

Moultines delaComicte

J Biin^ic/^ttes des

i-7~a£Tn J ZDentù-u/Af .

c' ti-û-uUtsJû-us ^2^armnrr: Z'. Cirurimne- , j TaLm. k.2^iic^.

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CA^pit-caij.

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CHAPITEAT7ET X:N^TABLi:iVIElsrT I>OE iqiJE S

U D F r O I^ D R E

Plafonds des Corniches Doriques.

La grandeur de ce volu?ne ne m^ a pas permis de met- tre tes Plafonds de ces Corniches avec les Trofls com- ?ne ils font dayis l'Original qttï efl in folio-, c'ejt ce qui m'a obligé pour éviter la confufîon^ d'en faire uîte plan- che a part fur la mej'mé échelle.

r A haureurde la Corniche de cet Ordre eft déterminée par celle de la 1- «Fille à laquelle elle doit cflre égale , ainfi elle eft trop baflè pour foufrrir une plus grande Saillie que celle d'un denrii-moduleplus que fa hauteur c'eit pour cette railbn que le Plafond du Larmier incline par de- vant en la Corniche du Théâtre de Marcellus ; ce qui augmente l'apa- rcnce de la Saillie , & ce qui avec la Mouchetre pendante & le Canal re fouillé fous le devant du Larmier , rend le Profil plus gigantefque & plus noble , comme ou le peut voir à la Corniche du Portail des Minimes. On orne rarement le Chapiteau, fi ce n'eft de quelques petites rofes ; Les fleurs de lys qui font icy & dans le Plafond du Tailloir font les ar- mes de la Maifon Farncfe , qui en porte fix d'afur en champ d'or. D'autres ont mis dans le Gorgerin de la Colonne une Couronne de Laurier, comme à la Porte du Palais Juftiniani à Rome,- d'autres ont augmenté le Gorgerin du Chapiteau pour y mettre des feuillages , dont on voit des exemples confiderables dans la Salle des SuiiTes au Lou- vre. Les Pilaltres avec ces Chapiteaux ont quelque reflemblancc aux Pilaftres Attiques , ce qui peut faire un genre d"Ordre qu'on nomme Attique en luy donnant la bafe. Pour les Métopes ornez à l'Antique de Vafesoude Baflinsdefacnfices, & de teftes de bœuf décharnées, ils peu- vent tirer leur origine de l'ufage qu'on faifoit de ces Entrevous dans les Temples les Sacrificateurs mettoient les inftrumens des Sacrifices , & les dépouilles des Vidimes ,- mais fur le Métope brifc du retour d'Angle, ilnefaur pas mettre un petit balfin ou bouclier dont il ne pa- roift que la moitié à chaque face, comme a fait Sanfovino à la Biblio- thèque publique de faint marc à Venife , & Daniel Barbare dans fon Livre. Les fleurs de lys de blafon y viennent encore bien , parce qu'el- les font contenues dans un Lozange régulier .; mais il faut que le Métope fou quatre, carautrement ontomberoit dansle défaut de la grande fal le du Palais, les deux Arcades du fond font inégales, & il y a un demi- Pilaftre de moins du codé de la plus petite ; amfi U diftribution de la Frifc ne s'y rencontre plus.

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55

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V E V 0 R D R E

T>E VORT>RE IONIQUE.

L'Ordre Ionique (ans Piedeflal fe difpofe en cette forte , on divife la hauteur donnée en vingt-deux parties & demie , & une de ces parties fervirade Module. Et parce que cette Ordonnan- ce eft plus égayée que la Tolcane & la Dorique, & qu*ainfi elle demande plus de précifion dans la mefure de fes membres 5 on diviferale Module en dix-huit parties , la Colonne comprife. Le Chapi- teau & la Bafe eft de dix huit Modules , T Archi- trave contient un Module & un quart, laFrifeun Module & demy , la Corniche un Module trois quarts : ainfi tout l'Entablement eft de quatre Mo- dules & demi , qui eft le quart de la hauteur delà Colonne.

L

duite

E s Athéniens par le commandement de l'Oracle d'A pollon envoyèrent en Afie tréze Colonies fous \\ con e d'Ion , qui fonda tréze grandes Villes dans la Cari

qu'il avoit conquife , & cette Province fûtappellée lonie de fon nom. Une des plus confiderables de ces Villes eftoit Ephéfe l'on baftit un Temple à Diane autre que le Dori- que, & ce fut l'Ionique dont je vais parler. On y en éleva auflTi un du mefme Ordre à Apollon, &unàBacchus. Ce qui fait voir que les Ordres particuliers aux Nations n'ont pas efté aflPedez aux Divinitez ; contre l'ufage que nous pré- tendons en devoir faire qui eft pourtant judicieux. Ainfi lorfque l'on confacre une Eglife à quelque faint Martyr, on affeÂe avec raifon d'y employer l'Ordre Dorique, parce que c'eft l'Ordre des Héros ; &: que les Martyrs font les Héros du Chriftianifme : de mefrae que l'on met en œuvre l'Ionique

I 0 N I Q^V E.

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DE V 0 R D R E

& le Corinthien, pour les Vierges & les Convents de Reli- gieufes. Ainfiil ne faut confîderer les Ordres que par leur for- ce ou par leur delicatefle, & à caufe de leurs proportions; les Ornemens anciens & qui reiïentent le Paganifme non feule- ment ne font plus d'ufage pour nos Baftimens, mais encore nous doivent eftre odieux , fi ce n'eft dans quelque décoration de Théâtre , lorfqu'on y reprefente une Tragédie tirée de la Fable ou de quelque Hiftoire Ancienne. C'eftpourquoy Vitruve demande que l'Architede ait connoiffance de î'Hi- ftoire, eftant indigne qu'un homme d'une fi excellente pro- fcffionaitbcfoindu fecours étranger, &de l'efprit des autres pour orner les Edifices qu'il conftruit. L'Ordre Ionique peut encore tirer fon origine des Cariatides , puifque fes Volutes imitent les treiïes des cheveux de ces femmes captives. Sa pro- portion eft de huit diamètres &demy, félon Vitruve; mais laplufpartdes Anciensluy en ont donné fouvent plus de neuf que moins, comme il eft au Théâtre deMarcellus la Co- lonne avec la Bafe & le Chapiteau a vingt & un pieds & onze pouces de hauteur fur deux pieds cinq pouces de diamètre : mais Vignole en a réglé la jufte hauteur à neuf diamètres , eftant raifonnable que cet Ordre qui tient le milieu entre le Dorique & le Corinthien, ait auffi une hauteur pro- portionelle entre les deux. Ses Entrecolonnes font de quatre diamètres & detni , & par confequent Euftyles , qui eft la meilleure manière; l'Entablement a le quart de la Colon- ne commeaux autres Ordres. Mais il fautobferver que la di- ftribution des Denticules fe doit rencontrer la plus jufte qu'il fe pourra faire, quoiquecela ne paroiflepasdeconfequence, &que cela ne foitprefquepasfenfible. Cependantles Archi- tedes qui font jaloux de la juftefTedans l'exécution de leurs Ouvrages n'obmettent aucun foin pour la rendre parfai- te. Palladio, ScamozziSd Viola ont mis des Modillons au lieu desDenticules dans la Corniche de cet Ordre, contre lefenti- ment de Vitruve qui prétend que les Denticules le rendent différent des autres Ordres; ce que ces Archireâes ont fait.

I O N I O V E, ,

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londez fur l'exemple du Temple de la Concorde derrière le Capitole à Rome qui n'eft pas receu avec la mefme appro- bation que le Théâtre de Marcellus ; parce que cet Edifice ayant eflé brûlé dans un tems fort éloigné de celui il avoit elté bafti , & ayant égard aux Bafes angulaires différentes des autres, il femble qu'il ait cftéreftauré des débris deplufieurs Edifices, ce qui n'eft toutefois qu'une conjeâure qu'on peut tirer de fa mauvaife exécution. Ce que cet Ordre a de f]ngu- her au deffus des autres, eft que les faces de devant & de der- rière de fon Chapiteau font différentes de celles des coftez; toutefois de cet avantage qui lui efl: propre il reçoit une difficulté lorfqu'il faut que l'Ordonnance retourne de la face intérieure d'un Edifice à la latérale , à quoyonatrouvé pour Lxpedient de faire le Chapiteau Angulaire comme il aefté pratiqué au Temple de la Fortune Virile. Il y a encore un lemblable Chapiteau de marbre plus beau que celuy dont je viens de parler, qui fert de liège dans le Jardin des Char- rreux de Termini à Rome. Scamozzi & plulieurs Architec- es Modernes ont introduit pour Chapiteau de l'Ionique , la jartie fuperieure de l'Ordre Compofite , imitant celuy du Temple de la Concorde dont les quatre faces font pa- reilles ,• & alors pour luy donner plus de grâce il faut que la Vo- lute foitun peu pendante & ovalle.Il me femble qu'il feroir auffi à propos de donner à ce Chapiteau le Tailloir du Com- pofite, qu'à l'autre qui eft quatre : ainficomme il yacy-de- van t deux Ordres IJoriques qui ont chacun leur beauté particu- lière, il peutyavoirauffi deux Ioniques; &: celuy de Vi^^nole fubfiftera avec beaucoup de différence de l'autre , dontleCha >iteau a les quarre faces égales, le Tailloir Compofite, laFrife bombée, & la Corniche avec des Modillons , outre qu'on luy lonnera la Bafe Attique, quoy qu'elle appartienne à J 'Ionique Antique.

40

V E V 0 R D R E

Tortique Ionique /ans ^iedeflal.

LEs Portiques ou Galeries d'Ordonnance Ioni- que feront ainfi difpofez. Les Piliers auront trois Modules de groffeur -, la largeur des vuides fera de huit Modules & demi,& leur hauteur de dix-leptMo- dules, qui eft le double de Ja. largeur , &qui eftla règle générale qu'il faut régulièrement obferver en coûtes les Arcades de c^s fortes de Portiques, routes les fois que par quelque raifonparticuliereVon n'eil pas obligé de s'en éloigner.

A Près rOrdre Tofcan , rionic|ue eft le plus facile daas la dirpoGciou de les Entiecoloniies& Portiques, parce que les Dencicules ne font pis fujecs à la preciiïon que demandent les Triglyphes du Doriqie , & les Modi lions du Corinthien. Ce Portique a un demi Module d'A'c.re ou pied droit, & un Module depuis le deflbus de l'Arcadejufqu'à l'Entable- ment : ce qui luy refte de dix-huit qu'a la Colonne , eft la hauteur du vui- dede dix-fept Modules. La plus belle proportion des Arcades eft d'avoir dehauteur le double de leur largeur ; mais noftreArchitedle n'y contraint pas avec tant de fe vérité' quand la necelfue' oblige d'en ulèr autrement. Cet Ordrepouvanteftree'leve' au deilus du Dorique , afin de retenir cette pro- portion qui doit paroiftreauilî agréable que celle du premier Ordre fur lequel il porte ; il luy faut donner un peu plus dehauteur que le double de fa largeur comme au Théâtre de Marcellus l'Arcade à neuf pieds de large fur dix-neuf de haut, ce qui n'a point efté fait au Colife'e cel- le du fécond Ordre eft plus bafle que la première fur lamefme largeurjmais au Théâtre de Marcellus l'Arcade Ionique eft plus large de plus de trois pouces que la Dorique, ce qui a eite' fait pour rendre les Alertes ou Pieds- droits proportionnez à la Colonne fans s'arrefter à faire porter à plomb le vuide fur le vuide , & le malTîf fur le maflif. Ce qui fe rencontre rarement imite' par les Modernes qui ont fuivi le Colife'e pour la largeur des Arca- des , & le Théâtre de Marcellus pour la proportion du Rcz-de-ChaulTe'e à celuy de deffus. Mais fur tout il faut e'viter de faire les Arcades des Ordres délicats, plus eftroics que celles des plus malfifs lorfqu'elles font l'une fur l'autre, parce que les Pieds-droics du delfusferoient plus larges que ceux du dcflbus; alors outre que l'Alette ne feroit pas proportionnée à la Colon- ne , ce feroit uue faute contre la foUdite'.

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PORTiqtJE io:viqtTE saints piedestaj.

4*

DE V 0 R D R E

Tortiqtée lomqiie avec Tiedejtal.

MAt s pour faire des Galeries ou Portiques de l'Ordre Ionique avec Piedeftal, il faut divifer toutela hauteur donnée en vingt-huit parties & demie. Le Piedeftal avec les OrnemCTis en contiendra lix qui font le tiers de la hauteur de la Colonne avec fa Bafe & Ton Chapiteau, fuivant ce que nous avons dit devoir eftre obfervé pour tous les Ordres ; la largeur des vuides ou des jours fera d'onze Modules & leur hauteur de vingt- deux. Enfin la largeur des Piliers fera de quatre Modules , comme on le voit marqué par nombres dansle deifein.

LEs règles générales que donne Vignole ne font que pour les Baftimens d'un feul Ordre & fur le rez-de-chaullee , parce que s'il eftoit befoin d'en mettre plufîeurs les uns fur les autres , il leroit impoflible de les exé- cuter avec la pre'cifion de fcsmefures, & il faudroit qu'ils eufïent tous un Piedeftal ou qu'ils n'en eulîent point du tout , fi on vouloir que les vuides des arcs& lesmalTlfs des jambages re'pondilîent à plomb , ce qu'il eft facile de connoiftre. Par exemple, fi on vouloit faire un Portail comme ccluy de faint Gervais, & que l'Ordre Dorique n'euft qu'un focle comme à cet ouvrage, & l'Ionique un Piedeftal, fuppofé d'ailleurs qu'il fût nccellaire de faire des Arcades de mcfme largeur à chaque Ordre : alors les Alettesou Pieds-droits feroient bien plus larges à l'Ionique & encore plus au Corinthien, & les diamètres des Colonnesne dimioueroient pas proportionellement ; cependant il faut que le diamètre inférieur du Corin- thien foit plus petit que le fuperieur de l'Ionique , & ainfi du refte , quand l'occafion fe prefcnteroit de les mettre tous cinq en œuvre ; ce qui n'a point elte faitau Colifée dont les quatre Ordres ontles diamètres égaux , afin d'avoir les Arcades égales de treize pieds fept pouces de large chacune : Ce que n'a point aufTi fuivi Michel- Ange dans la Cour du Palais Farnéfe, par- ce que les Arcades du rez de chaulïée ont dix pieds-un pouce & demi , & cel les du premier étage onze pieds quatre pouces , ce qu'il a fait afin que les Aîcttes de fes Arcades fullènt proportionnées à leur Ordre; le Dorique ayant Jeux pieds quatre pouces & demi de diamètre , & l'Ionique deux pieds feulement, quoyque cette manière fe pratique rarement par les Mo- dernes. Les jambages diminuent comme les Ordres & les Arcades font plus larges à proportion de la hauteur que leur donnent les Ordres plus dé- licats dont le Theatre.de Marcellus eft un exemple d'autorité.

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44

DE V 0 R D R E

Tiedeftal-i Bafe & Impofte Ioniques.

LA Corniche de Tlmpode quieft ici defllné a un Module de haut, & la faillie eftd'un tiers de Module. On peut voir par les nombres qui font mar- quez au deflein , la mefure de fes Moulures pardcu- li ères, auifi bien que celles du Piedeflal &delaBafe.

s Piedeftaux Antiques de cet Ordre font ou continus comme celuy du Temple de la Fortune Virile , ou par Avant- corps & Airiere-corps, ou Efcabeaux impairs, (comme les nomme Vitruve)ain(î que ceux duThea- tre de Marcellus 6c du Colirée,& il n'y a que celuy du Temple delà Fortune Virile qui ait une Bafe: car celuy du Théâtre de Marcellus n'en a point. Pour le Colifee il n'a qu'un Chamfrain à toutes les Bafes de fes Piedeftaux. PhilbertdeLormeauChâteaudesThuilleriesa fait un Piedeftal continu à l'Ionique quieft au rez-de-chaulfée, & qui peut palTer pour un des plus beaux Modelles de cet Ordre, l'Ionique de Vignole qui a efté alTez exade- ment mis en œuvre au Portail de l'Eglife des PP. Feiiillansdans la rue faint Ho5ore a le mcfme Piedeftal que celuy-cy, excepte que le n'en eft pas fi haut, mais le Socle de dellous la Bafe fait qu'il approche de la proportion du tiers de la Colonne.

Cette Bafe de la Colonne (qui eft celle de Vitruve)ne fe rencontre à aucun Edifice Antique. Les Architedes Modernes font allez partagez fur le choix de celle-cy ou de l'Attique , & les Sénateurs de Vitruve l'ont employée comme finguliere à cet Ordre; ainfi elle fe trouve dans Serlio, Barbaro,Ca- taneo, Viola, Bulant & de Lorme; à laquelle le dernier a ajouté deux Aftra- c^ales au defTous du filet fur la Plinthe. Ceux aufli qui ne s'éloignent pas de l'Antique ont employé la Bafe Attique à l'imitation du Temple de la Fortu- ne Virile, du Théâtre de Marcellus& du Colifee , & n'ont pu fupporter ce oïos Tore fur les petites Moulures de delTous qui paroift extrêmement dif- proportionné. La plupart des Ioniques Modernes ont la Bafe Attique que Michel-Ange, Palladio,Scamo2zi &plufieurs autres ont mife en œuvre dans tous les baftimens qu'ils ont faits, & cet Ordre s'eft rencontré; toutefois il (e trouve à Paris beaucoup d'exemples entre des Edifices confiderablesde la Bafê de Vitruvc , puilqu'elle eft au Palais de Thuilleries , au Portail des Feiiillans, aux Eglifes des Petits Percs & des Barnabires, & au Palais Brion dans la rue de Richelieu. Cependant il faut dtre perfuadé après tout cela, que la difproportion des Moulures de cette Bafe fans exemple Antique , ne doit pas prévaloir fur l'Attique, quoique ce foit la doitnne de Yitruve, qui eft feul de Ion opinion.

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JV.3 PIEDESTAL XT liASE lO^IQtTE /^^

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DE V 0 R D R E

Entableme?it Ionique,

y^ay reporté audifcoiirs piùvantle texte qui efl en cet endroit à foriginaltparce qtCil ne parle pas de l^ En- tablement ^mais lentement du Chapiteau dont le ^ro- fil fe "Voit à la figure fuivante,

COmme le plus feur moyen d'eftimer avec jugement dans tous les Arts l'excellence de leurs prodiidlions , eft de comparer les plus belles avec les moindres, il ne faut que faire le parallèle de ce profil avec celuy de Vi- truve&ceiix du Théâtre de Marcellus , du Colifée & du Temple de la Fortune Vinle, pour voir combien la proportion relative des parties au tout s'y rencontre dans un degré' inférieur à celuy-cy j & fi ou doit s'arrefter à quelque exemple dont Vignole ait pu tirer les Moulures les plus propor- tionne'es,il faut clioifir celuy du Profil des Thermes de Diocletien qui ne le voit plus, & qui eft rapporte' dans le Livre du Parallèle de l'Architedure , pour veu que Pirro Ligorio l'aie mefuré plus fidèlement que celuy du Tem- ple de la Fortune Virile, qui eft bien différent de celuy du Livre des Edifices Antiques de Rome du fieur Defgodets. Pour le Profil du Thearre de Mar- cellus il paroift matériel pour un Ordre fi délicat , parce que l'Edifice eft Colo(lal,& que les Corniches qui régnent circulairement femblent deman- der d'autres proportions que celles qui font fur une ligne droite. Pour celuy du Colife'e il ne s'y faut pas arrefter,eftant prefque femblablc: au Profil Do rique de deflous. Un des plus beaux Profils Modernes de cet Entablement eft celuy du Portail des Feiiillans qui eft imite' avec exaeftitude fur celuy de VignoIe,àla referve de la Frife qui eft bombée. Les trois faces de l'Architra- ve doivent eftre tellement proportionnées qu'elles foienr comme de cinq à fept,& de feut à neuf, félon l'ongine de l'Architrave & de la Frife.L'Archi- trave doit élire plus haut que la Frife ; parce qu'il reprefeute la poutre qui eft plus grofic que les folives qui portent deiïus, & dont fe fait laFrifcsainfi Vitruve qui donne aux Frifes qui n'ont point de fculpture le quart de hau- teur moins qu'à l'Architrave, femble s'eftre fondé fur ce raifonnement; ce- pendant on eft obligé de leur donner davantage de hauteur qu'à l'Architra- vejparce que la Saillie de li Cimaife de cet Architrave emporte de la hauteur de la FriléjOutre qu'elle a toujours meilleure grâce lorfqu'elle eft plus gran- de, quand melme elle feroit fans ornement. La proportion que Vignole donne aux Denticules eft difF*: rente de celle de Vitruve , &: celle-cy s'accor- de plus avec les Antiques : leur Plan eft quarré , & leur hauteur eft fefquial- tere de leur largeur & l'efpace a la moitié de cette largeur.

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CHAPITEAU ET E:N^TABL]£,3lKyT lO^igT'i: S

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DE L' 0 R D R E

Chapiteau Ionique,

QUo Y QU E l'on ait delTiné dans cette Figure la manière de faire le Chapiteau Ionique, & que l'on en ait donné le Plan & le Profil, néanmoins pour en faciliter l'intelligence nous dirons qu'il faut tirer deux Bgnes à plomb , éloignées l'une de l'autre de deux Modules qui paffent par le milieu des yeux des Volutes, & s'appellent Cathetes. Toute la Volute doit avoir de haut feize parties de Modules, defquelles il y en aura huit au dellusde l'œil qui fera de deux de ces mefmes par- ties, & les fix qui relieront feront au deffous de Cœ'd de U mefme P ointe. L'on a delTiné dans la figure fuivante la manière de décri- re cette Volute l'on a brièvement expliqué (autant que le peu d'efpace a pu le permettre) de quelle manière il s'y fal- loit prendre pour la tracer,

PU I s QU E j'ay dit cy-deïïus que le Chapiteau Ionique eftoitfingulier en ce que les faces des coltez eftoient diiFeremcs de celles de devant & de derrière; aufliille fautconfiderer parle devant font les Volutes, ou par les coftez qui reflemblent à un oreiller ; ce que les Ouvriers appel- - lent le Balultre,que la hauteur des Volutes détermine. Le Tailloir doit eflre toujours quatre , & l'Aftragale du haut de la Colonne ne fait pas partie du Chapiteau, mais il appartient au Fuft félon Vitruve, & comme Monfieur Perrault l'a interprété dans fes Notes. Or il eft neceflaire d eftre inftruit de cette difficulté , parce que le Fuft de la Colonne peut eftre d'autre matière Se couleur que le Chapiteau. Cependant fi l'Aftragale eftoit taillé de quel- que Ornement il pourroit appartenir au Chapiteau ce qui arrive rarement , & il ne s'en trouve point d'exemple Antique & peu de Modernes ; il faut obferver que quand le Fuft eft de marbre,& que l'Aftragale en f .it par- tie leChapiteau étant de pierre paroît bas comme on en peut juger par ceux de la fermeture du Chœur de i'Eglife des Mathurins rue faint Jacques.

Il y a des Editions de Vignole les Cannelures ne font pas quarrées par le bas comme elles font a la figure du Piedeftal ; mais j'ay crû que je de- Yois fuivre le Livre premicir & Original de cet Auteur ; c'cft pourquoy je les ay fait quarrées. Il n'y a point d'autre exemple Antique de ces Canne- lures que les Colonnes du Temple de Vefta à Tivoli qui font encore quarrées par en haut , & on ne toic point que les Modernes les ayent imi- tées.

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I O N I QJJ E,

Manière de tracer la Volute Ionique,

AYANT tiré la Cathere de cette première Volute & une autre ligne qui la coupe à Angles droits au centre de 1 cri' le U VolHte , on divife l'œil de la manière dcffin ée en cette hgu^ re à l'endroit marqué A: on commence par le point marque i; de ce point Ik comme centre & de U dtjUncede ce f oint a la par- tie ftiperienre de U Cathete, on décrira un quart de cercle, ^u: irt rencontrer U ligne qm coupe U Cathete a Angles droits i en- fuite tranfportant la pointe du Compas au pomt marque u er l'ouvrant en telle forte quil reprenne la fin de l' Arc preceaent , on décrira un autre Arc jnfcjH'a lapartie inférieure de la Lathete, &ron fera ainfi trois tours de fuite descentres 3,4, 5,6,7, b, 9, 10 11,12. La g^-offeur du Lifteau qui efl le quart de la hauteur que la première révolution laiflTe audeffus de foy ,fe trouvera ai- fement en partageant en 4. chacune des parties qui ont fervi de centre alai^ T. to, & l'on décrira fur ces 12. points 12. Arcs de Cercle , qui achèveront les 5 . contours de l epaijfeur du LijteaH.

DLufieurs Architeftes fe font attribuez le recouvrement de la Volute 1 de Vitruve, SalviatL Peintre fameux en a écrit, Philbert deLorme dit IW trouvée à un Chapiteau ébauchd dont la Volure é-c tracée av^ les I ; Centres,dans TEMife de fainte Marie delà le Tibre, qui elt batic des d"brL de kifi'eurs Edifî'ces Ann,ues.Enfin Goldman Géomètre en a inj.i^ une fi parfaite que nous avons trouvé à propos de l^^PP^"^;, ^^P^f ; ^^ s'en trouve rarement du deflein de celle du Théâtre ^^ ^^^^^^^^^'^Z. 'l^^^^ arafée par le devant comme celles de Vitruve de Tes I"[«P;;;« f^^J^^ ; gnole : & cet arafement ayant paru trop plat a fait que pl"[^^""^^^^^^ Tes ont fait fortir en dehors comme les Cor jnthiemies , ce ju fe rencon^ aux Thuillerics . au Port.il de S. Gervais, & a celuy ^"J^.'^^j'^"^:^/^^"^^ les ont renfoncées au dedans. Les Sculpteurs qui en «"^^f ^f^^^/^^^^^^^^ rœil voyant que le contour n'en eftoit pas agréable y ont ^""O'i^^^ ''^ P; tSbSnchel de Laurier , de Chefne ou de Lierre,qui partant d une fleur du milieu viennent fimr auprès de l'œil. , , j x^r^nl^ rlp la

Scamozxi a fait fon chapiteau angulaire d'aptes celuy d^J;»^!^^ ^^^^ Concorde les Volutes en font ovales en hauteur avec beaucoup de grâce, ÏÏque -uns comme le fleur Bo^-e fe font efforcez d'en donner le tr ce Ltriquement , mais outre qu'il ne fe trouve P^J ^^"^ ^^ P^f ,^ j" ^'f ^ le contour en devient tres-ditforme, ainfi il le faut tracer a 1 œil avec la

crrace du deffein

1

pt IX,

10 N I QJV T.

5t

Si l cm -yezct decrtre cette première nianterc de 7'ovutc sanc^ jarets . au lieu de commencer Us arcs de cercle sur ta. Catkete et: sur la, ligne qm. Ici ccrupe a. anales drcnts ; tirez^ les Itane^ pcmctuees x^, x.%^.%,^ C ,j ,4,D.et terminez^ a, ces Laizes autdt -proïûTtgees cjuil leJhudrcL .dans les arcs de cercle quvjèrrmentr le contour de la. volute . parcequ^e r>ar ce moj'en- les deuoc arcs qwv se suvyent ojyctnt toujours Leurs centres dans la. mesme u^ f

se touchent necessatrement sans se couper . Fl xj

Pajc gx

MAFIEUX DE TRACEltXA VOI.I7TE lOlSriqUE^

B F V o n D R n

Autre manière de tracer la Volute Ionique,

L'O N peut encore décrire la Volute en cette manière , tirez laCathetede 16. parties dt Module, ily en aura 9. au def- fus du centre , &: 7. au deffous. De ce Centre ttre^, 8. itgnei qui divifcnt la circonférence du Cercle en 8. parties égales k com- mencer par la partie pperieure de la Catkete : faites enfuite le Triangle reBangle BCD dont le côté BC contienne 9. parties deModule, &:lecofl:é CD. 7, de ces parties. LaFiguremar- quée dénombres en expliqueaflez la conftruflion. Ce Trtari' gie ejlant a.n^î achevé avec les divtJjonsdH cofté BC, il les faut rapporter fur les 8. lignes qui divifent la circonférence félon l'ordre qu'on les voit marquées par nombres, dans ledeffein, & l'on trouvera le contour d'un point à Y ^niittCommc par exem- ple de i. a 2. en cette forte : on mettra le pied du compas au point I. on l'ouvrira jufqu'au centre de l'œil de la Volute, &de cet intervalle on décrira un Arc: gardant enfuite le mefme inter- valle du point i . & rinterfedion de ces deux arcs fera le centre de la partie delà Volute comprife depuis i ,] ufqu'à z.Dela même manière pour trouver le centre de la partiedela Volute com- prife entre 2.&3. mettant le pied immobile du Compas fur le point!, on le fermera jufqu'au centre de l'œil de la Volute; de ce point comme centre, & de cet intervalle on décrira un Arc, & enfuite dumcfme intervalle & du point 5. on fera un autre Arc qui coupera le précèdent en un point qui fera le centre de r Arc de la Volute compris entre 2. & 3. on pratiquera la mefme chofe à l'égard de tous les autres points.

DEs deux manicres que donne Vignole pour décrire la Volute, la précé- dente cit la plus facile à comprendre. Il faut obferver que le Centre de l'ccil de la Volute n'eft point celuy de l'Aftragale , ce qui rend le Chapi- teau plus haut,& comme il fe trouve à celuy du Temple de la Fortune Viri- le. Pour ce qui cd de l'autre manière par le Triangle elle eft fort ingenieu- fc ; mais l'éxecution en eft tres-difïîcile àcaufe de ces Centres qu'il faut trouver avec les fed ions qui fc font dans l'œil de la Volute. Nôtre Auteur l'a explique' afTezclairemcnt,quoy que d'abord ilparoilîe aflèzobfcur , & pour peu qu'on y faile réflexion, on le pourra concevoir facilement.

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l 0 N 1 ÇIV E,

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V O R D R E

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Defcription de la Volute de Goldman.

QVoyciHe les deux manières dont Fignole fe fer t pour trac uZme Ionique fotent bonnes & facUes , parttcuUeremn U preJ^re de la flçoJ qu. je l'ay corrigée. & expUqueeau bas de U planche , neaLoL celle ^ue Goldman ajnvente & q^'t telle U^olm de P^.truve recouvré étant abfolnment la pin !Mtc.tantparcequ\lleeflGeometrique,^ 7eÏam!tej eji tracé avec lamefme j.Jiefi que le premier contour, j'ay jugé a propos d'en donner icj la defcription.

D

Ivifez l'œU de la Volute dont le Diamètre AB fera comme ^^ns les pte- 1^'c d nterdet partes de module en 4. ^f^^^^J^^^^^^^ AB, DE : enfuue fur^e Dumetre AB preng^d^ pa^^^^^^^^

ég.ln.ent,acain(llaUsne -^4 /^a -.f - ^^^^^ P^^lau

crivez le quarte i.i. Î-.4- 'io"^ ^^<^°"^ '' ^^ .,„,, c x C;. enfuitedi-

DomtF.Ducentre C. tirez aux angles i. 3. les lignes '-^•'-3

S le cofté 1 . 4. en fix parties égales aux pou.ts 5. 9 C , i x- 8, par c^s

omtsVrezaux'D.gonaesC.C3des,gnes^

eles au Diamètre D>E,& es hgii^ 6 ^ - jP-lle^^^^^ ^^ ^^^^^^^^ ^^

lespoints i'i'î'4'5'6,7>«'?-i°'^;' ;-' DuDomti commecentreôc VoLedontvousvousfervirezencerteforte^D^^^^^^^^ ^^^^1^ PG

de rmtervalle i F , de 9 parties de modu e decme^^^ q ^ ^^

qui finira à la ligne i,x,prolongee : ^f -^ f^ J"^"^,: v'us terminerez à la l'intervalle i G décrivez e quart de Cercle G ^JT jj^ ,, h, faites

hgne ^,, P-longée^^femblablement du poin 3 ^^^^fid autres & après

cherchez une hg„e qui fou a C . comme A S e" a ^ l « qu fauesan,m„gMue,co,^uedo»=ccft^t^fo^^^^^^^^^

trecoftef,u, ^'S-^ ^ '^i'S^^Ci, prenez 1 n^ne ferala^. proportio-

F S par le point S tirez f, t parallèle a f u, & ""^ ' ^-'^ d "utre'du centre C

nelle que vouscherchez , portez cette 1^"^^^? P^^J^if^^'.^.T.s points de la auleDumetre AB& ladivi czcturoispar es^^^^^^^^^^^^

divifion tirez fur les Diagonales C i, ^ 3' ^e P^^^^'^'^^ j -^^i^,, i„,e- é,&c.& vous aurez ix points ^1^^ ^°"^ '"^î^°"\^ ''" rieure de la melme manière que l'on a trace 1 extérieure.

^/.Iji

I 0 N I Q^V E.

0 BEV ORDRE

T>E VORDRE CORINTHIEN.

PO u R. faire l'Ordre Corinthien fans Piede- flal, on divifera toute la hauteur donnée en vingt-cinq parties égales , Tune defquelles fera le Mo dule que l'on partagera en dix-huit ,